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jeudi 12 août 2010

ALL ABOUT ALLY - OUR FINGERPRINTS DO NOT FADE FROM THE LIVES WE TOUCH

Ally, après… Nos empreintes ne s’effacent jamais des vies que nous touchons



I often think about Ally. How it was for her – after. All these long months and maybe years, before she could finally let go of Tyler’s lost love. Nightmares in the night, when she woke up sobbing, remembering the brutal day he was gone, the terrible things she saw and imagined from the terrace, his phone which went silent. The agonizing wait, when she still hoped that maybe he made it, as a very few did on that day, that maybe after all he escaped and would be found, wounded, but found. Those nights when she lay awake, unable to sleep, hearing his voice, repeating his last love words again and again. Seeing and touching him in her dreams. Then the numbing pain as she realized he was gone for real, without understanding what kind of reality that was yet – who can ? – then the searing, racking everyday pain, and the engulfing darkness. Then the everyday grief, when every object, every place, every street reminded her of him.
Je pense souvent au personnage d’Ally. A ce qu’elle a traversé - après. Tous ces longs mois et peut-être ces années, avant qu’elle puisse finalement lâcher prise et laisser s’en aller l’amour perdu de Tyler. Les cauchemars la nuit, lorsqu’elle s’est réveillée sanglotante, se souvenant de ce jour brutal où il avait disparu, les choses terribles qu’elles avait vues et aussi imaginées depuis le toit–terrasse, le téléphone de Tyler réduit au silence. L’attente épouvantable, lorsqu’elle avait encore espéré que peut-être il avait pu s’en sortir, comme ce fut le cas pour quelques rares rescapés ce jour-là, que peut-être après tout, il s’en était tiré et qu’il serait retrouvé, blessé, mais qu’il serait retrouvé. Les nuits où, étendue, elle ne trouvait pas le sommeil, entendant sa voix, se répétant ses derniers mots d’amour encore et encore. Les rêves où elle pouvait le voir et le toucher. Puis, l’engourdissement douloureux, lorsqu’elle s’est rendue compte qu’il était parti pour de bon, sans comprendre pourtant encore une telle réalité – qui d’entre nous le peut ? Puis la souffrance ardente de chaque jour, celle qui vous plie en deux de douleur, et les ténèbres qui vous engloutissent. Puis le chagrin quotidien, lorsque chaque objet, chaque endroit, chaque rue lui rappelaient son souvenir.


Then time passed – we do not know how long. Two or three years, maybe. And we find Ally sitting on the train, sadness and sweet memories mingling on her face in a beautiful, bittersweet mixture. Images of her mother and of Tyler flitting before her eyes. Acceptance, as we are told by Allen Coulter. Then this last enigmatic look as she gazes upward at something or someone we do not see. Shades of pain and love remembered, death and life intertwined, and an ongoing journey for her. Life goes on. But, as the story tells us so beautifully, the fingerprints of our loved ones, those who touched our lives, never fade for us.

Et puis, le temps a passé – nous ne savons pas combien de temps. Deux, ou trois ans, peut-être. Et nous retrouvons Ally assise dans le métro, la tristesse et de doux souvenirs s’entrecroisant sur son visage, en une expression à la fois belle et douce-amère. Des images de sa mère et de Tyler, passant fugitivement dans son regard. C’est l’acceptation, comme nous l’explique le réalisateur, Allen Coulter. Et puis, ce dernier regard énigmatique tandis qu’elle lève les yeux, regardant quelque chose ou quelqu’un que nous ne voyons pas. Ombres de peine et souvenirs d’amour, mort et vie entrelacées, et pour Ally, un voyage qui continue. La vie suit son cours. Mais, comme le film nous le dit avec cette phrase si belle, les empreintes de nos êtres aimés, de ceux qui ont touché nos vies, ne s’effacent jamais pour nous.


