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mercredi 6 juillet 2011

TYLER AND ALLY: MAKE HER YOURS FOREVER

Tyler et Ally : garde-la avec toi pour toujours

Tyler & Ally...
 These words of Tyler about Ally are only heard as a voiceover in the film, and are actually written in Tyler's diary.
Cette phrase de Tyler sur Ally est entendue seulement en voix off dans le film et fait partie du journal de Tyler.


Tyler : Someone's been trying to tell me something. Make her yours forever.. I'm
working on the forever part.

Tyler :Quelqu'un a essayé de me dire quelque chose.. Garde-la avec toi pour
toujours... je bosse encore sur le "pour toujours" 





Source: NYLFN

Source: link http://fading-glow.tumblr.com/post/6766414170

dimanche 26 juin 2011

TYLER IN RM: A LOST SOUL ON HIS WAY BACK TO A MEANINGFUL LIFE



Tyler, une âme perdue qui tente de revenir à la vie

I love this definition of Tyler in my friend jessegirl's new revisited article about Tyler's diary (you can read it over at my sister blog: http://www.rememberme-film.com/2011/06/tylers-journal-in-remember-me-new-look.html

Tyler is "someone struggling with long-standing trauma and grief, a young man filled with doubts, fear and insecurity. He is a lost soul trying valiantly to find his way back to a meaningful life."



Life is full of strange coincidences, and I've just found this beautiful picture of Tyler, riding the suburb train after the family ceremony at the cemetery, over Michael's grave.  The message in the image oddly seems to reflect the article's definition of Tyler. Tyler is still carrying his burden of sorrow and doubts, but, even though he is still this lost and wandering  soul, he is also constantly on the move, engaged in a introspective journey (through his diary) as in a real journey through life and love and difficulties (his relation with Ally, with his father, sister and mother, with his friend Aidan). A journey inward, a journey outward, Tyler is slowly growing up and out of his pain, and would have gone on doing so, if he had been allowed to live longer.

"I'm learning to walk again, I  believe I have waited long enough"/Je réapprends à marcher. Je crois avoir attendu assez longtemps" 
 This beautiful Gif is by @fmerob

 












J'aime cette définition de Tyler que donne mon amie jessegirl dans son nouvel article sur le journal de Tyler (vous pouvez le lire en anglais sur mon site soeur, ici : http://www.rememberme-film.com/2011/06/tylers-journal-in-remember-me-new-look.html

Tyler est "quelqu'un qui lutte contre un traumatisme et un chagrin anciens, un jeune homme empli de doutes, de crainte et d'insécurité. C'est une âme perdue qui tente vaillamment de retrouver le chemin vers une vie qui ait un sens".


La vie est pleine de curieuses coïncidences et je viens juste de trouver cette belle image animée de Tyler, voyageant dans le train de banlieue après la cérémonie familiale au cimetière, sur la tombe de son frère Michael. Etonnamment, le message inscrit dans l'image semble être un écho de l'article. Tyler porte toujours son fardeau de peine et de doutes, mais même s'il est encore cette âme perdue et errante, il est aussi toujours constamment en mouvement. Il est lancé dans un voyage introspectif (au travers de son journal), tout comme dans un vrai voyage à travers la vie, l'amour et les difficultés (au travers de sa relation avec Ally, avec son père, sa mère et sa soeur, et avec son ami Aidan). Voyage vers l'intérieur, voyage vers l'extérieur, Tyler est lentement en train de grandir, et de quitter son chagrin, et il aurait continué à le faire, s'il lui avait été donné de vivre plus longtemps.

jeudi 16 juin 2011

TYLER'S DIARY

Le journal de Tyler





Tyler's diary seems to be an endless source of inspiration. I've found a great many creations based on that theme, which seems to evoke powerful emotions and reactions.
Here's one which I find particularly beautiful.
Le journal de Tyler semble être une source infinie d'inspiration. J'ai trouvé de très nombreuses créas basées sur ce thème, qui semble susciter des émotions et des réactions puissantes.
En voici une que je trouve vraiment belle.



Source : brinacullen
Reposted wit the author's permission.
Rebloggé avec la permission de l'auteur.

mardi 10 août 2010

RM - FAN MADE FRENCH VIDEO 2 BY ELISE

Une seconde vidéo faite par Elise

What if Tyler shared his thoughts with us?
Et si Tyler nous confiait ses pensées?

I'm really, really lucky! I've received another gift today from Elise, a blogger on our French discussion forum. It's a beautiful, soulful video, on the theme of Tyler's diary, which is really dear to her. She was inspired to do it after reading the text of Tyler's original voiceover from the Will Fetters script. Thank you so much Elise!
J'ai vraiment beaucoup, beaucoup de chance ! J'ai reçu un autre cadeau aujourd'hui, de la part d'Elise, lectrice de ce blog. C'est une belle vidéo à l'atmosphère songeuse, sur le thème du journal de Tyler, qui lui est cher. L'inspiration lui est venue après avoir lu le texte original de la voix off de Tyler dans le script. Merci de tout mon coeur Elise !








Tiny lovely Rob picture : ©ThinkingofRob,  ©ToR : source: Thinking of Rob

dimanche 8 août 2010

TYLER' S DIARY - MONTAGE 2

Journal de Tyler - Un montage - 2



This blog is our common diary about Remember Me, and Tyler's diary is a recurrent theme, one I've found has haunted many of us. I keep remembering its image in the final scene, lying in the grey ashes, its tattered and stained pages softly and forlornly flipping in the wind, as if whispering Tyler's last words to those he loved.



Ce blog est notre journal commun sur Remember Me : le journal de Tyler est un thème récurrent du film, qui a hanté beaucoup d’entre nous. Je n’arrive pas à oublier le journal tel qu’il apparaît dans la scène finale, gisant dans les cendres grises, ses pages fatiguées et salies palpitant doucement, désolées, dans la brise, comme si elles chuchotaient les derniers mots de Tyler à ceux qu’il aimait.


The idea for this montage came to me while browsing on deviant art, always a great source for ideas and images. I found this beautiful picture by @solagratia: she photographed the multicoloured shards of a shattered bowl on the floor, with a black round clock showing in the background, as if marking the time the bowl fell and broke. Then, in the second picture, she reassembled all the shards into the shape of a heart, still spread out on the green wooden floor.


L’idée de ce montage m’est venue alors que je naviguais sur deviant art, toujours une excellente source d’idées et images. J’ai déniché cette belle photo de @solagratia : l’artiste a photographié les tessons multicolores d’un bol venu se fracasser sur le plancher, avec en arrière-plan un réveil-matin rond, qui semblait marquer l’heure à laquelle le bol était tombé et s’était brisé. Puis, dans une seconde photo juxtaposée, l’artiste a réassemblé tous les tessons pour former l’image d’un cœur, toujours disposé sur les lattes de ce plancher peint en vert.


I loved the idea that the first picture showed that moment as if frozen in time : the clock with its hands stopped, and the broken bowl lying in the floor - like a metaphor of Tyler's broken life, his words cut short, his battered diary lying in the rubble, the only thing left of who he was.


J’ai aimé l’idée que la première image représentait ce moment comme figé dans le temps : le réveil aux aiguilles arrêtées, le bol brisé gisant sur le plancher. C’était comme une métaphore de la vie brisée de Tyler, de ses mots coupés court, de son journal abîmé gisant dans les décombres, le seul objet rescapé de la personne qu’il avait été.


Then there was the second picture, with all the rearranged shards, blue, white, golden and brown, now forming the shape of a heart, and looking almost like the petals of a flower, on this beautiful, vibrant green wooden floor. It was the idea of continuity, of life going on, of someone's loving hand making this pattern of love and remembrance, as if refusing to be defeated. Yes, the bowl is broken and can never be restored, but something can still be made of it. Love, in the end, is always there.


