10ème anniversaire du 11 Septembre 2001
Remember Me. I know you can hear me.
Bittersweet, fragile, tender, vulnerable, laced with joys and sorrows, filled with ups and downs. Sweet and fragrant like love and the long summer days, and full of old echoing griefs, sadness and melancholy, Remember Me is like a mirror of life and death, of love and loss, of joy and grief. Like our lives, it reminds us that all these fleeting moments and our loved ones are all we have, and that it may be taken away, anytime, in the most brutal fashion. All we'll ever have are these precious moments of life, and their memories when they are gone forever.
Tyler is an imaginary character, but he seems so real that we suspend disbelief and embrace his fate and cry for him when he dies. Tyler gives a sweet, tender human face and voice to all those who were lost on that September day ten years ago. In Remember Me, statistics and numbers vanish. The collective tragedy, which tends to make human lives anonymous, becomes personal and real. Those of us the whole world over who saw the attacks from a distance and had no personal ties to the victims, or who are too young to remember, can now feel and understand, as if we had a lost a brother, a son, a lover, a best friend. No more numbers, but only the poignant memory of every single person who was lost on that day. As we follow the story of the young man who died in the Tower, of his life cut short, and listen to the whispering pages of his diary in the rubble, we remember everyone of those who, like him, were torn away forever from their loved ones on that day.
Through Tyler's voice, we can hear every single voice. We remember each of them.
Souviens-toi de moi. Je sais que tu m'entends.
Doux-amer, fragile, tendre, vulnérable, traversé de joies et de peines, d'espoirs et de désespoirs. Suave comme le parfum de l'amour et des longs jours d'éré, et aussi empli des échos de chagrins anciens, de tristesse et de mélancolie, Remember Me est comme un miroir de la vie et de la mort, de l'amour et du deuil, de la joie et de la douleur. Comme nos vies, il nous rappelle que tous ces moments éphémères et les êtres que nous aimons sont tout ce que nous avons, et que tout cela peut nous être enlevé, à tout moment, de la façon la plus brutale. Tout ce que nous aurons jamais, ce sont ces précieux moments de vie, et leurs souvenirs lorsqu'ils auront disparu pour toujours.
Tyler est un personnage fictif, mais il semble si réel que nous acceptons de croire à son histoire, que nous suivons d'un coeur battant son destin et que nous pleurons pour lui lorsqu'il meurt. Tyler donne un doux et tendre visage humain et une voix à tous ceux qui disparurent en ce matin de septembre il y a dix ans. Dans Remember Me, les statistiques et les nombres s'effacent. La tragédie collective, qui tend à rendre les vies humaines si anonymes, devient personnelle et réelle. Ceux d'entre nous, dans le monde entier, qui ont vu les attentats de loin et qui n'avions pas de liens personnels avec les victimes, ou qui étions trop jeunes pour nous souvenir des attaques, pouvons désormais ressentir et comprendre, comme si nous avions perdu un frère, un fils, un amant, un meilleur ami. Il n'y a plus de chiffres, mais le souvenir poignant de chaque personne disparue ce jour-là. Alors que nous suivons l'histoire ce ce jeune homme mort dans la Tour, de sa vie coupée net, et écoutons le murmure des pages de son journal dans les décombres, nous nous souvenons de chacun de ceux qui, comme lui, ont été arrachés à jamais de ceux qui les aimaient ce jour-là.
A travers la voix de Tyler, nous entendons chacune de leurs voix, et nous nous souvenons de chacun d'entre eux.
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A Diary About The Remember Me Film with Robert Pattinson : Sharing Thoughts - Regards et réflexions sur le film Remember Me avec Robert Pattinson
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dimanche 11 septembre 2011
10th anniversary of September 11th Post
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samedi 10 septembre 2011
THE TRUE MEANING OF REMEMBER ME
Remember Me : la vraie signification du film
Here's a very good recent post which I found on Thinking Of Rob.
Voici un excellent petit texte récent que j'ai trouvé sur le site Thinking Of Rob.
Source : http://thinkingofrob.com/2011/09/06/the-true-meaning-of-remember-me/
With the tenth anniversary of 9/11 right around the corner I thought it would be a good opportunity to look back on Remember Me and what critics failed to notice or chose to ignore.
Alors qu'arrive le dixième anniversaire du 11 septembre, j'ai pensé que le moment était bien venu de nous pencher de nouveau sur Remember Me et sur ce que les critiques n'ont pas su observer ou ont délibérément choisi d'ignorer.
When Remember Me was released, critics were up in arms over the ending of the film, which ends with the main character, Tyler Hawkins (Robert Pattinson), dying in the Twin Towers. Critics ranted that it was a cheap way to end the movie and simply means to an end. It hit a nerve and caused a strong emotional reaction. They believed that 9/11 was used simply to end the movie. What they failed to realize was that the entire story was based on September 11th. That the ending was the reason for the entire film and that the premise of the movie was built around the ending and not the other way around. Maybe it was too soon, maybe the critics weren’t ready to be hit in the face with a surprise 9/11 ending.
Lors de la sortie de Remember Me, les critiques ont crié haro sur la fin du film, dans laquelle le personnage principal, Tyler Hawkins (joué par Robert Pattinson), meurt dans les Tours jumelles. Avec virulence, il ont argumenté que c'était un conclusion trop facile du film et que ce choix de cette fin était une simple manipulation. La fin touchait une corde sensible et causait une forte réaction émotionnelle. Selon ces critiques, le 11 septembre était exploité uniquement pour trouver une fin au film. Ce qu'ils n'ont pas compris, ce que toute l'histoire était basée sur le 11 septembre. Et que la fin était la raison d'être même de tout le film, que le concept même du film reposait sur la fin et non l'inverse. Peut-être était-il trop tôt, peut-être les critiques n'étaient-ils pas prêts à prendre de plein fouet une fin-surprise concluant sur le 11 septembre.
Remember Me was about September 11th, it always had been. Fetters has long said that the main reason he wrote the script to Remember Me was because of the way 9/11 impacted him. The entire point of the movie was to put a name and a face on the people who died during those awful last moments of the Twin Towers. Instead of making them a statistic, Will Fetters humanized them and gave them a voice .
Remember Me est une film sur le 11 septembre, et l'a toujours été. Will Fetters a toujours dit que la raison principale pour laquelle il a écrit le scénario est l'imact qu'avait eu sur lui les attentats du 11 septembre. Tout le sens du film était de mettre un nom et un visage sur tous ceux qui périrent lors de ces heures atroces dans les Tours jumelles. Au lieu de les transformer en statistiques, Will Fetters leur donnait un visage humain et une voix.
