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mardi 10 août 2010

Rob Wins at the Teen Choice Awards - Choice Movie Actor: Drama

Rob remporte le prix TCA (Teen Choice Awards) dans la catégorie Film dramatique


Come on ! Quick! You've just won the Choice Movie Actor award for Drama at the TCA!
  
Not a freaking, giant blue surfboard. Again.

Rob won the award for Choice Movie Actor in the drama cat­e­gory for his role of Tyler in Remember Me, on Monday, August 9, 2010.
Rob a remporté le prix des TCA, qui ont eu lieu lundi 9 août, pour son rôle de Tyler dans Remember Me, dans la catégorie Films dramatiques.


The audience was screaming so loudly it's difficult to hear what he said when he accepted the award, apart from It's great to win something outside of Twilight! But he also thanked Allen Coulter, the RM director, and Nick Osbourne, the producer.
Les cris du public déchaîné font qu'il est un peu difficile d'entendre ce qu'il dit lorsqu'il reçoit le prix, si on excepte C'est super de gagner quelque chose en dehors de Twilight, mais il remercie au passage Allen Coulter, le réalisateur de RM et Nick Osbourne, le producteur.
 
 
Well, at least that surfboard is coloured-matched with my shirt. And my eyes.


There was really tough competition in the category, though, with Jack Gyllenhall and Tobey Maguire who were both excellent in the beautiful, heart-wrenching Brothers film, Channing Tatum in Dear John, and Jeremy Renner in The Hurt Locker.
On peut observer que la concurrence était plutôt rude dans cette catégorie avec en course Jack Gyllenhall et Tobey Maguire, tous les deux à mon avis excellents dans le très beau et poignant film Brothers, Channing Tatum dans Dear John, et Jeremy Renner dans Les Démineurs.

You can see the video here (turn down your loudspeakers though):
Vous pouvez voir la vidéo ici (mais attention les oreilles, baissez le volume des hauts-parleurs d'abord)
 
 

 

mardi 29 juin 2010

RM DIRECTOR ALLEN COULTER SPEAKS ABOUT CASTING ROB


Allen Coulter, réalisateur de Remember Me, raconte le casting de Rob

Here’s an excerpt from a phone interview with Allen Coulter, the director of Remember Me, in which Coulter explains how he met Rob and why he cast him as Tyler. It’s part of of a DVD review ; to read the whole review, click here:
Voici un extrait d’une interview par téléphone d’Allen Coulter, le réalisateur de Remember Me, dans laquelle il explique comment il a rencontré Rob et pourquoi il lui a donné le rôle de Tyler. L'extrait provient d'une critique du DVD ; pour la lire en entier, cliquez ici :
Thanks to Kat from my sister site http://www.rememberme-film.com/ for finding it!

‘Remember Me’ alive with emotion
Remember Me, un film vibrant d’émotion

By/Par BRUCE KIRKLAND, QMI Agency

There is an elephant in the room, metaphorically. He is a most handsome, most famous, most perplexing elephant. His name is Robert Pattinson, a superstar among Twi-hards who follow his every breathless, bloodless moment in the Twilight series.

Un éléphant s’est installé dans le magasin de porcelaine – métaphoriquement parlant. Le plus beau, le plus célèbre et le plus intrigant des éléphants. Son nom est Robert Pattinson, superstar des fans purs et dur de la série Twilight, les Twi-hards qui suivent chacun de ses faits et gestes dans la saga Twilight […].






But "the room" is an American indie film called Remember Me, beautifully crafted with an air of thoughtful melancholy by director Allen Coulter. (…)

Le magasin de porcelaine en question se trouve être un film indépendant américain, Remember Me, œuvre d’orfèvre, imprégnée d’une pensive mélancolie, du réalisateur Allen Coulter. […].



Coulter, a New Yorker, is on the phone explaining how Pattinson, already cast in the first Twilight, was eager to find an antidote -- something radically different -- even before its release. Executives at Summit Entertainment, producers of Twilight, were looking to help out.

Allen Coulter, New-Yorkais d’origine, est avec nous au téléphone et explique que Pattinson, qui avait déjà été casté pour le premier Twilight, recherchait activement un antidote, quelque chose de radicalement différent de la saga, avant même la sortie de ce premier volet. La direction de Summit Entertainment, qui produisait Twilight, lui apportait son soutien.


"Honestly," Coulter recalls of an early luncheon meeting with Pattinson, "he was not known, Twilight had not been released and there was no way to see it. We just knew he was interested. Sitting in front of us was a guy who was scruffy, intense, charming, unpretentious."

« Très honnêtement », se souvient Allen Coulter, à  propos d’un premier déjeuner organisé pour rencontrer Pattinson, « Rob  n’était pas connu, Twilight n’était pas encore sorti sur les écrans et il était impossible de visionner le film. Nous savions juste que Rob était intéressé. Et nous nous sommes retrouvés avec en face de nous un jeune homme un peu débraillé, intense, charmant, et dénué de toute prétention ».



 a guy who was scruffy...
un jeune homme un peu débraillé...


Pattinson was freshly returned from Mexico and astonished because he had been besieged "by 50 girls at the airport," future Twi-hards who knew him from pre-release publicity. "Little did he know that this was not even the tip of the tip of the iceberg," Coulter says, laughing. "Nor did we."

Pattinson revenait tout juste du Mexique et s’étonnait d’avoir été assailli « par 50 filles à l’aéroport », de futures Twi-hards qui avaient entendu parler de lui à cause des publicités préalables à la sortie du film. « Rob était loin de savoir que ça, ce n’était même pas la pointe de la pointe émergée de l’iceberg », dit Allen Coulter en riant. « Et nous non plus ».


After lunch, Coulter told producer Nicholas Osborne: "I don't know why but I have the instinct that this guy could do it." It would also clinch the production deal because Summit would commit to the $16 million budget. "Clearly," Coulter says now, "that's not lost on a director. That certainly gets your attention. But, if we didn't think he was right, we would have said no."