Et puis, il y avait cette seconde photo, montrant tous les tessons, bleus, blancs, jaune d’or et bruns, redisposés pour dessiner l’image d’un cœur, et ressemblant presque aux pétales d’une fleur sur ce beau plancher de bois d’un vert lumineux. C’était l’idée de continuité, de la vie qui suit son cours, l’idée que la main aimante de quelqu’un avait formé cette image d’amour et de souvenir, comme refusant la défaite. Oui, le bol est brisé et il ne pourra jamais retrouver sa forme d’origine, mais il est encore possible d’en faire quelque chose. L’amour, en définitive, est toujours là.


Images, even the simplest, make us dream and have this power of making us start us new trains of thoughts. They make us see beyond the mere objects to glimpse other, more personal meanings. They send us on crisscrossed trails of inner symbols. With this one single picture, I was reminded of all the bittersweet ending of the film: that we never forget our loved one, and that we go on loving them after they are gone, but also that we must also go on crafting and creating our lives, keeping with the memory of their love in our hearts.


Les images, même les plus simples, nous font rêver et ont ce pouvoir de faire jaillir en nous toute une source de nouvelles idées. Elles nous font voir au-delà des simples objets pour percevoir d’autres significations, différentes et qui sont propres à chacun de nous. Elles nous poussent sur un enchevêtrement de chemins faits de symboles intérieurs. La vue de cette seule photographie a évoqué pour moi toute la fin douce-amère du film : jamais nous n’oublions ceux que nous avons aimés, et nous continuons à les aimer, une fois qu’ils nous ont quittés, mais nous devons aussi continuer à façonner et créer nos propres vies, en gardant le souvenir de leur amour dans nos cœurs.

Reassembling the shards
Tessons brisés, à recréer…


If you liked this idea, I’ve included all the original pictures here, so you can reuse them, and make your own version of it. Or add variants. Just tell me in the comments section if you want to send me your creation. Why not ? This is our RM diary. Come to write and draw in it …
Si vous aimez cette idée, je vous fournis ici toutes les images de départ, pour que vous puissiez les réutiliser et en créer votre propre version. Et y ajouter des variantes. Dites-moi dans la section des commentaires si vous voulez m’envoyer votre créa. Pourquoi pas ? C’est notre journal, venez vous aussi y écrire et l’illustrer…


@solagratia sur deviant art - Photography - Macro










dimanche 1 août 2010

TYLER' S DIARY - ORIGINAL VOICE-OVER

Journal de Tyler - Le texte original en voix-off

copyright ThinkingofRob™ and ToR™

The picture is taken from the site Thinking of Rob. They added the beautiful, powerful lines of the ending voice-over that was in the original script by Will Fetters (Memoirs) but that did not make it to the movie. It’s a pity as they really have a haunting resonance and tell us so much more about Tyler’s last thoughts which he wrote in his diary before he died.
Ce montage a été réalisé par le site Thinking of Rob. Sur la droite, on peut lire les ultimes phrases, puissantes et superbes, du texte final en voix-off prononcé par Rob, et qui figuraient dans le script original de Will Fetters (intitulé Memoirs), mais qui n’ont finalement pas été inclues dans le film. On peut le regretter, car elles ont une résonance envoûtante, et parce qu’elles nous en disent tellement sur les dernières pensées que Tyler avait écrites dans son journal avant de mourir.

I've aded below the original voice-over.
Voici le texte original de la voix-off, jusqu'à la fin du film.


Whatever you do in life will be
insignificant but it is very
important that you do it because...
You can't know...
You can't ever really know the
meaning of your life...
And you don't need to...
Just know that your life has a
meaning...
Every life has a meaning... whether
it lasts one hundred years or one
hundred seconds... Every life...
And every death... changes the
world in its own way...
Ghandi knew this. He knew his life
would mean something to someone,
somewhere, somehow. And he knew
with as much certainty that he
could never know that meaning...
He understood that enjoying life
should be of much greater concern
then understanding it. And so do I.
You can't know...
So don't take it for granted...
But don't take it too seriously...
Don't postpone what you want...
Don't leave anything
misunderstood...
Make sure the people you care about
know...
Make sure they know how you really
feel...
Because just like that...
It could end.

Tout ce que nous ferons dans la vie sera
insignifiant mais il est très important de le faire parce que...
Nous ne pouvons pas savoir...
Nous ne pouvons pas réellement connaître le sens de notre vie...
Et nous n’avons pas besoin de le connaître...
Il suffit de savoir que notre vie a un sens...
Chaque vie a un sens... qu’elle dure cent ans ou seulement cent secondes...
Chaque vie...
Et chaque mort... change le monde à sa façon...
Gandhi savait tout cela. Il savait que sa vie aurait un sens pour quelqu’un,
quelque part, d’une façon ou d’une autre. Et il savait
avec tout autant de certitude qu’il ne pourrait jamais connaître ce sens...
Il savait qu’il est tellement plus important de profiter de la vie que de la comprendre. Et moi aussi, je le sais.
Nous ne pouvons pas savoir...
Alors, ne considérons pas la vie comme un dû...
Mais ne la prenons pas trop au sérieux...
ne remettons pas à plus tard ce que nous désirons...
Ne laissons pas se perpétuer les malentendus..
Faisons en sorte que ceux que nous aimons le sachent...
Faisons en sorte qu’ils sachent ce que nous éprouvons vraiment...
Parce que tout simplement...
notre vie peut prendre fin.


 
 
© Will Fetters, Memoirs, 27/10/2008
 
 
This is how the original script read: /Voici ce que disait le script original :
...THE PAPER, so much of it, all of it singed, smoke-stained, falling like snow flakes coating the streets and the sidewalks. Amongst the memos and faxes that will now never be sent and never received we find...
...DES PAPIERS, en masses, roussis, maculés de fumée, tombant comme des flocons de neige et recouvrant les rues et les trottoirs. Parmi les mémos et les fax destinés à ne jamais être envoyés, ni reçus, nous découvrons...



TYLER'S JOURNAL. The BINDER CLIP holds open the last entry. We move CLOSE, read his words: "...enjoying life should be of much greater concern then understanding it. And so do I."
LE JOURNAL DE TYLER. Le TROMBONE le maintient ouvert à la dernière page écrite. La caméra fait un ZOOM, et nous lisons les mots écrits par Tyler : "... il est tellement plus important de profiter de la vie que de la comprendre. Et moi aussi, je le sais.."


samedi 19 juin 2010

SHARING THOUGHTS ABOUT REMEMBER ME - 3

Partage d’idées sur Remember Me - 3
Lais, this post is by you and for you ! Big hugs!

In these short posts, called Sharing Thoughts, I post some short comments or ideas sent to me by friends and readers of the blog. Today our writer is my friend from Brazil, Ltvares, who commented on this picture on my sister site, www.rememberme-film.com
Dans ces nouveaux posts courts, Partage d’idées, je poste des commentaires courts ou des idées que m’envoient des amis et des lecteurs du blog. Aujourd’hui je laisse la plume à mon amie du Brésil LTavares, qui a écrit ce commentaire à propos d’une scène de RM sur mon site sœur, www.rememberme-film.com
Link: http://www.rememberme-film.com/2010/06/countdown-to-dvd-release-favorite_19.html


Fiction has the power. Words and images have power. They stay in our minds forever and influence our thoughts, actions. At least that is what I believe. This scene marks one of the last and happiest moments of Tyler in RM. He is there in bed, ready to leave home, smiling to Ally. She smiles to him too. They are happy together. I am happy too, because at that moment I am living my dream of having a happy ending but in the end of the film, after having the sensation of taking a punch in my stomach I just only can feel how intolerance can change our lives in a second. How many happy moments human beings can destroy with intolerance? That is what I am still thinking after seeing this beautiful film. That is the power of fiction; makes us thinking and many times makes us change our minds because insignificant or not, things we do are always important, for better or worse. I am always going to think about Tyler and in the man he might have been.
LTavares2010, June 19, 2010


Tyler - I love you. Je t’aime
Ally - Good! Parfait !
Tyler smiles/sourit.
Ally - I love you too. Je t’aime moi aussi.