What happened in the Twin Towers that day was horrific and had a direct impact on many. However many others watched the scenes unravelling before them, from afar, in total shock and abject horror. These people saw the events unfold, but had no connection to people in the World Trade Center or the Tower themselves. They saw it as a horrible tragedy, as a whole, a specific incident that affected many lives. They understood the scope of the event and catastrophe, however how could they truly understand how it was for those who lived it? Those who lost someone? This is where Remember Me comes in. Remember Me gave those people a name. When you give a character a voice and make him real to viewers, only then can they truly understand the impact it had on those who were directly affected. Will Fetters managed to do this brilliantly.
Ce qui s'est passé dans les Tours jumelles ce jour-là est épouvantable et a un impact direct sur beaucoup de gens. Toutefois, beaucoup d'entre nous ont aussi regardé ces scènes se dérouler de loin, dans un état de choc total et d'horreur sans nom. Ces spectateurs ont vu les événements, mais n'avaient pas de liens avec les gens qui se trouvaient dans le World Trade Center ou dans les Tours elles-mêmes. Ils les ont perçus comme une terrible tragédie prise dans son ensemble, comme un événement précis qui affectait d'innombrables vies. Ils ont compris l'ampleur de l'événement et de la catastrophe, mais comment, en revanche, pouvaient-ils comprendre comment les choses s'étaient passées pour ceux qui les avaient réellement vécues? Pour ceux qui avaient perdu un être cher ? C'est ici que Remember Me a son rôle à jouer. Remember Me a donné un nom à ces personnes. Lorsque vous donnez une voix à un personnage au point de le rendre réel pour les spectateurs, c'est alors seulement qu'ils peuvent réellement comprendre l'impact des attentats sur ceux qui furent directement frappés. Will Fetters a réussi à le faire avec grand talent.
Remember Me will always be about September 11th 2001 and a testament to those who died that faithful sunny September morning. I hope that one day, the critics will come to realize it.
Remember Me sera toujours un film sur le 11 septembre 2001 et un testament en l'honneur de ceux qui ont morts en ce matin de septembre confiant et ensoleillé. J'espère qu'un jour, les critiques sauront le comprendre.
Here's a very good recent post which I found on Thinking Of Rob.
Voici un excellent petit texte récent que j'ai trouvé sur le site Thinking Of Rob.
Source : http://thinkingofrob.com/2011/09/06/the-true-meaning-of-remember-me/
With the tenth anniversary of 9/11 right around the corner I thought it would be a good opportunity to look back on Remember Me and what critics failed to notice or chose to ignore.
Alors qu'arrive le dixième anniversaire du 11 septembre, j'ai pensé que le moment était bien venu de nous pencher de nouveau sur Remember Me et sur ce que les critiques n'ont pas su observer ou ont délibérément choisi d'ignorer.
When Remember Me was released, critics were up in arms over the ending of the film, which ends with the main character, Tyler Hawkins (Robert Pattinson), dying in the Twin Towers. Critics ranted that it was a cheap way to end the movie and simply means to an end. It hit a nerve and caused a strong emotional reaction. They believed that 9/11 was used simply to end the movie. What they failed to realize was that the entire story was based on September 11th. That the ending was the reason for the entire film and that the premise of the movie was built around the ending and not the other way around. Maybe it was too soon, maybe the critics weren’t ready to be hit in the face with a surprise 9/11 ending.
Lors de la sortie de Remember Me, les critiques ont crié haro sur la fin du film, dans laquelle le personnage principal, Tyler Hawkins (joué par Robert Pattinson), meurt dans les Tours jumelles. Avec virulence, il ont argumenté que c'était un conclusion trop facile du film et que ce choix de cette fin était une simple manipulation. La fin touchait une corde sensible et causait une forte réaction émotionnelle. Selon ces critiques, le 11 septembre était exploité uniquement pour trouver une fin au film. Ce qu'ils n'ont pas compris, ce que toute l'histoire était basée sur le 11 septembre. Et que la fin était la raison d'être même de tout le film, que le concept même du film reposait sur la fin et non l'inverse. Peut-être était-il trop tôt, peut-être les critiques n'étaient-ils pas prêts à prendre de plein fouet une fin-surprise concluant sur le 11 septembre.
Remember Me was about September 11th, it always had been. Fetters has long said that the main reason he wrote the script to Remember Me was because of the way 9/11 impacted him. The entire point of the movie was to put a name and a face on the people who died during those awful last moments of the Twin Towers. Instead of making them a statistic, Will Fetters humanized them and gave them a voice .
Remember Me est une film sur le 11 septembre, et l'a toujours été. Will Fetters a toujours dit que la raison principale pour laquelle il a écrit le scénario est l'imact qu'avait eu sur lui les attentats du 11 septembre. Tout le sens du film était de mettre un nom et un visage sur tous ceux qui périrent lors de ces heures atroces dans les Tours jumelles. Au lieu de les transformer en statistiques, Will Fetters leur donnait un visage humain et une voix.
What happened in the Twin Towers that day was horrific and had a direct impact on many. However many others watched the scenes unravelling before them, from afar, in total shock and abject horror. These people saw the events unfold, but had no connection to people in the World Trade Center or the Tower themselves. They saw it as a horrible tragedy, as a whole, a specific incident that affected many lives. They understood the scope of the event and catastrophe, however how could they truly understand how it was for those who lived it? Those who lost someone? This is where Remember Me comes in. Remember Me gave those people a name. When you give a character a voice and make him real to viewers, only then can they truly understand the impact it had on those who were directly affected. Will Fetters managed to do this brilliantly.
Ce qui s'est passé dans les Tours jumelles ce jour-là est épouvantable et a un impact direct sur beaucoup de gens. Toutefois, beaucoup d'entre nous ont aussi regardé ces scènes se dérouler de loin, dans un état de choc total et d'horreur sans nom. Ces spectateurs ont vu les événements, mais n'avaient pas de liens avec les gens qui se trouvaient dans le World Trade Center ou dans les Tours elles-mêmes. Ils les ont perçus comme une terrible tragédie prise dans son ensemble, comme un événement précis qui affectait d'innombrables vies. Ils ont compris l'ampleur de l'événement et de la catastrophe, mais comment, en revanche, pouvaient-ils comprendre comment les choses s'étaient passées pour ceux qui les avaient réellement vécues? Pour ceux qui avaient perdu un être cher ? C'est ici que Remember Me a son rôle à jouer. Remember Me a donné un nom à ces personnes. Lorsque vous donnez une voix à un personnage au point de le rendre réel pour les spectateurs, c'est alors seulement qu'ils peuvent réellement comprendre l'impact des attentats sur ceux qui furent directement frappés. Will Fetters a réussi à le faire avec grand talent.
Remember Me will always be about September 11th 2001 and a testament to those who died that faithful sunny September morning. I hope that one day, the critics will come to realize it.