Après le déjeuner, Allen Coulter confia au producteur, Nicholas Osborne : « Je ne sais pas pourquoi, mais mon instinct me dit que ce mec pourrait faire l’affaire ». Sélectionner Rob permettait aussi de conclure le contrat de production, car Summit était prêt à s’engager sur le budget de $16 millions. « Il est bien clair qu’en tant que réalisateur, c’est un facteur que je ne peux pas perdre de vue », explique aujourd’hui Allen Coulter. « C’est un point qui ne peut que retenir mon attention. Cela dit, si nous avions pensé que Rob ne convenait pas pour le rôle, nous aurions dit non. »


The "yes" came, Coulter recalls, "because he seemed to understand the role. He had the kind of scruffy attractiveness we needed and a hidden intensity. He was kind of secretive in a way that I thought was kind of interesting, given who his character is and how he's conflicted about his father. So we said: 'Let's just take a flier!'

Le casting de Rob a été déterminé, se souvient Coulter, « parce qu’il semblait comprendre le rôle. Il avait cette espèce de séduction débraillée que nous recherchions et une intensité cachée. Il était un peu secret, d’une façon que j’ai trouvée intéressante, étant donné le personnage qu’il devait jouer, avec ses conflits avec son père. Du coup on s’est dit «on se jette à l’eau, on prend le risque !»

he was kind of secretive...
il était un peu secret...


"It was after that I saw Twilight and had to admit that, if I had seen it before, just because it is so radically different, I might have hesitated."

«C’est donc seulement après que j’ai vu Twilight. Je dois admettre que, si j’avais vu ce film avant, le seul fait qu’il soit si radicalement différent aurait pu me faire hésiter».

The Twilight films, Coulter says, are like silent movies and Pattinson is like 1920s star Rudolf Valentino. Pattinson was also about to go viral. "It might have given me pause because someone that famous brings a certain amount of baggage."

La saga Twilight, selon la comparaison qu’en donne Coulter, c’est un peu comme les films muets, et Pattinson est comme Rudolf Valentino, la star des années 1920. Rob était aussi au seuil d’une renommée interplanétaire. « C’est un fait qui aurait pu m’arrêter, parce que quelqu’un d’aussi célèbre implique aussi un certain fardeau ».


One problem now might be typecasting. "There will be people who cannot accept that this young man is doing something different from Twilight," Coulter says. "Or they may have an attitude about Twilight and about his fame, about his face being on the cover of magazines, and that may influence how they see the movie. That is something that, in my opinion, the movie will outlive and, at that point, people will simply see it as a young man in a role. And, in my opinion, I think he is perfect for the role."

L’un des problèmes qui va peut-être se poser va être la difficulté pour Rob à se sortir d’un rôle stéréotypé. « Il y a des gens qui ne peuvent pas accepter que ce jeune homme fasse quelque chose d’autre que Twilight », précise Coulter. « Ou ils peuvent avoir des préjugés concernant la saga et la célébrité de Rob, du fait qu’il fasse la couverture des magazines, et cela peut peser sur la façon dont ils aborderont le film. Mais à mon avis, c’est un obstacle que le film saura surmonter à terme, et à un moment donné, les gens finiront simplement par voir un jeune homme jouant un rôle. Et selon moi, il est parfait pour ce rôle ».


ROB & ALLEN

Lucky you, I've found many lovely pictures of Rob shooting with Allen Coulter...They offer an amusing contrast - tall, lanky Rob with his messy hair, towering above Allen, who's a rather short, balding little man with glasses. But you can feel his energy and determination just by looking at the pictures, and it's really interesting to see them at work!

E vous avez de la chance, j'ai trouvé plein de belles photos de tournage de Rob et d'Allen Coulter ensemble... le contraste est assez amusant, Rob est grand et mince, avc ses cheveux en bataille, alors qu'Allen est un petit monsieur chauve et un peu rond, avec des lunettes. Mais on sent sa détermination et son énergie et c'est vraiment intéressant de les voir en plein travail!



Set pictures of Remember Me - New York, summer 2009
Photos de tournage de Remember Me - New York, été 2009




Set pictures of Remember Me  - New York, summer 2009

Photos de tournage de Remember Me  - New York, été 2009



dimanche 20 juin 2010

Remember Me Podcast Transcription

Transcription des podcasts de Remember Me

This is a transcription of one the 3 Remember Me podcasts which were released a short time before the film. They’re really great conversations between Nick Osbourne, the producer, Will Fetters, the writer, Allen Coulter, director and Robert Pattinson and give a lot of insight on the film.
They can be downloaded as MP3 files for free on itunes. This is podcast #2, which mainly discusses the character of Tyler.
Voici une transcription de l’un des 3 podcasts de Remember Me qui ont été diffusés un peu avant la sortie du film. Ce sont des conversations à bâtons rompus vraiment intéressantes entre Nick Osbourne (le producteur), Will Fetters (le scénariste), Allen Coulter (le réalisateur) et bien sûr Robert Pattinson. Elles permettent de comprendre encore plus en profondeur le film.
Ces podcasts (en anglais seulement) peuvent être téléchargés gratuitement sur itunes sous la forme de fichiers MP3. Celui-ci est le podcast n°2, qui discute principalement du personnage de Tyler.

Link to the RM podcast/Lien au podcast RM :
http://itunes.apple.com/fr/podcast/remember-me-rob-pattinson/id359811752



Allen (talking to Will)- Well, er.. what about the… you wrote the characters, so what... tell us a little bit about the germination…
Allen (le réalisateur, s’adressant à Will, le scénariste) – Alors, si on parlait de.. c’est toi qui créé les personnages, alors si tu nous disais un peu comment ils ont vu le jour …


Will – Well, as I’ve said… Tyler’s self-defeating behaviours, nihilistic tendencies, all too familiar… you know…
Will – Bon, comme je l’avais expliqué … Tyler, avec ses comportements voués à l’échec, ses tendances nihilistes, toutes ces choses qui ne sont que trop familières …


Did you just say nihilistic?