La fiction a un pouvoir. Les mots et les images ont un pouvoir. Ils restent gravés à jamais dans nos esprits et influencent nos pensées et nos actions. Du moins, c’est ce que je crois. Cette scène marque pour moi l’un des derniers moments les plus heureux de Tyler dans RM. Il est encore dans son lit, souriant à Ally, prêt à partir de chez lui. Elle lui rend son sourire. Ils sont heureux ensemble. Et je suis heureuse aussi, parce qu’à ce moment je suis en train de vivre mon rêve d’une « happy end » ; mais quand survient la fin du film, j’ai la sensation d’avoir reçu un coup de poing dans l’estomac et ne peux que ressentir la façon dont l’intolérance peut changer nos vies en une seconde. Combien de moments heureux les êtres humains peuvent-ils réduire à néant par intolérance ? C’est la réflexion que je continue de me faire après avoir vu ce beau film. Tel est le pouvoir de la fiction : elle nous fait réfléchir et souvent, nous fait changer d’avis car, insignifiantes ou non, les choses que nous faisons sont toujours importantes, pour le meilleur ou pour le pire. Je penserai toujours à Tyler et à l’homme qu’il aurait pu être.
LTavares2010, 19 juin 2010

dimanche 6 juin 2010

TYLER’S JOURNAL IN REMEMBER ME

LE JOURNAL DE TYLER DANS REMEMBER ME

Writer and illustrator: teamwork today !
L’écrivaine et l’illustratrice : travail en équipe aujourd’hui !

Today I’ve thought of a new kind of post. The idea was to make an illustration and to ask a friend to write a short text about it. The theme we chose turned out to be Tyler’s Journal. I’ve made the drawing and my friend jessegirl, who has already contributed to this blog, has written this lovely, deep, insightful piece about the meaning and role of Tyler’s journal, based on my drawing. It’s been wonderful to work together and I hope we will be able to give you some more posts like those in the future !


Aujourd’hui j’ai imaginé un post un peu inédit. L’idée était de créer une illustration et de demander à une amie d’écrire un court texte en s’inspirant du dessin. Le thème que nous avons choisi s’est révélé être le Journal de Tyler. L’illustratrice, c’est moi, et l’écrivaine, c’est mon amie jessegirl, qui a déjà contribué à ce blog, et qui a écrit ce beau texte profond et perceptif sur la signification et le rôle du journal de Tyler, en s’appuyant sur mon illustration. Travailler ensemble été une grande joie et j’espère que nous pourrons vous proposer d’autres posts sur ce principe à l’avenir !

Tyler's Journal
Le Journal de Tyler



-by/par jessegirl. June 4, 2010/Le 4 juin 2010

Le fait de tenir un journal peut être considéré comme un moyen de se confronter à un deuil. Le deuil engendre une introspection, qui, à son tour, fait appel à l’écrit pour valider ce qui ne peut être dit à voix haute. Après la mort d’un être aimé, nous éprouvons le besoin de communiquer avec celui qui nous a quitté, et aussi avec nous-même. Si nous possédons un talent artistique, tel que la musique ou un art visuel, c’est sans doute le véhicule que nous utiliserons pour exprimer l’inexprimable. Mais pour ceux qui ne sont gère doués dans ces domaines, ce sont les mots qui devront remplir cette fonction, les mots qui devront suffire. Et c’est pour raison que Tyler «parle» à Michael. Il écrit un journal.

In general, we can say that journaling is a way of coping with loss. Loss provokes introspection, which, in turn, uses the written word to acknowledge what cannot be spoken. One must, after the death of a loved one, communicate with that one, and with oneself. If one has an artistic outlet, music or visual art, that might be the route one takes, to express the inexpressible. But for those with few skills in those areas, words must do, must be enough. And so, Tyler ‘talks’ to Michael. He journals.


© Copyright LittleSeaSparrow (me/moi !)
You want it? Lef-click to display in real size then right -click and save.
Vous la voulez? Clic gauche pour afficher en grande taille puis clic droit et sauvegardez.

Spontanément, le journal de Tyler me paraît répondre à trois objectifs qui se fondent les uns dans les autres. Ce sont la nécessité pour lui d’accomplir son travail de deuil pour surmonter la tragédie, son besoin de disposer d’un espace secret pour se livrer à cette tâche, et son besoin de rendre un hommage et un tribut à son frère.
Off the top, I’ve thought of three purposes for Tyler’s journal and they bleed into each other. They are Tyler’s need to process the tragedy, his need for privacy while doing so, and his need to honour and pay tribute to his brother.

Processing 
Le travail de deuil


Nous avons eu besoin de réfléchir, de discuter et de blogger après avoir vu ce film.
We needed time to think, to discuss, and to blog after we saw this film.

Tout cela a permis au film de s’insinuer et de demeurer en nous pendant qu’il faisait son travail d’alchimie. De la même façon, Tyler a besoin de son journal, pour faire face à son deuil, pour réfléchir et pour comprendre, et en définitive, pour parvenir à pardonner Michael. Le journal est un moyen pour lui d’accomplir ce périple. La douleur est un périple.

This allowed it to seep into us and then to sit inside us, while doing its alchemical work. So Tyler needs the journal, to process his loss, to ponder and help him understand, and ultimately forgive Michael. The journal is the way to make the journey. Grief is a journey.


Alors que Tyler se positionne en simple auditeur libre de sa vie – dans ses études, dans son travail, dans ses relations – il s’investit par contre totalement dans sa vie intérieure. Là, il étudie sans relâche, jusqu’à l’épuisement, il se soumet continuellement à des tests, et sa réflexion porte toujours sur ce qui gît au plus profond de lui. C’est dans ce lieu que Michael doit s’être rendu ; dans ce lieu que nous allons rechercher le sens de la vie et, selon ce que nous y découvrons, que nous décidons de nos actes. Tyler, lui aussi, doit creuser en lui-même et agir en fonction de qu’il trouvera. C’est aussi un lieu effrayant, semblable au monde souterrain des enfers.

While Tyler merely audits his outer life—school, job, relationships—he engages fully in his inner life. There, he takes on gruelling studies, constantly testing himself, always pondering at the deepest level. That’s the place Michael must have gone, to the place where one goes to find the meaning of life and to act on what one finds there. Tyler, too, has to delve into himself and act on what he finds there. And it is one scary place, like the underworld.


 
Dans ce lieu, Tyler doit retrouver Michael et, comme tout ceux qui partent en quête dans le monde des morts, Tyler a peur. Il sait seulement qu’il doit trouver son frère, lui crier toute sa rancœur, le questionner, obtenir des réponses, pleurer pour lui, l’aimer et le pardonner. Tyler sait tout cela, et la tâche est impressionnante à l’extrême. C’est le grand inconnu, et Tyler s’y rend avec pour seule crainte la peur de ne pas être capable d’en revenir. C’est un labeur atroce, comme une plaie béante que l’on doit élargir encore plus, qui met à nu ses pires terreurs.
Tyler has to find Michael there and like any seeker in the place of the dead, Tyler is afraid. He knows only that he must find his brother, rail against him, question him, find answers, cry for him, love him and forgive him. Tyler knows all that and it is extremely daunting work. It is the great unknown, and Tyler goes there fearing only that he might not be able to return. And it is excruciating work, like cutting an open wound, exposing his worst terrors.