Remember Me sera toujours un film sur le 11 septembre 2001 et un testament en l'honneur de ceux qui ont morts en ce matin de septembre confiant et ensoleillé. J'espère qu'un jour, les critiques sauront le comprendre.
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Remember Me in The Mix Tape’s List of Five Films Made in the Aftermath of 9/11
RM figure dans la liste des 5 films sur le 11 septembre choisis par Mix Tape
As Americans reflect on the 10th anniversary of the Sept. 11 terrorist attacks, it is a good time to look back on some of the films that tried to capture this moment in American history by giving an on-screen experience to the widespread, unfathomable devastation. Here are five films we’re thinking about this week as we remember those lost on that tragic day.
Alors que les Américains se penchent sur le 10ème anniversaire des attentats terroristes du 11 septembre, le moment est venu de faire une rétrospective des certains des films qui ont tenté de saisir ce moment de l'histoire américaine en nous faisant revivire sur le grand écran cette catastrophe dont l'ampleur reste incommensurable.Voici les cinq films que nous étudions cette semaine, alors même que nous nous souvenons de tous ceux qui disparurent en cette journée tragique.
Wallpaper by my friend Nylfn
...
United 93 (2006)
World Trade Center (2006)
The Hurt Locker (2008)
Dear John (2010)
Remember Me (2010)
“Remember Me” was not marketed as a film about Sept. 11 or terrorism, but the fall of the World Trade Center does factor into the plot of this love story starring Robert Pattinson and Emilie de Ravin. The film, directed by Allen Coulter and written by Will Fetters, gives subtle hints to the Sept. 11 subplot throughout the film.
In the beginning of the film, the audience is told the film is set in New York City in 2001, but it would take a keen viewer to connect the dots, as the year isn’t mentioned again until the very end of the film. “Remember Me” is not a happy romantic film. The story focuses on two lovers: Tyler (Pattinson) and Ally (de Ravin) who are beginning a relationship as they try to get over Ally’s mother’s murder and the divorce of Tyler’s parents in the wake of his brother’s suicide.
“Remember Me” n'a pas été présenté comme un film sur le 11 septembre ou sur le terrorisme, mais la chute des Tours jumelles joue bel et bien un rôle dans l'intrigue de cette histoire d'amour interprétée par Robert Pattinson et Emilie de Ravin. Dans ce film, réalisé par Allen Coulter d'après un scénario de Will Fetters, des allusions subtiles au 11 septembre apparaissent en filigrane pendant tout le déroulement de l'intrigue. Au début du film, il nous est annoncé que l'action a lieu à New York City en 2001, mais il faut cependant être particulièrement vigilant pour faire le lien, car cette année de départ n'est ensuite plus mentionnée sauf tout à la fin de l'histoire. “Remember Me” n'est pas un film romantique au dénouement heureux. L'histoire se concentre sur deux amoureux : Tyler (Robert Pattinson) et Ally (Emilie de Ravin), qui entament une relation
alors qu'Ally tente de surmonter le meurtre de sa mère et Tyler, le divorce de se sparents suite au suicide de son frère.
Article : "The Mix Tape: Five Films Made in the Aftermath of 9/11 We're Thinking About This Week"
Source http://www.dailygamecock.com/mix/item/1971-the-mix-tape-five-films-made-in-the-aftermath-of-9/11-were-thinking-about-this-week
via Thinking Thinking Of Rob
As Americans reflect on the 10th anniversary of the Sept. 11 terrorist attacks, it is a good time to look back on some of the films that tried to capture this moment in American history by giving an on-screen experience to the widespread, unfathomable devastation. Here are five films we’re thinking about this week as we remember those lost on that tragic day.
Alors que les Américains se penchent sur le 10ème anniversaire des attentats terroristes du 11 septembre, le moment est venu de faire une rétrospective des certains des films qui ont tenté de saisir ce moment de l'histoire américaine en nous faisant revivire sur le grand écran cette catastrophe dont l'ampleur reste incommensurable.Voici les cinq films que nous étudions cette semaine, alors même que nous nous souvenons de tous ceux qui disparurent en cette journée tragique.
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...
United 93 (2006)
World Trade Center (2006)
The Hurt Locker (2008)
Dear John (2010)
Remember Me (2010)
“Remember Me” was not marketed as a film about Sept. 11 or terrorism, but the fall of the World Trade Center does factor into the plot of this love story starring Robert Pattinson and Emilie de Ravin. The film, directed by Allen Coulter and written by Will Fetters, gives subtle hints to the Sept. 11 subplot throughout the film.
In the beginning of the film, the audience is told the film is set in New York City in 2001, but it would take a keen viewer to connect the dots, as the year isn’t mentioned again until the very end of the film. “Remember Me” is not a happy romantic film. The story focuses on two lovers: Tyler (Pattinson) and Ally (de Ravin) who are beginning a relationship as they try to get over Ally’s mother’s murder and the divorce of Tyler’s parents in the wake of his brother’s suicide.
The date of the last scene in the film is only mentioned explictly at the very end, when Caroline's teacher writes the date on the blackboard. Caroline is starting her first morning class and her brother Tyler is already in the Tower, at the point of impact.
La date exacte de la toute dernière scène du film apparaît uniquement à la fin de façon explicite, lorsque l'institutrice de Caroline l'inscrit à la craie sur le tableau noir. Caroline vient juste de commencer son premier cours du matin et son frère Tyler est déjà dans la Tour, au point même de l'impact.
“Remember Me” n'a pas été présenté comme un film sur le 11 septembre ou sur le terrorisme, mais la chute des Tours jumelles joue bel et bien un rôle dans l'intrigue de cette histoire d'amour interprétée par Robert Pattinson et Emilie de Ravin. Dans ce film, réalisé par Allen Coulter d'après un scénario de Will Fetters, des allusions subtiles au 11 septembre apparaissent en filigrane pendant tout le déroulement de l'intrigue. Au début du film, il nous est annoncé que l'action a lieu à New York City en 2001, mais il faut cependant être particulièrement vigilant pour faire le lien, car cette année de départ n'est ensuite plus mentionnée sauf tout à la fin de l'histoire. “Remember Me” n'est pas un film romantique au dénouement heureux. L'histoire se concentre sur deux amoureux : Tyler (Robert Pattinson) et Ally (Emilie de Ravin), qui entament une relation
alors qu'Ally tente de surmonter le meurtre de sa mère et Tyler, le divorce de se sparents suite au suicide de son frère.