(Will)...take it through the full process of what would be some pretty late nights and pretty dark places, but…ultimately you know, he was not me, he was an embodiment of a lot of the feelings I was feeling at that time I’ve talked before about like, he’s on that tipping point of his life, adolescent rage and teenage angst, kind of morphing into this adult desillusion and the movie to me, the story ultimately all.. y’know, love is the central theme, Tyler kind of waking up and.. kind of coming to be … we get the sense by the end of the film that Tyler has started to turn towards a … you know, a life of connection to the world…




(Will) ...tout ça est passé par tout un processus qui a exigé bien des nuits blanches et qui m’a amené sur des réflexions assez sombres, mais …cela dit, en définitive, Tyler , ce n’était pas moi, c’était une incarnation de beaucoup de sentiments que j’éprouvais à cette époque et que j’ai déjà évoqués. Par exemple, il est à un point de sa vie où tout est en train de basculer. La rage et les angoisses de l’adolescence sont en train de se transformer pour devenir le désenchantement de l’adulte. Pour moi, le film, l’histoire, en définitive.. leur thème central est l’amour. Tyler est en train de s’éveiller et de se transformer … on a le sentiment, à la fin du film, que Tyler a commencé à se tourner vers une vie dans laquelle il a établi des liens avec le monde qui l’entoure…

(Will) and Ruby.. Caroline’s character obviously being the connecting point where we first meet him but…to me, that was kind of where it all started and..



(Will) ...Bien sûr, le personnage de Caroline, joué par Ruby, assure le rôle de ce trait d’union lorsque nous faisons la connaissance de Tyler pour la première fois, mais, pour moi… cette phase de métamorphose des sentiments, c’est là que tout a en quelque sorte commencé...


(Will)...Rob, you and I have talked about that before, I’ve heard you talk about it… there is a time when - you’ve said it better than anyone…when you started to learn to trust your own feelings, when you were at this age and you had all this emotion, and like you’ve talked about to Allen, the young love, …and you have all these hormones… and you’ve got all this uncertainty and all this anger and.. and ultimately, a lot of us kind of…the people we ultimately grow up to become… are kind of formed in that fire of the early twenties .. it’s especially true for me as a man… and that was where it all started… Rob, I know you and I talked about kind of connecting to that and Tyler…






(Will) Rob, toi et moi on en a parlé avant ; je t’ai entendu en parler… il y a un moment dans la vie – et tu l’as exprimé mieux que personne d’autre – où tu as commencé à apprendre à faire confiance à tes propres sentiments, quand tu avais l’âge de Tyler et que tu éprouvais toutes ces émotions, et, comme tu l’as dit à Allen, toutes ces choses : le premier amour …et toutes ces hormones… on est en proie à toutes ces incertitudes, à toute cette colère.. Au final, beaucoup d’entre nous, les personnes que nous finissons par devenir, nous sommes en quelque sorte façonnés dans ce brasier de nos vingt ans… c’est tout particulièrement vrai pour moi, en tant qu’homme … Et donc, c’est là que tout a commencé … Rob, toi et moi on en a parlé, on a dit qu’on se sentait proches de tout cela et de Tyler…



Rob – Definitely, I think.. I don’t know if he became, er.. changed into a disillusioned man…(he laughs)… in the film, an angsty teenager turning into a disillusioned adult…
Rob – Tout à fait, je crois que.. enfin, je ne sais pas si Tyler.. s’est transformé en un adulte désenchanté …(il rit)… dans le film, si d’adolescent tourmenté, il est devenu un adulte qui a perdu ses illusions …


Allen – No, we tried to avoid that.
Allen – Non, nous avons essayé d’éviter ça.


Rob – Ah OK!
Rob – Ah bon OK !


Will – That’s what I was saying, if he doesn’t meet Ally, if he doesn’t shift, then you end up in an ugly place.
Will – C’est ce que je disais, si Tyler ne rencontrait pas Ally, s’il ne changeait pas, on terminerait alors sur un tableau plutôt noir.





Rob – Yeah, yeah, true. I mean… I think he kind of... I mean, I’ve always liked the idea that he kind of felt that his emotions were kind of.. fraudulent at the time...
Rob – Oui, oui, exact. Ce que je veux dire … je pense qu’il... j’ai toujours aimé l’idée que Tyler avait en quelque sorte l’impression que ses émotions étaient factices à ce moment de sa vie.



(Rob) He can’t keep playing on this existential teenage thing forever…but at the same time, if you feel that there’s no clear route to go on to next, like, er.. it’s very scary… it’s difficult… er…And also I found that quite interesting that when someone finds that all their emotions are fake, it’s a quite interesting job to play as an actor…I mean.. if they think that everything they’re doing is a lie…what’s the point in doing it…it’s the complete opposite of what you’re supposed to be doing as an actor, so…




(Rob) Il ne peut pas continuer à jouer éternellement à ce petit jeu existentiel adolescent… mais en même temps, si on a l’impression qu’il n’y a pas une route clairement définie qui nous montre où aller.. c’est assez effrayant … c’est difficile … Et aussi, j’ai trouvé assez intéressant, en tant qu’acteur, de jouer un personnage qui pense que toutes ses émotions sont fausses … tu vois.. si ce personnage croit que toutes ses actions sont des mensonges…alors à quoi bon agir tout court ? …Or, c’est complètement à l’opposé de ce que nous sommes censés faire, en tant qu’acteurs…



Allen – Ah, its interesting too, I mean it’s a.. I think that.. I think that comes across in different ways, because while you perceive it that way, I.. you know I don’t know what you’re thinking, so I’m seeing it as something else but the important thing is that what comes across is a very truthful rendition… of those feelings of that guy… which leads to certain scenes that are seen after the confrontation with Chris Cooper’s character…