Tyler fait cependant ce voyage. Il n’a pas d’autre choix. Il y est obligé. Il doit se faire son propre passeur pour descendre dans les profondeurs de son âme, explorer, trouver des réponses ou un semblant de résolution, puis remonter à la surface. Ou mourir. Telle est l’exacte importance de son itinéraire . C’est une question de vie ou de mort.

Tyler goes anyway. He has to. He is compelled. He must ferry himself down into the depths of his soul, explore, find answers or some resolution, and then come back up again. Or die. It is exactly that significant. It is a matter of life and death.


Et ensuite, lorsqu’il reviendra, s’il revient, il sera transformé. Rien de moins ne permettra à Tyler de revenir et de participer de nouveau à la «vraie vie». Le journal est son outil, son stylo est la pioche qui va creuser ces recoins intimes de son âme pour qu’il puisse les exposer à la lumière. A ce stade de sa douleur, il a besoin de ce journal autant qu’il a besoin de respirer. Avez-vous remarqué comme il l’emporte partout avec lui, comment il en attache les pages terminées à l’aide d’élastiques, et que le journal est là avec lui dans le bureau de son père le jour fatidique ?

And when, or if, he returns, he will be transformed. Nothing short of that will allow Tyler to return and engage in ‘real life’ again. The journal is his tool, his pen the pick axe which will excavate these inner recesses of his soul so that he can bring them to light. At this point in his grief he needs that journal like he needs air. Have you noticed how he carries it around with him, how he secures previous pages with elastic bands, how it is there with him in his father’s office that day?


Tyler carries the diary in his pocket in the cemetery scene.
Tyler a le journal dans sa poche dans la scène du cimetière.

 
 
Rolled pages of the diary
Tyler fait des rouleaux pour archiver son journal
 

In Charles' office
Dans le bureau de Charles

Privacy 
Secrets

Nous ne savons pas ce que contient le journal sauf lorsque nous entendons la voix off de Tyler, par exemple lorsqu’il s’adresse à Michael à propos du mythe de castration du père, ou lorsqu’il dit à Ally qu’il avait besoin de parler d’elle à «quelqu’un». Aidan ne lui pose pas de questions, ou probablement, n’a pas envie de savoir. Janine, sur le ton de la plaisanterie, lui demande s’il est en train d’écrire quelque chose de méchant sur elle, mais avec respect, elle n’essaie pas vraiment de lui tirer les vers du nez.
We don’t know what is in the journal except when we hear Tyler’s voice over, for example, when he addresses Michael about the son castrating the father, or when he tells Ally he needed to tell ‘someone’ about her. Aiden doesn’t ask, or, probably doesn’t want to know. Janine jokingly wonders whether he’s writing anything bad about her, but respectfully, she doesn’t really pry.




Comme c’est le cas pour la plupart des journaux intimes, celui de Tyler est très secret. Pouvoir le lire serait comme de pouvoir lire non seulement ses pensées, mais aussi son âme. Tyler est attablé au café, dont il est un habitué, et le serveuse lui apporte une assiette en lui ordonnant de «manger». Mais on ne pense pas à de telles choses, comme le fait de se nourrir, lorsque l’on tient un journal comme il le fait. Le temps s’envole sans que l’on s’en aperçoive, parce que l’on est totalement absorbé. Le monde qui vous entoure, même dans un café bruyant, empli du brouhaha des conversations, des allées et venues des clients, du cliquètement des couverts et des plats, et de la cacophonie des bruits venus de la rue, tout cela n’est qu’un brouillage de fond. On n’entend pas, on ne voit rien de tout cela. Nous sommes alors comme Tyler, dans le monde inférieur des enfers avec son frère, tâtonnant dans l’obscurité, espérant entendre son chant, et résonner les cordes de sa guitare. Comme lui, nous sommes dans un monde secret. Ce monde est notre monde réel et le monde extérieur s’efface et se brouille.

As with many diary-type journals, Tyler’s is very private. Getting a good look at it would be getting a look at not just his thoughts, but also his soul. He sits there in the diner, a regular, and the waitress brings him something and instructs him to ‘eat’. You don’t think of things like eating when you journal that way. Time gets away from you because you are totally absorbed. The world around you, even in a busy diner, with people talking, coming and going, with the noises of cutlery and dishes, with the cacophony of sounds from the city street intruding, all is just white noise. You don’t hear or see it. You are in the underworld with your brother, groping in that dark, hoping you can hear his song, him strumming his guitar. You are in a private world. That is your real world and the outer one recedes in a blur.



J’ai toujours pensé que l’intrusion de Neil Craig dans le journal d’Ally et dans celui de Tyler s’apparentait à une violation, quelle qu’ait été son intention première. Imaginons Tyler rentrant chez lui et trouvant Craig non seulement installé dans son appartement, non seulement dans sa propre chambre, mais lisant son journal, au cœur de sa vie la plus intime. Combien de pages du journal Neil a-t-il lues ? C’est une question que je me suis toujours posée. Que sait-il au juste du ressentiment de Tyler, de ses pensées et de ses émotions secrètes, formulées sans inhibition et sans censure comme elles le seraient naturellement dans un journal ? Tyler doit avoir été mortifié que cet adversaire ait ainsi violé son intimité de cette façon, que cet homme ait vu son âme, sa blessure.
 
 
 
 
 
I’ve always thought that Neil Craig’s intrusion into both Ally’s journal and Tyler’s was violation, never mind its purpose. Imagine Tyler coming home to find Craig not just inside his home, not just inside his bedroom but inside his journal, inside his most private life. How much did he read, I always wonder? How much does he know of Tyler’s ranting, his secrets thoughts and feelings, all uninhibited and uncensored as they would be in a journal? For this adversary to violate his privacy like that must have mortified Tyler. For this man to see his soul, his wound.
Car en effet, ce journal ne contient en toute probabilité que des choses qui doivent être partagées qu’entre Tyler et son Dieu. Le journal est le sein maternel dans lequel doit s’opérer la transformation de Tyler. Il contient le fragile embryon qui doit y rester caché jusqu’à ce qu’il soit capable de survivre à la lumière du jour. Il ne contient rien moins d’autre que la vie nouvelle qui émergera du chagrin de Tyler. Telle est toute la puissance de ce journal.
For in that journal would be things only meant to be between Tyler and his God. The journal is the womb for Tyler’s transformation. In it is the fragile embryo which must stay hidden until it can survive the light of day. It contains nothing less than the new life which will come out of Tyler’s grief. It is that powerful.

Honouring 
Hommage



Enfin, le journal est un lieu d’hommage. C’est le lieu où le souvenir de Michael est concrétisé et conservé. Nous honorons ceux que nous avons perdus de bien des manières, par des actes et des rituels de révérence. Nous gravons leurs noms dans le granit des pierres tombales, nous créons des vidéos et d’autres souvenirs visuels, et ainsi de suite. Nous nous racontons des histoires qui parlent d’eux. Instinctivement, nous savons que nous ne devons jamais oublier.




Finally, the journal is a place of honour. It is where the memory of Michael is realized and stored. We honour lost loved ones in various ways, with reverent acts and rituals. We etch their names onto granite on grave stones, create videos and other visual memorials, and so on. We tell each other stories. We know, instinctively, that we must never forget.