Article : "The Mix Tape: Five Films Made in the Aftermath of 9/11 We're Thinking About This Week"
Source http://www.dailygamecock.com/mix/item/1971-the-mix-tape-five-films-made-in-the-aftermath-of-9/11-were-thinking-about-this-week
via Thinking Thinking Of Rob
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vendredi 9 septembre 2011
REMEMBER ME IN NYMAG COLLECTED WORKS ABOUT 9/11
Remember Me figure dans la compilation des Oeuvres sur 9/11 du New York Mag
Nymag.com has published online its « Encyclopedia of 9/11 » (9/11 Nymag Encyclopedia) which regroup all sorts of articles and archives about 9/11, with many personal, individual stories.
Nymag.com a publié en ligne son « Encyclopédie du 11 septembre » (Encyclopédie du 11 septembre du NYMAG) qui regroupe toutes sortes d’articles et d’archives sur le 11 septembre, dont de nombreux témoignages personnels et individuels.
Artists, writers, musicians, filmmakers, and creators in many other areas have responded to 9/11. Nymag has compiled a impressive « Collected Works » (http://nymag.com/news/9-11/10th-anniversary/collected-works/) and posted as a huge diagram (see below).
Artistes, écrivains, musiciens, cinéastes et créateurs dans de nombreux autres domaines ont réagi au 11 septembre. Nymag a compilé un impressionant corpus d’« Œuvres choisies » (http://nymag.com/news/9-11/10th-anniversary/collected-works/) et la publié sous la forme d’un très grand graphique (ci-dessous).
Remember Me is mentioned in the Collected Works which groups it along with 4 other works under the theme « Life On Septembre 10 ».
Remember Me est mentiojné dans ces Œuvres choisies qui le regroupe avec 4 autres films sous le thème « La vie jusqu’au 10 septembre ».
The whole diagram can be downloaded in PDF format (more easy to read).
It is really very well-made, interesting and worth downloading.
Le diagramme entier peut être téléchargé ici au format PDF (plus lisible).
Il est remarquablement bien fait, intéressant et vaut la peine d’être téléchargé.
Download PDF /Téléchargement PDF : http://nymag.com/images/2/promotional/11/09/week1/taxonomy110905.pdf
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mercredi 7 septembre 2011
RM PRODUCER NICK OSBORNE TALKS ABOUT THE FILM’S IMPACT
Le producteur de RM, Nick Osborne, parle de l’impact du film
An article mentioning Remember Me and producer Nick Osborne was posted in USA Today
I’m only reposting the excerpt about RM, the rest of the article can be read here : USA Today.
I find it interesting, and a bit annoying, that the author speaks of a « 9/11 surprise ending », while producer Nick Osborne defends this choice as the « right ending » for the movie.
RM is about 9/11, it has always been about 9/11 since its inception and the ending, even though it comes as a brutal shock, is not really a surprise – it’s always been there, who those who have eyes to see and read the breadcrumb trail of clues scattered throughout the movie.
« Surprise ending » implies that it would not be consistent with the meaning of RM, but RM is about 9/11 and how it impacted and destroyed a normal family.
Wallpaper by my friend nylfn
USA Today a publié un article mentionnant Remember Me et son producteur Nick Osborne.
Je ne republie ici que l’extrait concernant RM. Vous pouvez lire le reste de l’article ici : USA Today.
Je trouve personnellement intéressant et contrariant que l’auteur parle « d’une fin surprise liée au 11 septembre », alors que le producteur Nick Osborne défend ce choix en argumentant que c’est « la bonne fin » pour le film.
RM est un film sur le 11 septembre, il l’a toujours été depuis sa conception, et la fin, même si elle est ressentie comme un choc brutal, n’est pas une surprise : elle a toujours été là en filigrane, pour ceux qui savent décoder les indices …« Fin-surprise» a à mon avis une connotation un peu péjorative car le terme implique une fin ne s’inscrivant pas dans la logique du film : or Remember Me est une histoire sur le 11 septembre et raconte comment les attentats ont frappé et détruit une famille ordinaire.
The excerpt from USA Today
As the 10th anniversary of the Sept. 11 attacks approaches, television will commemorate the day with specials and documentaries. But at the nation’s cineplexes, there is considerably less ceremony.
Films such as Oliver Stone’s World Trade Center (2006) and Paul Greengrass‘ critically lauded United 93 (2006) found respectable audiences while fending off criticism when sensitivities were still high. The criticism even stung films with a tangential relationship to the attack, such as 2010's Remember Me. The Robert Pattinson drama featured a 9/11 surprise ending, which took a “drubbing” says producer Nick Osborne.
“Everyone was, to a certain extent, terrified of doing it,” Osborne says. “It’s such a sensitive topic. But it was the right ending.”
L'extrait de l'article de USA Today
A l’approche du 10ème anniversaire des attentats du 11 septembre, la télévision commémorera cette date en diffusant des émissions spéciales et des documentaires. En revanche, dans les salles de cinéma américaines, les écrans se feront beaucoup plus discrets.
Des films tels que le World Trade Center d’Oliver Stone (2006) et United 93, de Paul Greengrass (2006) salué par la critique, ont su se trouver des publics respectables tout en échappant aux critiques alors que la sensibilité à l’événement était encore à fleur de peau. La critique s’est en cependant prise avec virulence à des films qui ont adopté une approche plus tangentielle face aux attentats, tel que Remember Me, sorti en 2010. Ce film dramatique avec Robert Pattinson renfermait une fin-surprise lié au 11 septembre, fin qui a été « laminée » par la critique, selon le producteur Nick Osborne.
« Nous étions tous, dans une certaine mesure, terrifiés de filmer cette fin » ; explique-t-il. « C’est un sujet si sensible. Mais cette fin est la bonne pour le film. »
Source USA Today via Thinking Of Rob
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vendredi 10 septembre 2010
Remember Me - The End
The End
La fin
I could find no words.... and I had decided not to post anything, although I wanted something as a memorial or a tribute. Then a fellow blogger sent me a beautiful video she's made and I loved it for its stark, poignant simplicity. It says everything better than words.
Je voulais poster quelque chose qui serait comme un hommage, mais je ne trouvais pas de mots pour le dire. Et puis, une amie bloggeuse m'a envoyé cette belle vidéo qu'elle a créée, et j'ai aimé sa simplicité austère et poignante. Tout y est dit bien mieux qu'avec des mots
Link: http://www.youtube.com/user/TheHeavenlyDay?feature=mhum
Video by TheHeavenlyDay
La fin
I could find no words.... and I had decided not to post anything, although I wanted something as a memorial or a tribute. Then a fellow blogger sent me a beautiful video she's made and I loved it for its stark, poignant simplicity. It says everything better than words.