Allen – Ah, c’est intéressant, je veux dire… je crois que.. je crois que ça se concrétise de plusieurs façons différentes à l’écran, parce que toi, Rob, si tu perçois les choses de cette façon, moi, je de mon côté, je ne sais pas ce que tu penses, , et du coup je vois les choses sous d’une autre façon. mais ce qui est important, c’est que ce qui se voit à l’écran est une interprétation très vraie de ces sentiments, des sentiments de Tyler … ce qui me fait penser à certaines scènes qui se déroulent après la confrontation entre Tyler et Neil, le personnage joué par Chris Cooper …

(Allen)...when he (Tyler ) is left alone in the room…you see his feelings of frustration, because he’s never able to put his foot in the right place...
(Allen)...lorsque Tyler se retrouve seul dans le salon …on peut littéralement voir ses sentiments de frustration, parce qu’il n’est jamais capable de faire ce qu’il faut au bon moment....







Rob – mmmh, yeah.
Rob – Mmmh, c’est vrai.


Allen – He never says the right thing, he always says the wrong thing, in fact, and he knows it, which has to do with that … that he doesn’t know how to be a complete human being… because he’s too young.. he’s learning who he is in the process of this film, learning to be authentic…


Allen – Il ne dit jamais la bonne chose au bon moment, en fait, il dit toujours la mauvaise chose, et il le sait, mais c’est du au fait qu’il ne sait pas comment se comporter comme un être humain complet … parce qu’il est trop jeune… tout au long du film, il est en train de découvrir qui il est, il est en train d’apprendre à être authentique …



Rob - Mmh- mmh… That’s the thing I … That’s what I quite liked in the script as well, there’s nothing tangible he actually gains or learns or anything, you know, ..it’s just… it’s just a kind of acceptance… he’s just young! like that’s, I mean, that’s…
Rob - Mmh- mmh… C’est ça … c’est aussi ce que j’ai vraiment aimé dans le script, Tyler n’acquiert ou n’apprend rien de réellement tangible, tu sais.. c’est juste.. juste une espèce d’acceptation … il est jeune, c’est tout … comme si, je veux dire, comme si …


Allen – But acceptance is a big… is a huge part of the movie, I think… (Rob: yeah, yeah yeah) that’s what.. you see…one of the reasons I was adamant about ending the movie the way we did, with Ally… er.. and the look on her face was because it’s… to me, that’s a look of acceptance (Rob - Mmh- mmh) ...of knowingness, of maturity. In a way, she completes the journey that she begins at the beginning, as a young girl, and it is about that, that’s actually the word I would use – acceptance… you know…. Not a lesson! Not a lesson. I wouldn’t make a film that.. I mean, I would run from a film that I thought taught a lesson (Rob laughs).



Allen – Mais l’acceptation, c’est un thème important.. un thème fondamental du film, je pense … (Rob: yeah, yeah yeah) c’est ce que.. tu vois.. l’une des raisons pour lesquelles je suis resté inflexible sur la façon que nous avons choisie de faire la fin du film, c’est-à-dire avec Ally… et cette expression qu’on voit sur son visage, c’est parce que moi, c’est une expression d’acceptation (Rob: Mmh- mmh) ... de compréhension, de maturité. D’un certaine façon, Ally achève le voyage qu’elle a commencé petite fille au début du film, et tout le thème est là.. c’est vraiment le mot que j’utiliserais : l’acceptation… tu sais …. Mais pas une leçon! Pas une leçon. Je ne ferais jamais un film qui.... je veux dire, je prendrais mes jambes à mon cou plutôt que de voir un film qui voudrait donner une leçon. (Rob rit).


Nick – There was a thing in your twenties – especially your early twenties – you think you have – I think as you grow old you realize you have less and less control of your life - (Rob - Mmh- mmh) and I think what Tyler is struggling with is the fact he hasn’t had control over his life for a while… he couldn’t .. his brother committed suicide... there’s a certain level of.. you know… shit happens.
Nick – Quand on a dans les vingt ans– surtout au début de la vingtaine– il y a ce truc, on croit qu’on a– je crois qu’en vieillissant, on se rend compte qu’on a de moins en moins de contrôle sur sa vie - (Rob - Mmh- mmh) et je crois que Tyler se bat contre le fait qu’il n’a pas eu la maîtrise de sa vie depuis un bon bout de temps … il n’a pas pu empêcher certaines choses.. son frère s’est suicidé... il y a un certain degré de, comment dire … de trucs moches qui arrivent dans la vie.


Allen (thoughtfully) .. Shit happens, yeah.
Allen (d’un ton pensif) .. Oui , il y a des trucs moches qui nous arrivent.


Nick – You know…
Nick – Tu vois ce que je veux dire …


Allen - Well, that’s a nice moment too – with… well I don’t know.. well this is going to be…this is going to be on fairly soon… (someone says « yeah »). OK. But there are moments so, when Tyler… you know, this is a moment of acceptance … when he’s in his father’s office at a certain point (Rob - Mmh- mmh)… and he… and you just sense that he’s sort of … he feels… released… from his battles, in a way (Rob - Mmh-mmh)… he feels, you know, he seems to be … you said it, he’s sort of calm and accepting (Rob - Mmh- mmh), in a way.. and that’s a really nice, tender moment which you did beautifully… and which is, er… you just…but it’s not a solution. (Rob : Yeah). I mean, it’s not like, you know.. this bold face, here it is, ah, here’s the.. here’s the punch line, here’s the log line, the meaning of the movie…that ties up everything neatly.