J’ai déjà exprimé l’idée qui suit, à une autre occasion. Tyler est la clef de voûte, il nous conduit vers le type de souvenir que nous avons tous besoin de cultiver. Le film nous emmène dans ces profondeurs intérieures de nous-mêmes que nous avons besoin de découvrir pour pouvoir devenir plus entièrement humains. C’est pour cette raison que nous ne pouvons chasser ce film de nos esprits. L’exploration de ces lieux intérieurs peut être douloureuse, mais une telle excavation est nécessaire. «Il est important de le faire, parce que personne d’autre ne le fera». Et personne d’autre ne le fera de la même façon que nous.
I’ve said this before, elsewhere. Tyler is a touchstone, leading us to the kind of remembrance we all need to cultivate. The film leads us to those deep places within ourselves which we need to find, in order to become more fully human. That’s why we can’t get this film out of our heads. Exploring those places within ourselves can be painful, but this excavation is necessary. “It is important that you do it, because nobody else will.” And no one else will do it the way you do it.

Il est significatif qu’après la mort de Tyler, nous apercevons dans les cendres les restes de son journal. Le journal a accompli le travail qu’il devait faire pour Tyler, mais, à travers ce journal, Tyler continue de parler. Tyler savait, à la fin, que son frère pouvait l’entendre, et c’est pourquoi il lui dit ces choses qui sont les plus importantes de toutes :

« Je t’aime. Tu me manques...Et je te pardonne».

It is significant that after Tyler dies, what we see in the ashes is the remains of his journal. It did its work for him, but through it, he still speaks. He knew, in the end, that his brother could hear him, so he told him the most important things:

“I love you. I miss you...And I forgive you.”


jeudi 3 juin 2010

THE SEURAT PORTRAIT IN REMEMBER ME

Le portrait par Seurat dans REMEMBER ME


Parallels abound in RM. Objects, situations, symbols, numbers - many things are mirrored and duplicated, echoing eerily each other throughout the film. They are like a breadcrumb trail of clues, scattered here and there, sometimes clear and insistent, sometimes so fleeting that you can only remember them and understand their meaning once everything is over.
From a purely filmic perspective, this is a really exciting game to play, even though the prevailing tonal sadness of the story overshadows them so often. But they are really important, generally calling back the past, explaining the present state of mind or psychological place each character has reached, and hinting at the future. These objects and symbols – which sometimes can be quite immaterial, like a particular, recurrent lighting or a mere name - play a role which is intricately woven into the very fabric of the film and which is sometimes so significant as to convert them into additional characters – silently dodging the steps of Tyler, Ally and their families, like shadows.





Les parallèles abondent dans RM. Objets, situations, symboles, chiffres – toutes ces images sont mises en miroir et dupliquées, se renvoyant mutuellement des échos étranges tout au long du film. C’est un peu comme si l’on avait semé des indices tout au long de l’histoire, dispersés ça et là, parfois clairs et forts, parfois si fugaces que l’on ne peut se souvenir d’eux et comprendre leur sens qu’une fois que tout est fini.
D’un point de vue purement filmique, c’est un jeu de piste passionnant, même si le voile de tristesse dont est empreint toute l’histoire vient si souvent les obscurcir. Mais ces indices ont une réelle importance, car ils évoquent le passé, expliquent l’état d’esprit actuel de chacun des personnages ou le stade psychologique auquel ils sont arrivés, et suggèrent ce que sera le futur. Ces objets et symboles, qui peuvent parfois être immatériels, par exemple un éclairage particulier récurrent ou un simple nom, sont intimement incorporés au bâti même du film et jouent un rôle qui est parfois si important qu’ils se transforment, en quelque sorte, en personnages supplémentaires, suivant sans bruit les pas de Tyler, d’Ally et de leurs familles, comme des ombres.



This post is about one of these clues: it’s a beautiful black and white portrait of a man. It’s tacked on the door of Tyler and Aidan’s flat, and we see it again in the epilogue when Caroline visits the Met with her father.



Ce post parle de l’un de ces indices: un très beau portrait en noir et blanc d’un homme, affiché sur la porte de l’appartement de Tyler et d’Aidan, et que l’on revoit ensuite lors de l’épilogue, lorsque Caroline visite le Metropolitan Museum de New York avec son père.



I was really intrigued by this portrait. Who was the painter, who did it represent, and what was its meaning in the film, as it obviously had one ? We discussed it on our French RM forum and my friend Siobhan gave me the answer : it was a portrait by the French painter Georges Seurat, of his friend the artist Edmond Aman-Jean. The portrait can actually be seen at the Met.


La présence de ce portrait dans le film m’a réellement intriguée. Qui était le peintre, qui le portrait représentait-il, et quelle était sa signification dans le film, car il paraissait évident qu’il en avait une? Nous en avons discuté sur notre forum français sur RM et mon amie Siobhan m’a donné la réponse: c’était un portrait de Georges Seurat, représentant son ami l’artiste Edmond Aman-Jean. Le portrait est effectivement exposé au Met de NY, et voici le descriptif qu’en donne la page officielle du musée.


Aman-Jean, 1883
Georges Seurat (1859–1891)
Conté crayon on paper /Crayon Conté sur papier
24 1/2 x 18 11/16 in. (62.2 x 47.5 cm)
Bequest of /legs de Stephen C. Clark, 1960 (61.101.16)

Seurat's study of his friend the artist Aman-Jean (1860–1936) is one of the great portrait drawings of the nineteenth century. A remarkably assured work for a young artist, it was shown in the Paris Salon of 1883 shortly after Seurat's twenty-third birthday. Aman-Jean and Seurat knew each other as students at the École des Beaux-Arts in Paris. Following their studies, they took a studio together, and it was there that Aman-Jean posed for this portrait. Aman-Jean kept the drawing, and referred to it many years later in a letter to Seurat's biographer as "a very beautiful portrait of me." Seurat chose a classic profile pose for his sitter, sensitively portraying the artist with brush in hand and a facial expression of deep concentration. Seurat deftly used conté crayon in tonal gradations from the darkest black to the softest gray, culminating in the luminescent white of the unmarked paper.



L’étude que fit Seurat de son ami l’artiste Edmond Aman-Jean (1860–1936) est l’un des plus beaux portraits du xixème siècle. Oeuvre témoignant d’une assurance remarquable chez un jeune artiste, elle a été exposée au Salon de Paris en 1883 peu après le vingt-troisième anniversaire de Seurat. Aman-Jean et Seurat s’étaient rencontrés à l’École des Beaux-Arts de Paris où ils étaient tous les deux étudiants. Après leurs études, ils partagèrent un appartement ensemble, et c’est là qu’Aman-Jean posa pour ce portrait. Aman-Jean garda le dessin et le décrivit bien des années plus tard dans une lettre au biographe de Seurat comme «un très beau portrait de moi ». Seurat opta pour une pose de profil classique, représentant avec sensibilité l’artiste pinceau à la main, le visage empreint d’une expression de profonde concentration. Seurat utilisa avec dextérité des crayons conté, procédant par nuances graduelles allant du noir le plus foncé jusqu’au gris le plus doux, pour culminer avec le blanc lumineux laissant apparaître le papier laissé vierge.

The Seurat portrait and Tyler
Le portrait de Seurat et Tyler



When Ally has fled from her father’s house and gone to Tyler’s, there’s a moment when Tyler and Aidan sit on the sofa, with their backs turned to us, facing the door of the flat and commenting they should really fix the broken lock. This is when we see the portrait for the first time: a large, black and white print stuck on the door.


The portrait is serene. The young man, who is writing or drawing, is poised and focused on his work, a sweet, peaceful expression on his face. You can almost imagine a slight smile playing on his lips. It’s a beautiful moment, captured in time, and there is almost something tender in the way Seurat depicted his friend. The peace and happy concentration are almost tangible. I can only marvel at Seurat’s deft use of the rich gradations of black and white: a muted, white-grey light suffuses the background, reflecting itself in soft tones on his friends’ hands and face, and culminates in the striking, amazing pure white on the collar, directing our gaze to the poser’s face. But it is above all the feeling of peace and the poser’s self-absorption and joy in his work which prevail in the portrait.