Je voulais poster quelque chose qui serait comme un hommage, mais je ne trouvais pas de mots pour le dire. Et puis, une amie bloggeuse m'a envoyé cette belle vidéo qu'elle a créée, et j'ai aimé sa simplicité austère et poignante. Tout y est dit bien mieux qu'avec des mots
Link: http://www.youtube.com/user/TheHeavenlyDay?feature=mhum
Video by TheHeavenlyDay
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jeudi 20 mai 2010
AIDAN & ALLY
SPOILERS
Aidan and Ally - The rooftop scene at the end
Aidan et Ally – La scène de la fin sur le toit
This is a new still which I’ve never seen before. It’s heartbreaking – Aidan and Ally stand crying and helpless on the rooftop, looking at the burning tower. Ally’s face looks frozen in pain but you can almost see her mouth trembling, Aidan’s is contorted with pain, almost grimacing. White, thick ashes fall slowly around them like tears. I don’t know if it’s a part of the final scene which was cut out from the film, or a shot from a different angle which was discarded, or maybe just an picture taken on the set during a rehearsal. The fleeting glimpse we get of them in the film shows them running out of the door, Aidan desperately calling Tyler on his cell, and his face suddenly freezing in disbelief and horror when he sees the tower. My heart clenched when I saw how Ally’s face sort of of scrunched up and how she had to crush her hands against her mouth not to scream out in pain. The film captures the very moment when they see what has happened – but they have not fully grasped it yet. You can imagine Aidan getting Tyler’s answering machine over and over and yet dialling again and again, against all hope. How many times will he dial that number before he finally gives up? I’ve always found it terrible to think that Tyler’s recorded voice on his answering machine is the last time Aidan will hear his friend’s voice.
To me, this new still shows how Ally and Aidan react a little later: Ally is in shock, unable to start crying yet, seized by this terrible grief which paralyzes the body and the mind and causes real, physical pain. Aidan now weeps incontrollably, he has stopped calling – the cellphone is not visible any more – the truth has really hit him.
I have also always found it heart-rending that they chose to shoot this scene on the rooftop where Tyler and Aidan probably spent many happy moments together, Aidan lifting weights, Tyler playing his guitar, and the two of them sunning themselves on their white and green easy chairs, drinking beers while listening to their music, maybe till late into the sweet summer nights. A fleeting glimpse of the scene shows a music box on an old table in a corner, a large fat white candle on a black iron holder with a curious zigzag shape, and empty bottles of beer. We know from another shot that there is also a bunch of dried orange and white flowers – eerily mirroring the white and orange flowers which Tylers’ mother clutches in her hands at the cemetery for Michael, and which are maybe one of the many clues foreshadowing Tyler’s fate all thoughout the film. However, these details prove that the boys liked to spend time there.
Everything is gone forever : no more music, no more soft candle-lights, no more sharing and drinking and laughing together – life fades out and nothing remains but the silent falling ashes and the voice of a dead young man on his cellphone, endlessly repeating the same, last message.
To me, this new still shows how Ally and Aidan react a little later: Ally is in shock, unable to start crying yet, seized by this terrible grief which paralyzes the body and the mind and causes real, physical pain. Aidan now weeps incontrollably, he has stopped calling – the cellphone is not visible any more – the truth has really hit him.
I have also always found it heart-rending that they chose to shoot this scene on the rooftop where Tyler and Aidan probably spent many happy moments together, Aidan lifting weights, Tyler playing his guitar, and the two of them sunning themselves on their white and green easy chairs, drinking beers while listening to their music, maybe till late into the sweet summer nights. A fleeting glimpse of the scene shows a music box on an old table in a corner, a large fat white candle on a black iron holder with a curious zigzag shape, and empty bottles of beer. We know from another shot that there is also a bunch of dried orange and white flowers – eerily mirroring the white and orange flowers which Tylers’ mother clutches in her hands at the cemetery for Michael, and which are maybe one of the many clues foreshadowing Tyler’s fate all thoughout the film. However, these details prove that the boys liked to spend time there.
Everything is gone forever : no more music, no more soft candle-lights, no more sharing and drinking and laughing together – life fades out and nothing remains but the silent falling ashes and the voice of a dead young man on his cellphone, endlessly repeating the same, last message.
Voici une nouvelle image que je n’ai encore jamais vue. Elle est déchirante et m’a fait un coup au coeur quand elle a jailli sans crier gare sur mon écran : Aidan et Ally sont sur le toit-terrasse de leur appartement, en larmes, impuissants, les yeux rivés sur la tour en flammes. Le visage d’Ally est comme figé mais on devine presque le tremblement de ses lèvres. Le visage d’Aidan est déformé par le chagrin, il semble presque grimacer. De grosses cendres blanchâtres tombent lentement en pluie autour d’eux comme des larmes. Je ne sais pas si c’est une partie de la scène finale qui a été coupée au montage, ou peut-être une prise de vue à partir d’un angle différent qui n’a finalement pas été retenue, ou juste une photo de tournage ou de répétition.
La vision fugitive que nous avons d’eux dans le film les montre poussant la porte pour se précipiter sur le toit terrasse, tandis qu’Aidan appelle désespérément Tyler sur son mobile. Puis son visage se fige, tandis qu’incrédule et horrifié, il aperçoit la tour. Mon cœur s’est serré lorsque j’ai vu le visage d’Ally se ratatiner tandis qu’elle écrase littéralement ses poings contre ses lèvres pour retenir un cri de douleur. Le film capture le moment même où ils voient ce qui est arrivé, mais ils n’ont pas encore complètement compris ce qui s’est passé. On imagine Aidan entendant sans fin se répéter le message du répondeur de Tyler, mais refaisant pourtant le numéro, encore et encore, contre tout espoir. Combien de fois l’aura-t-il essayé, ce numéro, avant d’abandonner ? J’ai toujours trouvé terrible l’idée que le message d’accueil enregistré par Tyler sur son répondeur serait la dernière fois qu’Aidan entendrait la voix de
son ami.
Dans cette nouvelle scène, on a l’impression que c’est le moment d’après : Ally est sous le choc, tellement qu’elle ne peut pas encore pleurer, dans une détresse qui fige tout le corps et le cœur, et qui fait physiquement mal. Aidan pleure sans retenue, il n’appelle plus, il a compris, son téléphone a disparu.
J’ai aussi toujours trouvé déchirant le choix de tourner cette scène sur le toit terrasse où Tyler et Aidan ont sans doute passé bien des moments heureux ensemble, Aidan soulevant ses haltères, Tyler grattant sa guitare, et tous les deux lézardant au soleil dans leurs transats verts et blancs, en sirotant des bières et en écoutant de la musique, peut-être parfois jusqu’à une heure tardive par les douces nuits d’été. Une aperçu fugace de la scène finale montre un radiocassette placé sur une vieille table dans un recoin, une grosse bougie blanche piquée sur un chandelier de métal noir avec une curieuse forme en zig-zag, des bouteilles de bière vides. Un autre plan au milieu du film fait entr’apercevoir un bouquet de fleurs séchées blanches et orangées – peut-être un étrange écho du bouquet blanc et orangé que la maman de Tyler tenait au cimetière pour Michael, et un autre de ces symboles qui annoncent la mort du jeune homme dans tout le film – mais quoi qu’il en soit, ces détails montrent que les garçons aimaient à passer du temps sur ce toit.