Allen – En fait, il y a un très beau moment dans le film– avec.. bon, je ne sais pas, .. ça va être (on comprend qu’il craint de révéler un spoiler) … le film va très bientôt sortir … (quelqu'un lui dit oui, comme pour lui donner le feu vert). OK. Donc, il y a donc des moments quand Tyler… tu sais c’est un moment d’acceptation… quand il est dans le bureau de son père à un certain point du film (Rob: Mmh-mmh)… et qu’il … et on sent tout simplement qu’il se sent libéré de ses combats, en quelque sorte… (Rob: Mmh-mmh)… il se sent, il paraît…, tu l’as dit, il est calme et il est arrivé à un stade d’acceptation (Rob: Mmh- mmh), d’une certaine façon.. et c’est un moment vraiment beau et tendre que tu as interprété magnifiquement … et qui est.. mais cela dit, ce n’est pas une solution. (Rob : exact). Ce que je veux dire, ce n’est pas comme si … tout d’un coup, si on le voyait avec un visage victorieux, et que se disait ah-ah, voilà la réplique déterminante, le moment qui synthétise tout, le sens du film … la conclusion qui rend le tout logique et cohérent.


Will – Yeah… it can’t be. I think it’s fine, I don’t want to get too specific, I haven’t seen the the movie, but.. that look on his face you’re talking about, that moment… and we get that too.. in the subway with Emily…Ally, because ultimately she’s our guide, kind of…I think in much of the story … Tyler’s Ally emotionnally takes us .. falls in a similar trajectory.
Will – Exact… c’est un rôle que ce moment ne peut pas jouer. C’est bien et sans vouloir entrer trop dans les détails, comme je n’ai pas encore vu le film de toute façon, mais.. cette expression sur le visage de Tyler dont vous parlez, ce moment… nous le retrouvons aussi, dans le métro avec Ally, car en définitive elle est notre guide, en quelque sorte … je crois que dans une majeure partie du film, Ally nous emmène dans un voyage émotionnel - nous fait parcourir une trajectoire qui est similaire à celle de Tyler.




vendredi 14 mai 2010

INTERVIEW:ROB & JENNY LUMET

JENNY LUMET & ROB

Voici quelques fragments d’une interview ou plutôt discussion informelle entre Rob et Jenny Lumet, qui a contribué à réécrire le script de Remember Me (son nom n’apparaît cependant pas officiellement dans le film). Dans le premier temps du dialogue, elle rencontre Rob à New-York, avant que Remember Me ne soit encore un projet sûr ; ensuite, quatorze mois plus tard, le tournage de Remember Me terminé, ils se sont revus à Londres. La dialogue est aussi charmant qu’intéressant, avec des moments délirants, mais il est aussi parfois profond, on a l’impression de voir un peu qui est vraiment Rob. J’ai pris quelques passages… Votre curiosité est éveillée ? Alors lisez…
Here’s a few extracts of an interview of Rob by Jenny Lumet, or rather an informal discussion between them. Jenny was called in to rewrite parts of the Remember Me script, although she is not officially credited in the film. For their first dialogue, she met Rob in New-York, before Remember Me had been greenlit; then,14 months later, when Rob had finished shooting Remember Me, they met again in London. Their discussion is both funny, charming and interesting, with some really crazy moments, but it is also quite deep and so genuine it makes you feel you’re just there sitting with them and listening to Rob and getting an idea of the person he really is. I’ve selected parts of the interview… feeling curious ? Then just read on …

The interview was originally posted in the American Details men’s magazine.
Source: http://www.details.com/celebrities-entertainment/cover-stars/201003/twilight-star-actor-robert-pattinson-remember-me








A NEW-YORK, LE TEMPS D’UN CAFE LATTE
NEW YORK - CAFE LATTE




Il fait un froid inhabituel à New York en ce mois de novembre 2008 tandis je me rends au Bowery Hotel. Un jeune homme est assis dans le jardin, emmitouflé dans quelque chose comme neuf pulls noirs et coiffé d’un bonnet en laine, fumant ses cigarettes et sirotant un gobelet de café latte au moins aussi gros que sa tête, tandis qu’il griffonne furieusement des notes sur un script, dans le froid glacial. J’ai entendu dire que des adolescentes se brûlent d’amour pour lui devant son hôtel, mais pour le moment Robert Pattinson se réchauffe les mains sur son gobelet de café.



Bowery Hotel

It's the unseasonably cold November of 2008 when I go to New York's Bowery Hotel. There's a young man sitting in the garden, wrapped in about nine black sweaters and wearing a wool hat, smoking cigarettes, sipping a latte the size of his head, and furiously making notes on a script in the bitter cold. I have read about teenage girls lighting themselves on fire in front of his hotel, but at the moment Robert Pattinson is warming his hands on a coffee cup.


Bonjour, je suis Jenny. Je crois que je suis censée venir vous voir pour qu’on fasse connaissance.”OK, moi c’est Rob. Heu… vous voulez des frites ? avec de la sauce?”
Hello, I'm Jenny. I think I'm here so you can check me out.
"Okay. I'm Rob. Um . . . would you like some fries? With gravy?"

C’est Allen Coulter, réalisateur de Hollywoodland et créateur de douze épisodes des Sopranos, qui m’envoie. Il avait dans l’idée de faire ce film, Remember Me. Le projet n'avait pas encore tout à fait abouti, mais il voulait que “je rencontre Rob”.
Allen Coulter, the director of Hollywoodland and a creative force behind The Sopranos, has sent me. He was thinking about doing this movie—it wasn't quite there yet, but I should "come meet Rob."

Allen Coulter voulait que je réécrive une partie du script de Remember Me (pour note, un seul scénariste officiel est crédité, Will Fetters) […]. Rob griffonne frénétiquement sur les pages du script : il est clair qu’il a entamé son propre processus de révision.
Coulter suggested I do some rewrite work on Remember Me (for the record, there is only one credited writer, Will Fetters) […].As Rob scribbles away on the script's pages, it's clear he is starting his own revision process.


Son visage change constamment d’expression – surtout ses yeux, pareils à des kaléidoscopes, qui ne cessent de rouler dans leurs orbites et de se dilater, parce que Rob est toujours en train de réfléchir à quelque chose. Tandis qu’il boit son café latte, il parle ainsi successivement de Jimi Hendrix, des frites, des filles, de l’art, de la bière, de son cousin philosophe, des filles, de la vérité, de Dieu, de son chien, des filles, et se demande si la personne qui le suit à trace cette semaine l’a traqué depuis Los Angeles. Je ne crois pas qu’il pourrait mettre son cerveau au repos s’il le voulait.