La scène commence au moment où Ally s’est enfuie de chez elle pour se réfugier chez Tyler. Tyler et Aidan sont assis sur le sofa du salon, nous tournant le dos, face à la porte de l’appartement, et Tyler dit à Aidan qu’ils devraient vraiment réparer le verrou. C’est à ce moment-là qu’on l’on aperçoit le portrait pour la première fois : une grande reproduction en noir et blanc affichée sur la porte.

Le portrait est serein. Le jeune homme, qui est en train d’écrire ou de dessiner, est attentif, concentré sur sa tâche, son visage empreint d’une expression douce et paisible. On peut presque imaginer un léger sourire jouant sur ses lèvres. C’est un beau moment, saisi dans l’instant, et il y a quelque chose de presque tendre dans la façon dont Seurat a peint son ami. L’esprit de paix et de concentration heureuse sont presque tangibles. Je ne peux que m’émerveiller devant la dextérité avec laquelle Seurat a utilisé les riches nuances de noir et de blanc : une lumière sourde, oscillant entre blanc et gris, imprègne l’arrière-plan, se reflétant en tonalités douces sur les mains et le visage de son ami, pour culminer avec le blanc pur, frappant, étonnant du col, qui dirige notre regard vers le visage du modèle. Mais c’est avant tout le sentiment de paix, la façon dont le modèle est absorbé par son travail, et la joie qu’il en retire, qui dominent dans ce portrait.



Peace – being truly immersed in the present – and happiness ; all three things which lack cruelly in Tyler’s life. The Aman-Jean portrait emanates all these things which Tyler probably misses. Is this why Tyler chose to display this portrait on the door of the flat, so that he would always see it, everyday, whenever he went out, and also whenever he was in, sitting in the living-room, as a reminder of the state of mind he never has, of the things he can’t have yet ? Although we know Aman-Jean was really painting or drawing, his pose reminds me strongly of Tyler writing in his diary.




La paix – savoir s’immerger totalement dans le présent– et le bonheur : trois choses qui toutes font cruellement défaut dans la vie de Tyler. Le portrait d’Aman-Jean rayonne de ces trois éléments qui manquent sans doute à Tyler. Est-ce pour cela qu’il a choisi d’afficher ce portrait sur la porte de son appartement, de façon à l’avoir toujours sous les yeux, tous les jours, chaque fois qu’il sort, mais aussi chaque fois qu’il est chez lui assis dans le salon, comme pour lui rappeler cet état d’esprit qu’il n’éprouve jamais, et toutes ces choses qu’il ne peut pas encore vivre ? Nous savons qu’Aman-Jean était en train de peindre ou de dessiner pendant la séance de pose, mais son attitude fait fortement penser à Tyler écrivant son journal.


But Tyler, when he writes, is always tormented or sad or aching, and we know that he continually writes to his dead elder brother Michael. He never seems to feel this peace you can see reflected in the portrait. My idea is that the portrait embodies something Tyler secretly aspires to : he wants to be released from his grieving and his resentment towards this brother he never forgave for killing himself, he wantz to be at peace himself, so that he too, can start writing – literally and symbolically - the pages of his own life. His constant writing in his diary is actually both a grieving and a healing process, a way he had devised to sort this out. Writing in his diary, using it to purge all his anguish and pain, however, also absorbs all his vitality and energy. This is why Tyler always seems to be cut out from his present life and merely drifting though it, why he never commits to anything permanent (except his relationship to his sister). His work, his studies, his love life - all these things are secondary to him, because he knows, instinctively, that the inner peace symbolized by the Seurat portrait can only come from within himself, and that writing in his diary is the only way he has found to reach it. Tyler’s real, big job is to complete his grieving, so that he can heal and finally turn back to a life of connections and relationships, but at that point in his life, he has not yet reached the enticing peace the portrait is showing him everyday – and the portrait, is, interestingly, tacked on the exit door of the flat, showing Tyler the way to the real, outside world – like an unconscious goal. But as Tyler says, in another lighter and funnier scene, speaking about his physical relation with Ally, « it’s too soon ». It’s too soon for inner peace yet.



Tyler, toutefois, lorsqu’il écrit, est toujours tourmenté, triste ou en peine, et nous savons qu’il écrit continuellement à son frère aîné décédé, Michael. Tyler ne semble jamais éprouver cette paix qui émane du portrait. Je pense que le portrait incarne les choses auxquelles Tyler aspire secrètement : il veut être libéré de son deuil et de sa rancœur envers son frère, auquel il n’a jamais pardonné son suicide. Il veut lui-même être en paix pour pouvoir, lui aussi, enfin commencer à écrire, au propre comme au figuré, les pages de sa vie. Lorsque nous le voyons constamment écrire dans ce journal qu’il emporte partout avec lui, Tyler est en fait en plein cœur d’un processus de deuil et de guérison. Le journal est un outil qu’il s’est inventé pour trouver une réponse à la situation. Mais l’acte d’écrire dans le journal, d’y purger toute son angoisse et sa souffrance, absorbe aussi toute sa vitalité et son énergie. C’est pour cela que Tyler semble toujours coupé de sa vie réelle, comme s’il se contentait de dériver dans l’existence. C’est pour cela qu’il ne s’engage jamais envers quoi que ce soit de permanent (hormis sa relation avec sa petite sœur) : son travail, ses études, ses aventures amoureuses, toutes ces choses sont pour lui secondaires, parce qu’il sait, d’instinct, que la paix intérieure symbolisée par le portrait de Seurat ne peut venir que de lui-même, et qu’écrire dans son journal est la seule façon qu’il a trouvée pour tenter de l’atteindre. La vraie tâche que Tyler doit accomplir, sa tâche la plus importante, c’est de mener son deuil à son terme, afin de pouvoir guérir et de retourner enfin à une vie de liens et de relations. Mais à ce stade de son existence, il n’a pas encore atteint cette paix enviable que le portrait lui montre tous les jours – un portrait, qui, fait intéressant, est affiché sur la porte de sortie de son appartement, lui indiquant le chemin vers le monde réel, celui de l’extérieur, à la façon d’un but inconscient. Mais comme Tyler le dit, dans un autre contexte plus drôle et plus léger (à propos de l’évolution de sa relation physique avec Ally) , « c’est trop tôt». Pour lui, il est encore trop tôt pour la paix intérieure.




Foreshadowing
Signes prémonitoires



Foreshadowing is ever-present in the film, announcing Tyler’s death, and cannot be underestimated. Nothing ever seems to be random in RM. Therefore, even though it might be a mere coincidence, it might be important to know that Seurat died tragically young, at only 31, of an illnesss. The use of a portrait by a painter, Seurat, whose life was cut short may not be an innocent choice, just as Tyler’s middle name, Keats, is that of an English poet, John Keats, who died when he was only 26 and who had also lost a beloved brother. Unfinished lives, young death… many such underlying, silent symbols are scattered all throughout the film, like a melancholic pattern of secret clues.




Les signes prémonitoires, annonciateurs de la mort de Tyler, sont omniprésents dans le film, et leur importance ne doit pas être sous-estimée. Rien ne semble avoir été laissé au hasard dans Remember Me. Aussi, même s’il ne s’agit que d’une pure coïncidence, il est peut-être important de savoir que Seurat mourut tragiquement jeune, à seulement 31 ans, de maladie. L’utilisation d’un portrait fait par un peintre à la vie si brutalement interrompue n’est donc peut-être pas un choix innocent, comme vient le confirmer le second prénom de Tyler, Keats. John Keats était un poète anglais qui mourut à seulement 26 ans et qui avait aussi perdu un frère qu’il aimait beaucoup. Vies inachevées, mort en pleine jeunesse … une multitude de ces symboles muets et souterrains est ainsi éparpillée tout au long du film, comme un motif mélancolique d’indices cachés.