Tout est fini : la musique, la douce lueur des bougies, les moments de partage, la douce ivresse de l’alcool, les rires : la vie s’éteint et il ne reste plus rien que la chute silencieuse des cendres et sur un répondeur, la voix d’un jeune homme mort, répétant sans fin le même et ultime message.
Source/Credit: http://coolspotters.com/characters/aidan-hall
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vendredi 7 mai 2010
La voix des New Yorkais - New Yorkers Speak - Lena
La fin du film : témoignages de New-Yorkais
New Yorkers Speak About The Ending Of The Film
Lena W.
New Yorkers Speak About The Ending Of The Film
Lena W.

SPOILERS
Lena - Une New Yorkaise ayant perdu des amis dans les attentats - L'amour, la seule chose qui compte lorsqu'une tragédie nous frappe
Normalement, je ne suis pas du genre à commenter des articles sur le Web, mais ici, j’ai vraiment besoin de faire entendre ma voix. J’ai emmené ma fille voir Remember Me hier soir. Je n’avais lu aucun résumé, et n’avais donc aucune idée de la fin ou de quelconques retournements de situation. J’ai certes remarqué les dates mentionnées au début et me suis dite, hum, il y a anguille sous roche là dans ce film, mais j’essaie en général de pas trop analyser les films. Ayant connu dans ma vie personnelle le suicide de proches et d’amis, le scénario m’a touchée, et vers la fin, j’avais compris qu’il y avait quelque chose d’anormal. J’avais remarqué l’édifice [du bureau de Charles] et je m’étais rendue compte que le film ne cessait de faire référence au passage du temps. Mais j’ai été estomaquée quand j’ai compris qu’il s’agissait du 11 septembre. Ce matin-là, j’ai perdu 3 amis. Je ne peux pas voir de photos des tours jumelles sans pleurer. Mais le film met en scène l’événement d’une façon qui, pour une fois, donne l’impression que tous ceux que nous avons perdu ce jour-là sont représentés, tous ceux qui ne portaient pas un uniforme. Le 11 septembre sera toujours un sujet délicat. Mais ce film a trouvé la meilleure façon possible de l’aborder. Nous avons fait des films sur tous ceux faisaient partie des secours officiels, mais nous avons perdu tant de gens qui se trouvaient simplement là sur leur lieu de travail ou de réunion. Robert Pattinson est sincère, touchant, authentique. Toute la partie concernant les attentats du 11 septembre ne représente que les 10 minutes finales, mais elle accomplit son objectif. Tout, pour chacun d’entre nous, a changé, en une fraction de seconde. Remember Me est une histoire d’amour … l’histoire de l’amour d’une famille, qui vous montre que l’amour est la seule chose que nous avons quand tout s’écroule autour de nous. Qui nous montre comment l’amour nous aidera à nous retrouver. L’amour est ce qu’il y a de plus fort sur terre. Pour moi, c’est le sens de ce film. Je sais que les amis que j’ai perdu seraient honorés par Remember Me. Il faut être aveugle pour ne pas comprendre cela...
Lena W (March 18th, 2010 11:33 am) Okay normally I don't post much on these, but I have to speak up here. I took my daughter to see Remember Me last night. I had not read any of the boards, so I had no clue about the ending or the twists. I did pick up on the dates at the beginning and was asking myself, hmmmm, whats wrong with this picture, but I try not to overanalyze movies. As someone who has lived with the loss of family and friends to suicide that storyline touched me, and by the end, I knew something was wrong. I had noticed the building before, and how they kept referencing the passing of the time. But I was blown away when I realized it was 9/11. I lost 3 friends that morning. I can't look at pictures of the towers without crying. But the way this was done, for once, it was like all of the people we lost that day were being represented, the ones not in uniform. 9/11 will always be a touchy subject. But this was the best was to deal with it. We have movies about the men and women in uniform, but we lost many people who were just there doing their jobs, or there for meetings. Robert Pattinson was heartfelt and touching and real. The whole 9/11 part of the movie is like 10 mins at the end, but it proved a point. Everything and everyone changed in a split second. Remember Me is a love story…a story of the love of a family and how that love is all that you have when everything else falls apart around you. How that love will help you come back together. Love is the strongest thing on earth. To me thats what this movie was. I know the friends I lost would be honored by Remember Me. Anyone who can't see that is blind…
Lena - Une New Yorkaise ayant perdu des amis dans les attentats - L'amour, la seule chose qui compte lorsqu'une tragédie nous frappeNormalement, je ne suis pas du genre à commenter des articles sur le Web, mais ici, j’ai vraiment besoin de faire entendre ma voix. J’ai emmené ma fille voir Remember Me hier soir. Je n’avais lu aucun résumé, et n’avais donc aucune idée de la fin ou de quelconques retournements de situation. J’ai certes remarqué les dates mentionnées au début et me suis dite, hum, il y a anguille sous roche là dans ce film, mais j’essaie en général de pas trop analyser les films. Ayant connu dans ma vie personnelle le suicide de proches et d’amis, le scénario m’a touchée, et vers la fin, j’avais compris qu’il y avait quelque chose d’anormal. J’avais remarqué l’édifice [du bureau de Charles] et je m’étais rendue compte que le film ne cessait de faire référence au passage du temps. Mais j’ai été estomaquée quand j’ai compris qu’il s’agissait du 11 septembre. Ce matin-là, j’ai perdu 3 amis. Je ne peux pas voir de photos des tours jumelles sans pleurer. Mais le film met en scène l’événement d’une façon qui, pour une fois, donne l’impression que tous ceux que nous avons perdu ce jour-là sont représentés, tous ceux qui ne portaient pas un uniforme. Le 11 septembre sera toujours un sujet délicat. Mais ce film a trouvé la meilleure façon possible de l’aborder. Nous avons fait des films sur tous ceux faisaient partie des secours officiels, mais nous avons perdu tant de gens qui se trouvaient simplement là sur leur lieu de travail ou de réunion. Robert Pattinson est sincère, touchant, authentique. Toute la partie concernant les attentats du 11 septembre ne représente que les 10 minutes finales, mais elle accomplit son objectif. Tout, pour chacun d’entre nous, a changé, en une fraction de seconde. Remember Me est une histoire d’amour … l’histoire de l’amour d’une famille, qui vous montre que l’amour est la seule chose que nous avons quand tout s’écroule autour de nous. Qui nous montre comment l’amour nous aidera à nous retrouver. L’amour est ce qu’il y a de plus fort sur terre. Pour moi, c’est le sens de ce film. Je sais que les amis que j’ai perdu seraient honorés par Remember Me. Il faut être aveugle pour ne pas comprendre cela...