Rob's face is constantly busy—especially his kaleidoscopic eyes, which are continually rolling and dilating, because he is always thinking. Over the course of that latte, he contemplates Jimi Hendrix, French fries, girls, art, beer, his cousin the philosopher, girls, truth, God, his dog, girls, and whether this week's stalker has followed him from L.A. I don't think he could turn his brain off if he wanted to.


En dépit de la légion de fans qui le pourchassent d’hôtel en hôtel, dont ils font le siège telle l’armée romaine, il n’exprime ni crainte ni arrogance - il est affamé, curieux, toujours en exploration intellectuelle. Rien de bien impressionnant au premier abord, mais il faut replacer les choses dans leur contexte : des gens que vous ne connaissez ni d’Eve ni d’Adam veulent coucher avec vous, vous tirer dessus, être vous, vous acheter, vous vendre, passer leur main dans vos cheveux, vous regarder faire l’amour, vous écoutez pisser, manger des frites avec vous, ou encore vous kidnapper et vous enfermer dans le coffre de leur voiture. (…)
Despite the legion of fans trailing him from hotel to hotel, laying siege to each like the Roman army, he is neither fearful nor cocky—he's hungry, curious, forever reaching intellectually. That may not sound like a big deal, but think of the context: Complete strangers want to fuck you, shoot you, be you, buy you, sell you, run their fingers through your hair, watch you have sex, hear you pee, eat chips with you, and kidnap you and stuff you in the trunk of their car…


A LONDRES
IN LONDON



LE TEMPS DE QUELQUES BIERES ET D’UN PAQUET DE SMARTIES
SHARING A COUPLE OF BEERS AND A PACKET OF SMARTIES




BIERE N°1

Quatorze mois plus tard nous sommes à Londres. Aux Etats-Unis, New Moon, le deuxième volet de la saga Twilight, a enregistré les records du box-office de la meilleure avant-première de minuit et celui du meilleur premier jour d’ouverture. Remember Me, un drame où Rob joue un jeune homme en crise, est achevé. Il a encore 24 heures de liberté avant de commencer les répétitions de Bel Ami, inspiré du roman de Guy de Maupassant, dans lequel il joue un arriviste qui escalade les échelons de la société grâce au sexe.
Fourteen months later we're in London. New Moon, the second movie in the Twilight saga, has set box-office records for largest midnight opening and biggest opening-day gross. Remember Me, Rob's young-man-in-crisis drama, has wrapped. He has 24 hours before he has to start rehearsals for Bel Ami, based on the Guy de Maupassant novel, in which he plays a bed-hopping social climber.

As Georges Duroy in Bel-Ami.
Il m’attend dans le bar de mon hôtel où il est venu me chercher. Il s’est commandé une bière et se souvenant de ma boisson favorite, a demandé un Coca light pour moi. Il a les manières adorables d’un bon fils, élevé par une mère aimante.
He is waiting to pick me up in the bar of my hotel. He has ordered himself a pint of beer and, remembering my beverage of choice, a Diet Coke for me. He has the lovely manners of the good son of a good mum.

Il dit qu’il veut m’emmener dans un restaurant bien précis tout près de là, « un petit endroit un peu planqué ». Tellement bien planqué qu’après avoir fait le tour de tout quartier de Covent Garden, nous ne parvenons pas à le retrouver. Rob ne semble pas vraiment surpris. Ces derniers temps, il se perd beaucoup dans sa propre ville natale. Mais il y a bien deux ans qu’il n’y vit plus et Londres est diablement compliqué de toute façon.
He says he wants to take me to a particular restaurant nearby, "just a little out-of-the-way place." So out of the way, it turns out, that after wandering around nearly all of Covent Garden, we can't find it. He doesn't seem too surprised, really. Of late he's been getting lost a lot in his own hometown. But then it's been a couple of years since he's actually lived here, and London is confusing as hell anyway.

Réfléchissant à un autre endroit sur lequel nous rabattre, nous jetons un œil dans un café bondé plein de gens jeunes et beaux, mais il s’en écarte. Quelques minutes plus tard, alors que nous arrivons dans un minuscule resto mexicain, je le vois qui se hérisse un peu. Hmm. Je lui demande si à ce stade, il est capable de détecter les fans hystériques tapis sous les tables.
Considering alternatives, we peek into a crowded café full of the young and beautiful, but he recoils. A few minutes later, when we come to a tiny Mexican place, his hackles go up a bit. Hmm. I ask him whether, at this point, he's able to sniff out crazed fans lurking under the tables.
«Ouais, sûr. Mais la dernière fois que je ne suis venu ici le guacamole était immonde».
"Yes. Sure. But last time I was here, the guacamole was bad."
Rob n’a fait aucune concession vestimentaire à ce qui est le pire hiver anglais depuis 30 ans. Il porte une veste légère boutonnée, il n’a pas de gants. Il a un bonnet, peut-être le même que celui qu’il portait à New York. Je suis quant à moi emmitouflée comme le Bonhomme Michelin et je suis morte de froid. Il est joyeux, insouciant, il rit. Je prends conscience que Londres semble lui offrir une liberté qu’il n’a pas à New York ou à Los Angeles. (..)


Rob has made no sartorial concessions to Britain's ugliest winter weather in 30 years. A button-down, light Carhartt-like jacket, no gloves. He does have a hat, perhaps the same one he wore in New York. I'm swaddled like the Michelin Man and I'm fucking freezing. He's cheery, unfazed, giggling away. It occurs to me that London seems to afford him a freedom he doesn't have in New York or Los Angeles.