At the end of the film, we know Tyler has actually begun to resolve the conflict. With the last voice-over, we get to hear the last words he ever wrote, as he reveals what he would say to Michael if he knew Michael could hear him: that he loves him, that he misses him and that he forgives him. Tyler has finally got to a more peaceful, serene place, a place where he can be open to love and his present life and the future. You could almost picture him, bent intently over his diary just as in the portrait, absorbed in his writing, a half-smile playing on his lips and his eyes, writing his words of love and forgiveness, yielding to his new feeling of connection to life and to the world. At this particular moment, which we only hear, and never get to see but can imagine, Tyler and the young man in the portrait at last mirror each other.




A la fin du film, nous savons que Tyler a en fait commencé à résoudre son conflit : sa voix off prononce les derniers mots qu’il a écrits, lorsqu’il révèle ce qu’il dirait à Michael s’il savait que ce dernier pouvait l’entendre : il lui dirait qu’il l’aime, qu’il lui manque et qu’il lui pardonne. Tyler est enfin parvenu à un stade plus paisible, plus serein, un stade où il peut s’ouvrir à l’amour, au présent et à l’avenir. On peut presque se le représenter, penché , concentré, sur son journal, absorbé de façon heureuse par son écriture, un demi-sourire frôlant ses lèvres et ses yeux, tandis qu’il écrit ces lignes d’amour et de pardon, et cède à ce sentiment nouveau qui le fait se sentir relié à la vie et au monde. A ce moment bien précis, que nous entendons, sans jamais le voir dans le film, mais que nous pouvons imaginer, Tyler et le jeune homme du portrait se renvoient enfin leurs reflets, comme s’ils étaient face à face devant un miroir.


The Seurat portrait and Aidan
Le portrait de Seurat et Aidan


However, the Seurat portrait does not disappear when Tyler is gone. True, we never get to see it again in the boys’ flat in the epilogue, but this portrait still has a part to play, because it is, in a way, something which is closely linked to Tyler, a memory of him and of his arc in the story, like a message which has to be passed on. The portrait symbolizes Tyler’s journey from grieving to a newfound peace. It is there to remind us that Tyler’s life had a meaning, that he had time to start to change and to begin to find hope in his new relationships before he was taken away.




Le portrait de Seurat ne disparaît pour autant avec Tyler. Dans l’épilogue, nous ne revoyons jamais le portrait affiché dans l’appartement de deux garçons, mais il n’en reste pas moins qu’il a encore un rôle à jouer, car il est d’une certaine façon, étroitement lié à Tyler. C’est un souvenir de lui et de sa trajectoire dans le film, comme un message qui doit être transmis. Le portrait symbolise le parcours de Tyler, depuis le deuil vers une paix nouvelle. Il est là pour nous rappeler que la vie de Tyler avait un sens, et qu’il a eu le temps de commencer à changer et à trouver de l’espérance dans ses nouvelles relations avant d’être emporté.




Aidan and the invisible portrait
Aidan et le portrait invisible en filigrane



Aidan, in the epilogue, is sitting for exams at the NYU. He is seen in profile, his face intent, unusually grave, pen in hand, writing. A brief glimpse at his upper arm shows that he now has the name « Tyler » tattoed on it. Everything in his pose, in the way he has been filmed, mirrors the portrait. Aidan’s thick, black curly hair and small goatee even show an eerie physical similarity with Aman-Jean : true, it’s only a fleeting glimpse, and at that particular painful moment in the film we are so caught in our own grief and shock of losing Tyler that we may not notice all this – but nevertheless, it is all there. Life goes on, Tyler has gone and he will never study anymore, but Aidan will. In a way, Aidan’s job is now to go on with what Tyler – who always teased him about his bad grades and lack of work - will never be able to do. In this scene, Aidan even wears a T-shirt of that particular dark blue which Tyler often wears in the film and in a poignant moment when he gazes up to look at something we do not see, you almost get the feeling he’s holding back tears and thinking about his friend. The mirroring pattern is complete: the Seurat portrait, which was an image of what Tyler yearned for in life, and the memory of Tyler himself, merge and are now passed on to Aidan, although in an invisible, subtle way, like a filigree image.




Aidan, dans l’épilogue, est en train de passer des examens à l’université. Il est vu de profil, son visage est concentré, inhabituellement grave ; il tient un stylo et écrit. Une image fugitive permet d’entr’apercevoir qu’il s’est fait tatouer le nom de Tyler sur l’avant-bras. Tout, dans sa pose, dans la façon dont il est filmé, est une image-miroir du portrait. Ses épais cheveux noirs bouclés et sa petite barbiche établissent même une insolite ressemblance physique avec Aman-Jean : certes, ce n’est qu’une image fugace, et à ce moment du film, si douloureux, nous sommes tellement pris au piège de la douleur et du choc d’avoir perdu Tyler qu’il n’est pas aisé de remarquer tout cela – et pourtant, tout est bien là. La vie continue, Tyler n’est plus là, il n’étudiera plus jamais, mais Aidan, si. D’une certaine façon, la mission d’Aidan est désormais de poursuivre ce que Tyler – qui le taquinait toujours sur les mauvaises notes et son peu d’empressement à étudier – ne pourra lui jamais faire. Dans cette scène, Aidan porte même un T-shirt de ce bleu indigo très particulier que Tyler porte souvent dans le film – encore un souvenir. Lors d’un moment poignant, lorsqu’il lève les yeux pour fixer quelque chose que nous ne voyons pas, on a presque le sentiment qu’il retient ses larmes et pense à son ami. La mise en miroir est complète: le portrait de Seurat, qui était une image de ce que Tyler désirait, et qui est un souvenir de Tyler lui-même, est maintenant transmis à Aidan, bien que sous une forme invisible et subtile, comme en filigrane.



The Seurat portrait and Caroline
Le portrait de Seurat et Caroline

The Seurat portrait reappears at the very end of the film, when Caroline visits the Metropolitan Musem of New York – « her favourite place in the world » – with her father.


Slowly, the camera zooms on then pans away from the original portrait and Caroline standing looking at it, her sketchbook in her hands. The camera lingers on the portrait, long enough for us to remember the print which hung in Tyler’s flat. We could build up the whole backstory of the portrait – maybe Tyler was the one who introduced Caroline to it? Maybe they visited the Met together and – together- both were enthralled by this beautiful, slightly enigmatic portrait? Maybe Caroline even saw the print in her brother’s flat... There is clearly a link, and the portrait is the device which is used here to make us see that Caroline remembers Tyler. Her behaviour is interesting: she stares long and carefully at the portrait, as if to memorize it one last time, and then she turns away from it, slowly but in a determined way, her head held high up. It’s closure time. By visiting the portrait, a symbol for Tyler, Caroline gives a last nods to her dead brother, but she is also saying good-bye to him. It is time. She ackowledges his memory, maybe remembering past visits with him at the museum, maybe recalling that he particularly loved this portrait. However, her attitude breaks the continuity of the portrait mirroring pattern: she’s holdling a pen (but we don’t see it) and a sketchbook, but she’s not looking at her work, she’s moving, holding her head high, and she’s already looking around her for other pictures, the exit, and the future.




Le portrait de Seurat réapparaît tout à la fin du film, lorsque Caroline visite le Metropolitan Musem de New York – « l’endroit qu’elle préfère le plus au monde» – avec son père.