Lena W (March 18th, 2010 11:33 am) Okay normally I don't post much on these, but I have to speak up here. I took my daughter to see Remember Me last night. I had not read any of the boards, so I had no clue about the ending or the twists. I did pick up on the dates at the beginning and was asking myself, hmmmm, whats wrong with this picture, but I try not to overanalyze movies. As someone who has lived with the loss of family and friends to suicide that storyline touched me, and by the end, I knew something was wrong. I had noticed the building before, and how they kept referencing the passing of the time. But I was blown away when I realized it was 9/11. I lost 3 friends that morning. I can't look at pictures of the towers without crying. But the way this was done, for once, it was like all of the people we lost that day were being represented, the ones not in uniform. 9/11 will always be a touchy subject. But this was the best was to deal with it. We have movies about the men and women in uniform, but we lost many people who were just there doing their jobs, or there for meetings. Robert Pattinson was heartfelt and touching and real. The whole 9/11 part of the movie is like 10 mins at the end, but it proved a point. Everything and everyone changed in a split second. Remember Me is a love story…a story of the love of a family and how that love is all that you have when everything else falls apart around you. How that love will help you come back together. Love is the strongest thing on earth. To me thats what this movie was. I know the friends I lost would be honored by Remember Me. Anyone who can't see that is blind…
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La voix des New Yorkais - New Yorkers Speak - Lee
SPOILERSLa fin du film : témoignages de New-Yorkais
New Yorkers Speak About The Ending Of The Film - Lee
New Yorkers Speak About The Ending Of The Film - Lee
L'avis d'un New Yorkais qui ai aimé le film (Lee)
Will Fetters et Rob Pattinson et tous ceux qui ont participé au film ont des raisons d’être fiers. Je crois que le problème n’est pas du au film lui-même mais à la façon dont il a été commercialisé. Je suis New Yorkais, j’ai vu Remember Me deux fois et l’ai recommandé autour de moi. Je dois cependant dire que j'ai annoncé la couleur aux gens en leur précisant le lieu et la date de l’action (ils feront eux-mêmes le lien) car pour ceux qui ont réellement vécu en direct le 11 septembre, il serait cruel de ma part de les envoyer voir ce film sans aucun avertissement. Y all
er sans rien savoir provoque une réaction épidermique qui malheureusement jette une ombre sur les mérites du film. Le fait de connaître la fin avant d’y aller ne m’a pas empêché d’apprécier le film. Quand aux critiques, je ne leur prête aucune attention.
er sans rien savoir provoque une réaction épidermique qui malheureusement jette une ombre sur les mérites du film. Le fait de connaître la fin avant d’y aller ne m’a pas empêché d’apprécier le film. Quand aux critiques, je ne leur prête aucune attention.Lee (March 16th, 2010 5:38 pm)
Will and Rob and all involved with the actual film should be proud. I think the problem is not with the film itself but with the way it was marketed. I'm a New Yorker and I saw Remember Me twice and have been recommending it to people. I have to say though that I've been giving them fair warning about time and place (they can put two and two together) because for those who actually experienced 9/11 firsthand, it'd be cruel for me to send them in blind all over again. That's the kind of thing that creates a knee jerk negative reaction that sadly overshadows the film's merits. Knowing the ending did not take away from my appreciation of the film. As for the critics, I don't listen to them.
Will and Rob and all involved with the actual film should be proud. I think the problem is not with the film itself but with the way it was marketed. I'm a New Yorker and I saw Remember Me twice and have been recommending it to people. I have to say though that I've been giving them fair warning about time and place (they can put two and two together) because for those who actually experienced 9/11 firsthand, it'd be cruel for me to send them in blind all over again. That's the kind of thing that creates a knee jerk negative reaction that sadly overshadows the film's merits. Knowing the ending did not take away from my appreciation of the film. As for the critics, I don't listen to them.
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La voix des New Yorkais - New Yorkers Speak - Jennifer
La fin du film : témoignages de New-Yorkais
New Yorkers Speak About The Ending Of The Film
Jennifer L.
New Yorkers Speak About The Ending Of The Film
Jennifer L.
New-Yorkaise connaissant une personne ayant trouvé la mort dans les Twin Towers (Jennifer L.) Jennifer L. (March 17th, 2010 5:44 pm) I was so glad to see this interview. I so wanted to somehow contact Will Fetters after I got home from seeing the movie on Friday, to tell him how much I loved it, even though I was so sad that I couldn't shake it for two days afterward. It really just stayed with me so much. As both a New Yorker and a writer, I thought he wrote a beautiful little gem of a movie. I think the 9/11 subject is just still taboo to a lot of people, because they remember it so well and it still hurts. I was here, I knew someone who died in the Towers, and I wasn't angry at the movie. I think that he and the director handled the ending (not showing, but implying) tastefully and respectfully, and got the emotions right. The way everyone just looked UP in total horror… that's one of the main images I sure remember from that day. Everyone in the cast was great, and Robert Pattinson really showed he's got some chops after all, but none of that could've happened without a strong script. It's all about the writing, folks. And this was your first screenplay, Will? Damn. I look forward to your future work. Don't listen to those who "didn't get it"; plenty did, just look at all these heartfelt comments above mine. I think this movie accomplished what you originally intended: putting a face on this tragedy, that all these people left home that morning not knowing what was about to hit, that 3,000 people died with unfinished business and leaving heartbreak behind them. For the younger generation, people who were too young to be aware of what happened then but know about it now, maybe bringing such a monumental catastrophe down to such an intimate, personal level will help them connect and understand that day in a way they couldn't before. I truly think that the movie's shelf life, long after it leaves the theaters, will prove to be much brighter and stronger — this movie is a classic. People just don't realize it yet. So keep it up, Will. Good work. Well done.
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mardi 4 mai 2010
La voix des New Yorkais - New Yorkers Speak - John
La fin du film : témoignages de New-Yorkais
New Yorkers Speak About The Ending Of The Film
New Yorkers Speak About The Ending Of The Film
John

SPOILERS
New-Yorkais ayant perdu son frère dans les attentats du 11 septembre (John)
Le synopsis officiel du film précise clairement que l’action se passe à New York pendant l’été 2001. Si vous ne suspectez pas automatiquement qu’un film intitulé REMEMBER ME qui se passe pendant l’été 2001 risque d’avoir un lien avec les attentats du 11 septembre, c’est que vous n’êtes pas très futé. Franchement, je crois que les auteurs du film ont fait plus qu’il n’en fallait pour signaliser le film, à condition de se donner la peine de faire attention.