When I created this image, I was thinking of the intervening time – the space between the darkest, keenest grief of the beginning, when the mind and the body reel from the pain and you cannot really see things at all, and the time of acceptance – of Ally’s acceptance. A time not of peace, but yet more peaceful, when she could can start thinking of her grief and make it hers. I thought of her looking through this window pane, and seeing her life – past, present, future – still blurred and greyish, but slowly taking shape, with a pale hint of colour seeping into the shapeless shades. I thought that sometimes, but less often, she would still shed tears remembering Tyler and looking at the pictures and letters she had of him. But the heavy rains would be gone, and only a few raindrops would still softly patter like tears against her window pane. Memories of her great grief would slowly fade and recede into the past, losing their colours and turning black and white, like an old photo kept in a battered frame, like the world outside seen from a window when it’s half-furled in rain. Tyler’s fingerprints on her life would always be there. The sweet memory of his smiling face when she first met him, acting all goofy at the NYU as he tried to win her, inventing these wild, absurd stories about his sociological study and making fun of Aidan, would always be there, like this small black and white picture stuck in the corner of the frame.

And then Ally would open the window, look outside, and she would leave her house and go on her journey.

Lorsque j’ai créé cette image, je pensais à la fin de cet intervalle de temps intermédiaire, intercalé entre la peine la plus noire et la plus acérée du tout début, lorsque le corps et l’esprit titubent de douleur et qu’il est impossible de comprendre les choses, et ce temps d’acceptation – le temps de l’acceptation d’Ally. Un temps non pas de paix, mais cependant plus paisible, lorsqu’elle a commencé à pouvoir se pencher sur sa peine et à se l’approprier. J’ai imaginé Ally regardant à travers une fenêtre, et voyant sa vie – passé, présente et future – encore brouillée et grisaillante, mais prenant lentement forme, une pâle pointe de couleur s’insinuant parmi les ombres informes. J’ai pensé que parfois, mais moins souvent, elle pleurerait en se souvenant de Tyler, en regardant les photos et les messages qu’elle avait de lui. Mais à ce stade, les pluies battantes ont pris fin, et seules quelques gouttes de pluie, comme ses larmes, viendraient crépiter avec un bruit doux sur sa vitre. Les souvenirs de sa grande douleur, lentement, s’effacent et s’éloignent à reculons vers le passé, perdant leurs coloris et virant au noir et blanc, comme une vieille photo dans un cadre usé, comme le monde extérieur vu depuis une fenêtre, lorsqu’il est encore à demi-enveloppé de pluie. Mais les empreintes de Tyler sur sa vie seraient toujours là. Le doux souvenir de son visage souriant, celui de leur première rencontre à l’université, lorsqu’il faisait le pitre en essayant de la séduire, inventant au fur et à mesure le scénario farfelu de son enquête de sociologie et faisant d’Aidan le dindon de la farce, ce souvenir serait toujours là, comme ce petit portrait noir et blanc inséré dans le coin du cadre photo.

Et puis, un jour, Ally ouvrira sa fenêtre, regardera à l’extérieur, sortira de chez elle et continuera son voyage.












Source : Just as a painter uses ready-made pigments, I had to borrow one or two to create my image.
I borrowed the old-fashioned frame from @Thinking of Rob to do my montage and the general rain background is by @andyshade on deviant-art. But the composition, manipulation, blending and processing of images and all the rest, plus the weary work with a reticent and very basic software, are all mine!






dimanche 8 août 2010

TYLER' S DIARY - MONTAGE 2

Journal de Tyler - Un montage - 2



This blog is our common diary about Remember Me, and Tyler's diary is a recurrent theme, one I've found has haunted many of us. I keep remembering its image in the final scene, lying in the grey ashes, its tattered and stained pages softly and forlornly flipping in the wind, as if whispering Tyler's last words to those he loved.



Ce blog est notre journal commun sur Remember Me : le journal de Tyler est un thème récurrent du film, qui a hanté beaucoup d’entre nous. Je n’arrive pas à oublier le journal tel qu’il apparaît dans la scène finale, gisant dans les cendres grises, ses pages fatiguées et salies palpitant doucement, désolées, dans la brise, comme si elles chuchotaient les derniers mots de Tyler à ceux qu’il aimait.


The idea for this montage came to me while browsing on deviant art, always a great source for ideas and images. I found this beautiful picture by @solagratia: she photographed the multicoloured shards of a shattered bowl on the floor, with a black round clock showing in the background, as if marking the time the bowl fell and broke. Then, in the second picture, she reassembled all the shards into the shape of a heart, still spread out on the green wooden floor.