Tout en douceur, la caméra fait un zoom sur le portrait original puis s’en écarte, nous montrant Caroline qui regarde le portrait, un carnet de croquis à la main. La caméra s’attarde un peu sur le portrait, suffisamment longtemps pour que nous souvenions de la reproduction affichée dans l’appartement de Tyler. On pourrait essayer d’inventer toute l’histoire secrète du portrait dans le film : peut-être est-ce Tyler qui l’a fait découvrir à Caroline ? Peut-être le frère et la sœur ont-ils visité ensemble le Met et ensemble, sont-ils tombés sous le charme de ce beau dessin un peu énigmatique ? Peut-être Caroline a-t-elle même vu la reproduction dans l’appartement de son frère ? Il y a de toute évidence un lien. Le portrait est l’instrument qui nous permet dans cette scène de nous montrer que Caroline se souvient de Tyler. Le comportement de la petite fille est intéressant : elle fixe le portrait attentivement, un long moment, comme pour le mémoriser une dernière fois, puis elle s’en détourne, lentement mais avec détermination, la tête haute. Le temps est venu pour elle de mettre un point final. En rendant visite au portrait, symbole de son frère mort, Caroline lui fait en quelque sorte un dernier petit signe de la tête, mais elle lui dit en même temps au revoir. Le moment est venu. Elle fait acte de mémoire, et se souvient peut-être de visites qu’elle a faites avec lui au musée, et se rappelle peut-être qu’il aimait particulièrement ce portrait. Mais son attitude brise la mise en miroir : Caroline a le crayon à la main, mais elle ne regarde pas son travail, elle est mobile, la tête haute, et elle cherche déjà du regard l’extérieur et l’avenir.


If you’re very quick, you can a glimpse of Caroline’s drawings in her sketchbook: it’s a pair of sketches of the Seurat portrait. One first version, on the upper part of the sheet, seems to be placed in a sort of frame, as if she had copied the portrait the way it was tacked to the door of Tyler’s flat. The second version, beneath it and slightly to the right, is just a copy of the head. Past and present meet in this drawing: it is as if Caroline had drawn the portrait such as she remembered seeing it in Tyler’s flat, and then such as she sees it now, in the museum. As she walks away decidedly with her father, towards another room, leaving the portrait behind, and taking away with her this curious, double drawing, Caroline is leaving the past behind, accepting her present life – as she takes her father’s hand – and walking into the future. She has said good-bye to Tyler, although she will always love him and remember him.





Si l'on est très attentif, on peut apercevoir les dessins que Caroline a faits dans son carnet : ce sont deux croquis du portrait par Seurat. La première version, en haut de la feuille, semble être placée à l’intérieur d’une sorte de cadre, comme si Caroline avait copié le portrait tel qu’il était affiché dans l’encadrement de la porte, dans l’appartement de Tyler. La seconde version, un peu en-dessous et légèrement décalée en diagonale vers la droite, est une copie du profil. Le passé et le présent se rencontrent dans ce double dessin : comme si Caroline avait reproduit le portrait tel qu’elle se souvenait l’avoir vu chez Tyler, et tel qu’elle peut maintenant le voir au musée. Lorsqu’elle s’éloigne d’un pas décidé aux côtés de son père, vers une autre salle, laissant derrière elle le portrait, et emportant avec elle ce curieux double dessin, Caroline laisse en fait le passé derrière elle, accepte sa vie présente, en prenant la main de son père, et se dirige vers l’avenir. Elle a dit au revoir à Tyler, même si elle l’aimera toujours et se souviendra toujours de lui.



Nos empreintes ne s’effacent jamais des vies que nous avons touchées.


About Seurat / A propos de Seurat (1859-1891)

Moma :

While little documentation survives from Seurat’s tragically abbreviated life – he died at the age of 31 – his own extensive output, the works he exhibited , and reports of hi sfriends and colleagues show the crucial role that drawing played in his art. He left over 500 known sheets (with about 270 dating from his maturity), an extraordinary number for such a short career. Some of these drawings were preparations for his monumental canvases, helping him explore light, shadow, pose and relationships of color, but most are independant works. A close look at 3 aspects of Seurat’s work – a group of sketchbooks, his methods and materials, and his subjects – proves the accuracy of one contemporary’s description of the artist: he was, Emile Verhaeren, argued, a « technician, risk-taker, inventor ».


Il nous reste peu de documents sur la vie tragiquement courte de Seurat, mort à 31 ans, mais sa production colossale, les œuvres qu’il exposa, et les témoignages de ses amis et collègues attestent du rôle crucial que le dessin joua dans son art. Il laissa plus de 500 dessins connus (dont 270 datent de sa maturité), soit un nombre extraordinaire pour une aussi brève carrière. Certains de ces dessins étaient des études préparatoires pour ses toiles monumentales, l’aidant à explorer la lumière, les ombres, les poses et les relations entre les couleurs, mais la plupart sont des œuvres indépendantes. Un examen serré des 3 aspects de l’œuvre de Seurat – un groupe de carnets de croquis, ses méthodes et le matériaux qu’il employait, et ses sujets – démontre combien était vraie la description que donna de l’artiste un de ses contemporains, Emile Verhaeren, pour qui il fut « un technicien, un preneur de risques, un inventeur ».



Once described as “the most beautiful painter’s drawings in existence,” Georges Seurat’s mysterious and luminous works on paper played a crucial role in his career. Though Seurat is most often remembered as a Neo-Impressionist, the inventor of pointillism, and the creator of the painting, A Sunday on La Grande Jatte, his incomparable drawings are among his–and modernism’s–greatest achievements. Working primarily with conté crayon on paper, Seurat explored the Parisian metropolis and its environs, abstracted figures, spaces, and structures, and dramatized the relationship between light and shadow, creating a distinct body of work that is a touchstone for the art of the twentieth century and today.


Jadis décrits comme « les plus beaux dessins de peintre ayant jamais existé », les dessins mystérieux et lumineux sur papier de Georges Seurat jouèrent un rôle crucial dans sa carrière. Bien qu’il soit surtout connu comme un néo-impressionniste, comme l’inventeur du pointillisme et l’auteur du tableau Un dimanche après-midi à la Grande Jatte, ses dessins incomparables font partie de ses plus grandes réussites et de celles du modernisme. Travaillant principalement au crayon contrôle sur papier, Seurat explora la métropole parisienne et ses environs, ses figures, espaces et structures abstraits, et mit en scène la relation entre ombres et lumières, créant une œuvre originale qui est la pierre d’angle de l’art du xxeme siècle et de l’art contemporain.


Dessins noir et blanc de Seurat au Louvre / B&W Seurat drawings at the Louvre:
http://arts-graphiques.louvre.fr/fo/visite?srv=mtr&quicksearchinput=SEURAT+GEORGES&radiobutton=oeuvre


Expo Seurat au MoMa de NY/Seurat exhibition at the MoMa :
http://www.moma.org/interactives/exhibitions/2007/seurat/

Seurat au Met de New York/Seurat at the Met :
http://www.metmuseum.org/works_of_art/collection_database/all/listview.aspx?page=1&sort=4&sortdir=desc&keyword=Georges%20Seurat&fp=1&dd1=0&dd2=0&lSort=4&vw=1

Où trouver les œuvres de Seurat dans les musées du monde entier/Where to find Seurat’s work in the world:
http://www.artcyclopedia.com/artists/seurat_georges.html

About Aman-Jean / A propos d’Aman-Jean (1858-1936)

Expo Edmond Aman-Jean "Songes de femmes", avec de nombreux tableaux de portraits féminins, son sujet favori/Aman-Jean exhibition with many feminine portraits (his favorite theme) :
http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/expamjan.htm


Joli blog regroupant de très nombreux illustrations de ses tableaux/A nice blog with tons of illustrations :
http://www.artistsandart.org/2010/01/edmond-francois-aman-jean-1858-1936.html



Liens anglais sur Aman- Jean/English links about Aman-Jean:
http://www.idburyprints.com/artist/EDMOND_FRANCOIS_AMAN-JEAN_63.htm
http://www.artrenewal.org/pages/artist.php?artistid=1158