BIERE N° 2
Nous sommes de retour à l’intérieur, au chaud, dans un recoin de la Brasserie Max de l’hôtel, et Rob avale une autre bière. Je lui demande comment il fait pour affronter la célébrité. « Entre 17 et disons à peu près 20 ans, j’avais une confiance en moi immense, et complètement sans fondement. J’avais une idée très claire de moi-même et de comment j’allais réussir, et ça voulait dire, prendre des décisions. Je m’imaginais décrochant mon téléphone et dire « Certainement pas » ou « Oui absolument ». Je m’imaginais contrôlant les choses. Sauf qu’il faut se demander si la façon dont on voit les choses à 19 ou 20 ans a une valeur en soi. Et finalement je me suis rendu compte qu’avec toute cette notion de contrôle, qui était sans doute illusoire, je ne progressais pas. Alors maintenant, je lâche un peu plus prise. Je vais devoir me mettre un peu à poil. Enfin pas ce soir parce qu’avec le froid d’enfer qu’il fait j’ai les joyeuses qui vont rétrécir ».
We're inside, at a warm corner of the hotel's Brasserie Max, and Rob is having another beer. We're talking about how he copes. "When I was 17 until, I don't know, 20, I had this massive, baseless confidence. This very clear idea of myself and how I would achieve success, which involved making decisions. I saw myself picking up the phone and saying 'Absolutely not' or 'Definitely yes.' Having control. Except you have to figure out whether the way you think at 19 or 20 has any value. And eventually I understood, with all that control, which was probably illusory, I wasn't progressing. So now I'm relinquishing a bit. I'll be a tiny bit naked. Except tonight I won't, because it's fucking freezing and my balls will shrivel up."

Selon Allen Coulter, pendant le tournage de Remember Me, Rob s’est mis à nu : « Pour lui, tout était d’abord vraiment une question de contrôle, au début. Mais il voulait davantage progresser que se protéger. C’est vraiment courageux, surtout pour un jeune mec que tout le monde est prêt à dégommer ».
Allen Coulter says that during the shooting of Remember Me, Rob did bare himself: "It was about control, for him, in the beginning. But he wanted forward motion more than he wanted to protect himself. Really brave—especially for a young guy with a big target on his back."
Rob se laisse aller à une rêverie. Il s’étonne facilement et pour le moment son attention est captée par les mystérieux apéros verts qui nous été servis. Ils ressemblent à des petits pois au wasabi, mais ce n’en sont pas. Ils sont saupoudrés de poudre de chili et ressemblent à de minuscules tumeurs. Rob est en train de tous les boulotter, un par un.
He drifts into a reverie. He gets amazed easily, and at the moment he's fixated on the mysterious green bar snacks. They're sort of like wasabi peas, but not. They're covered in chili powder and look like tiny tumors. He's eating every single one one.


« P…, c’est bon. C’est quoi ces trucs ? Faudrait que je les recrache par le nez – ça me nettoierait les sinus ».
"Fuck, these are good. What are they? I want to snort them—they'd clear up my sinuses."

BIERE N° 3

Rob a faim et pas seulement sur le plan métaphorique. Il commande deux entrées — les mini-burgers au boeuf avec sauce à la tomate et à l’oignon et aussi les mini-burgers au poulet avec une sauce au mango chutney — et une autre bière. «Je mange tellement, c’est presque compulsif. J’ai été obligé de manger ce que le room service des hôtels vous donne, et ça me fait toujours vraiment peur, alors je commande genre six trucs au menu et je mange tout».
Rob's hunger is more than merely metaphorical. He orders two entrees—the mini beef burgers with tomato-and-onion relish and the mini chicken burgers with mango chutney—along with another pint. "I eat so much, I'm like a compulsive eater. I've been eating room service, and I'm always really worried about it, so I choose like six things on the menu and eat them all."

Il ne veut rien manquer, ce qui implique une note de regret. Il n’a pas toujours voulu être un acteur. Il a été mannequin. C’est un guitariste et un pianiste talentueux qui a songé à suivre la voie de la pop music sur les traces de sa sœur aînée Lizzy. Mais c’est un gars sérieux, et ses aspirations le plus sérieuses étaient d’écrire des discours politiques. «C’est fascinant. On a deux ou trois minutes pour faire effet sur les gens. Les inciter à vous écouter. Faire passer le message en espérant qu’il y ait un écho. J’ai vraiment bien aimé faire les conférences de presse pour le premier Twilight, parce qu’il y avait une ressemblance avec ça. Mais au bout d’un moment je délayais généreusement la sauce. Si vous voulez que les gens vous écoutent, mieux vaut avoir quelque chose à dire. Je ressentais la responsabilité d’être fascinant. C’est comme de marchander avec le public. Est-ce assez pour eux ? Et ça affecte votre regard sur l’art».


He doesn't want to miss anything, which implies a hint of regret. He didn't always want to be an actor. He modeled. He's a talented guitarist and keyboard player who has toyed with following his older sister Lizzy into pop music. But he's a serious type, and his most serious aspirations involved political speech writing. "It's fascinating. You'd have two or three minutes to affect someone. Make them hear you. Get the message out and maybe it will echo. I quite enjoyed doing press for the first Twilight, because there was a similarity. But after a bit I was ladling it out. If you want people to listen to you, you'd better have something to say. I felt a responsibility to be fascinating. You're bargaining with the audience. Is this enough for them? And that affects the way you look at art."
L’art. Il est illogique de penser que Rob n’a pas le droit d’avoir des idées sur l’art, simplement parce qu’il a permis à beaucoup de gens de se faire beaucoup d’argent.
Art. It's illogical to think he's not allowed to have ideas about it merely because he has helped a lot of people make a lot of money.