L’idée de ce montage m’est venue alors que je naviguais sur deviant art, toujours une excellente source d’idées et images. J’ai déniché cette belle photo de @solagratia : l’artiste a photographié les tessons multicolores d’un bol venu se fracasser sur le plancher, avec en arrière-plan un réveil-matin rond, qui semblait marquer l’heure à laquelle le bol était tombé et s’était brisé. Puis, dans une seconde photo juxtaposée, l’artiste a réassemblé tous les tessons pour former l’image d’un cœur, toujours disposé sur les lattes de ce plancher peint en vert.


I loved the idea that the first picture showed that moment as if frozen in time : the clock with its hands stopped, and the broken bowl lying in the floor - like a metaphor of Tyler's broken life, his words cut short, his battered diary lying in the rubble, the only thing left of who he was.


J’ai aimé l’idée que la première image représentait ce moment comme figé dans le temps : le réveil aux aiguilles arrêtées, le bol brisé gisant sur le plancher. C’était comme une métaphore de la vie brisée de Tyler, de ses mots coupés court, de son journal abîmé gisant dans les décombres, le seul objet rescapé de la personne qu’il avait été.


Then there was the second picture, with all the rearranged shards, blue, white, golden and brown, now forming the shape of a heart, and looking almost like the petals of a flower, on this beautiful, vibrant green wooden floor. It was the idea of continuity, of life going on, of someone's loving hand making this pattern of love and remembrance, as if refusing to be defeated. Yes, the bowl is broken and can never be restored, but something can still be made of it. Love, in the end, is always there.


Et puis, il y avait cette seconde photo, montrant tous les tessons, bleus, blancs, jaune d’or et bruns, redisposés pour dessiner l’image d’un cœur, et ressemblant presque aux pétales d’une fleur sur ce beau plancher de bois d’un vert lumineux. C’était l’idée de continuité, de la vie qui suit son cours, l’idée que la main aimante de quelqu’un avait formé cette image d’amour et de souvenir, comme refusant la défaite. Oui, le bol est brisé et il ne pourra jamais retrouver sa forme d’origine, mais il est encore possible d’en faire quelque chose. L’amour, en définitive, est toujours là.


Images, even the simplest, make us dream and have this power of making us start us new trains of thoughts. They make us see beyond the mere objects to glimpse other, more personal meanings. They send us on crisscrossed trails of inner symbols. With this one single picture, I was reminded of all the bittersweet ending of the film: that we never forget our loved one, and that we go on loving them after they are gone, but also that we must also go on crafting and creating our lives, keeping with the memory of their love in our hearts.


Les images, même les plus simples, nous font rêver et ont ce pouvoir de faire jaillir en nous toute une source de nouvelles idées. Elles nous font voir au-delà des simples objets pour percevoir d’autres significations, différentes et qui sont propres à chacun de nous. Elles nous poussent sur un enchevêtrement de chemins faits de symboles intérieurs. La vue de cette seule photographie a évoqué pour moi toute la fin douce-amère du film : jamais nous n’oublions ceux que nous avons aimés, et nous continuons à les aimer, une fois qu’ils nous ont quittés, mais nous devons aussi continuer à façonner et créer nos propres vies, en gardant le souvenir de leur amour dans nos cœurs.

Reassembling the shards
Tessons brisés, à recréer…


If you liked this idea, I’ve included all the original pictures here, so you can reuse them, and make your own version of it. Or add variants. Just tell me in the comments section if you want to send me your creation. Why not ? This is our RM diary. Come to write and draw in it …
Si vous aimez cette idée, je vous fournis ici toutes les images de départ, pour que vous puissiez les réutiliser et en créer votre propre version. Et y ajouter des variantes. Dites-moi dans la section des commentaires si vous voulez m’envoyer votre créa. Pourquoi pas ? C’est notre journal, venez vous aussi y écrire et l’illustrer…


@solagratia sur deviant art - Photography - Macro










dimanche 30 mai 2010

TYLER' S DIARY - MONTAGE

A little home-made montage which I made (I’m still experimenting, this is new to me…) with pics of Tyler's diary. I love this symbol, both beautiful and sad, of this diary which he always carries with him. It's like his double, his second voice, the mirror of his joy and grief, and the echo of his soul when he is gone.




Un petit montage fait maison (j’expérimente !) avec des photos du journal de Tyler. J’aime ce symbole, à la fois beau et triste, de ce journal que Tyler emporte partout avec lui. Le journal est comme son double, le miroir de ses joies et des ses peines, et l’écho de son âme quand il nous quitte.

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