(…) Rob : « Avant, j’avais l’impression que je ne pouvais faire tomber aucune barrière, y compris les miennes propres. Et maintenant, j’ai un peu l’impression de me tenir un peu comme en retrait de moi-même et de voir au moins un peu ce qu’il y a dans l’intérieur de ma tête. Mais je sais qu’il me faudra encore au moins 10 ans avant que je sois tout juste satisfait de ce que je fais. En ce qui concerne le métier d’acteur, on continue d’essayer, dans l’espoir d’être. . . vraiment très bon. Ce que je me dis, c’est : est-ce que le fait de vouloir être bon ou même génial , ou même de juste vouloir créer de l’art, retire de la valeur à l’expérience ? ».
…"Before, I felt like I couldn't break through anything, including myself. And now it feels a bit as though I've climbed along the side of my brain and am at least looking in. But I know it will take me at least another 10 years before I'm remotely satisfied with anything I do. But with acting you keep trying in the hopes you might be . . . great. But then I think, does wanting to be good or even great, or even just wanting to make art, cheapen the experience?"


Je m’inquiète en me disant que sa tête va exploser. Il répond aux questions par des questions. Chaque porte ouvre sur une autre porte. Ce qui finit parfois par poser problème en ce qui concerne les scripts : comme Rob perçoit le point de vue de chaque personnage, il a souvent besoin d’une espèce de distillation. L’inconvénient est qu’à moins que cette distillation ne parvienne à englober l’essence même de chaque personnage, elle ne fait qu’aviver encore plus son imagination. Rob a une vision kaléidoscopique.
I worry his head is going to explode. He answers questions with questions. Doors open onto more doors. This sometimes leads to trouble with scripts: Since he sees every character's point of view, he often needs some sort of distillation. The catch is that unless the distillation somehow encompasses every character's essence, it only causes his imagination to fire more wildly. It's the kaleidoscope-vision thing.



Il y a des gens qui ont l’océan devant eux et qui se contenteront d’y tremper un orteil. Rob veut nager jusqu’à la noyade, et il va essayer de le boire tout entier, cet océan, avant de couler. Cette aspiration est pour lui une source d’inquiétude parce qu’il ne peut pas vraiment dire à qui que soit qu’il en veut plus : « S’il te plaît, évite de donner l’impression que je me suis en train de me plaindre. S’il te plaît. Je suis le mec le plus chanceux du monde ». […] Une autre chose dont il s’inquiète, c’est ceci : peut-il être un acteur capable de toucher les masses mais avoir encore le droit de demander quoi que ce soit ?
Some people can have the ocean in front of them and just put their big toe in. Rob wants to swim until he drowns, and he's going to try to drink it all up before he goes under. His striving is a source of worry because he can't really tell anybody he wants more: "Please don't make this about me complaining. Please. I'm the luckiest bastard on the planet." […]And he worries about whether he can be an actor who can reach the masses and still ask for anything.

«Si ça existe – cette idée d’esprit créateur invisible — alors on est le vecteur par lequel il passe pour que tout le monde puisse y accéder. Mais. . qu’est-ce qui te donne le droit d’être ce vecteur ? Qu’est-ce qui te donne le droit de revendiquer ça? Et puis en plus, de te prendre un agent et de dire je veux $20 millions plus une corbeille de fruits pour être ce vecteur, et bonjour chez vous.»
"If it exists out there—this invisible-creative-spirit-idea thing—then you're the medium through which it travels so everybody can touch it. But . . . what gives you the right to be the medium? What gives you the right to claim it? And then get an agent and say I want $20 million and a fruit basket to be the medium, thank you very much.


«En tant qu’acteur, tu peux élever la condition humaine ou la rabaisser. Je suppose qu’il en va de même avec tout ce que l’on fait— on essaie d’élever les choses, et un jour peut-être on y parvient».
"As an actor, you can elevate the human condition or cheapen it. I would assume it's the same with anything you do—you try to elevate and maybe someday you will."

CANDY …SMARTIES…

En Angleterre [rappelez–vous que c’est une Américaine qui parle !] , les Smarties sont des bonbons au chocolat qui ressemblent un peu aux M&M, avec des coloris bizarres, genre mauve et bleu-vert, mais nettement plus savoureux. Rob n’est pas vraiment un amateur de desserts, mais il a très vite fait de liquider mon dernier paquet de Smarties. « Incroyable. J’en ai déjà mangé 5000 aujourd’hui. Vous vous rendez compte à qui vous avez affaire ? ».
In the U.K., Smarties are made of chocolate and are kind of like M&M's in weird colors like mauve and teal but somehow more delicious. Rob's not really a dessert guy, yet he's rapidly hoovering my last packet of Smarties. "Amazing. I've eaten like 5,000 of these already. See what you have to deal with?"






Dans Remember Me il joue un jeune mec dont les problèmes ressemblent étrangement aux siens. Tyler est un jeune homme qui s’est retiré à l’intérieur de lui-même, puis il rencontre une jeune fille, se retrouve en proie à des conflits,et doit choisir s’il va rester enfermé en lui-même ou faire son entrée dans la vie et dans le monde.
In Remember Me he plays a guy whose issues are eerily like his own. Tyler is a young man who has retreated into himself, but then he meets a woman, becomes conflicted, and has to choose whether to remain in lockdown or step into life and the world.
Rob : « Tyler est tellement conscient de ses actions. Mais il ne sait absolument pas si elles ont une valeur quelconque. Peut-on être une personne si on vit enfermé dans une bulle ? Il est coincé à mi-chemin. En même temps, il a la chance de pouvoir faire un choix. Le conflit est inné chez quelqu’un qui a de la chance ».
Rob: "Tyler is so aware of his actions. But he has no idea whether they're of any value at all. Can you be a person if you live in the bubble? He's stuck in the middle. At the same time, he's lucky to have the choice. Conflict is innate in a lucky person."
Jenny: Qu’est-ce qui t’a attiré dans ce rôle ?
Rob : «Je suis quelqu’un qui a de la chance. Dieu merci. Et j’ai des conflits. Dieu merci».
Jenny: What attracted you to the role?
Rob: "I'm a lucky person. Thank God. And I'm conflicted... Thank God."