J'ai perdu mon frère dans les attentats du 11 septembre et je savais, en allant voir le film, de quoi il retournait et je peux vous garantir que je ne suis pas un génie. Je trouve donc que ceux qui avancent le prétexte que le public aurait du être explicitement averti que le héros allait mourir le 11 septembre bien difficile à défendre. Si les spectateurs choisissent de ne pas s’informer sur un film qu’ils vont aller voir, c’est à leurs risques et périls. Mais ce n’est pas la faute des auteurs du film.
De plus, si vous voulez réellement blâmer quelqu’un pour la campagne publicitaire du film, alors ne blâmez pas Fetters, Coulter ou Pattinson ; retournez-vous plutôt contre le studio qui est celui qui a la maîtrise de cet aspect. Les réalisateurs ne font même pas eux-mêmes leurs propres bandes-annonces à Hollywood : les BA sont sous-traitées à l’extérieur, et ils ont actuellement très peu de contrôle sur le marketing de leurs films, à moins de s’appeler Spielberg ou Scorsese.
Le film est un hommage plein de tact, de respect et dûment rendu à tous ceux qui ont perdu la vie ce jour-là, y compris mon frère. Je préférerais que les réactions outragées par rapport au film proviennent de ceux qui ont perdu quelqu’un ce jour-là plutôt que de ceux qui n’ont perdu personne, si tant est que ce sentiment d’outrage existe tout court. Et pour le moment, d’après ce que j’ai pu lire et constater, de très nombreux New Yorkais personnellement touchés par le 11 septembre ont fait entendre leurs voix afin de témoigner de leur désaccord avec les critiques. S’ils sont comme moi, je pense que dans leur cœur, ils savent que le film a été fait avec les meilleures des intentions et qu’ils apprécient l’amour et la minutie qui lui ont été consacrés. Le reste de l’univers des « critiques » est tout simplement trop aveugle et cynique pour percevoir cela.
Le synopsis officiel du film précise clairement que l’action se passe à New York pendant l’été 2001. Si vous ne suspectez pas automatiquement qu’un film intitulé REMEMBER ME qui se passe pendant l’été 2001 risque d’avoir un lien avec les attentats du 11 septembre, c’est que vous n’êtes pas très futé. Franchement, je crois que les auteurs du film ont fait plus qu’il n’en fallait pour signaliser le film, à condition de se donner la peine de faire attention.
J'ai perdu mon frère dans les attentats du 11 septembre et je savais, en allant voir le film, de quoi il retournait et je peux vous garantir que je ne suis pas un génie. Je trouve donc que ceux qui avancent le prétexte que le public aurait du être explicitement averti que le héros allait mourir le 11 septembre bien difficile à défendre. Si les spectateurs choisissent de ne pas s’informer sur un film qu’ils vont aller voir, c’est à leurs risques et périls. Mais ce n’est pas la faute des auteurs du film.
De plus, si vous voulez réellement blâmer quelqu’un pour la campagne publicitaire du film, alors ne blâmez pas Fetters, Coulter ou Pattinson ; retournez-vous plutôt contre le studio qui est celui qui a la maîtrise de cet aspect. Les réalisateurs ne font même pas eux-mêmes leurs propres bandes-annonces à Hollywood : les BA sont sous-traitées à l’extérieur, et ils ont actuellement très peu de contrôle sur le marketing de leurs films, à moins de s’appeler Spielberg ou Scorsese.
Le film est un hommage plein de tact, de respect et dûment rendu à tous ceux qui ont perdu la vie ce jour-là, y compris mon frère. Je préférerais que les réactions outragées par rapport au film proviennent de ceux qui ont perdu quelqu’un ce jour-là plutôt que de ceux qui n’ont perdu personne, si tant est que ce sentiment d’outrage existe tout court. Et pour le moment, d’après ce que j’ai pu lire et constater, de très nombreux New Yorkais personnellement touchés par le 11 septembre ont fait entendre leurs voix afin de témoigner de leur désaccord avec les critiques. S’ils sont comme moi, je pense que dans leur cœur, ils savent que le film a été fait avec les meilleures des intentions et qu’ils apprécient l’amour et la minutie qui lui ont été consacrés. Le reste de l’univers des « critiques » est tout simplement trop aveugle et cynique pour percevoir cela.
John (March 16th, 2010 7:03 pm) The film's official synopsis clearly states the setting is the summer of 2001 in NYC. If anyone doesn't automatically suspect that a film called 'REMEMBER ME' set in the summer of 2001 might have something to do with 9/11 they are not the sharpest knives in the drawer.
Frankly, I think the filmmakers did more than was necessary to red flag the film for those that would be bothered. I lost a brother in 9/11 and I knew going in to see the movie what it was about and I can assure you, I'm no Einstein. So I find the excuse that the audience needs to have it spelled out to them that the main character will die in 9/11 less than valid. If people choose not to read about a film they're going to see then buyer beware. Not the filmmakers fault. Furthermore, if you really want to blame someone for the advertising, don't blame Fetters, Coulter or Pattinson; try blaming the studio who is in control of that aspect. Directors don't even make their own trailers in Hollywood — it's sourced out and they have very little control these days how their films are marketed unless their names are Speilberg or Scorcese. The film was tasteful, respectful and a fitting tribute to all of those lives lost that day, including my brother. I would prefer for this outrage from people who didn't lose anyone that day to come from those who did if it comes at all. And so far from what I've seen and read, there have been plenty of New Yorkers personally affected by 9/11 who have spoken up in disagreement with the critics. If they're anything like me, I think in their hearts they know the film was made with the best of intentions and they appreciate the love and care that went into it. The rest of the "critic" world is just too blind and cynical to get that.
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Lien commentaire John/Link to John's comment:http://www.ropeofsilicon.com/article/reacting-to-remember-me-an-interview-with-screenwriter-will-fetters
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La fin du film : la parole aux New-Yorkais New Yorkers Speak About The RM Ending

La fin du film, on l’a donc vu, a beaucoup prêté à controverse, parce qu’elle n’a souvent pas été comprise, notamment dans la presse qui s'est empressée de l'utilliser comme un argument-massue contre le film. Mais dans le post précédent, l'interview de Will Fetters par Brad Brevet explique très clairement quelle était l'intention du film. Un tel éclaircissement était apparemment nécessaire, à tel point que cette interview a généré plus de 300 commentaires de spectateurs (parmi lesquels je suis), qui à quelques rares exceptions près, confirment tous qu’ils ont bien saisi l’intention du film et ont aimé Remember Me, contrairement à la majorité des critiques.
J’ai pensé qu’il était intéressant de faire découvrir peu à peu les témoignages de ces spectateurs, et pour commencer, qui de mieux placés que des New-Yorkais ayant vécu en direct la tragédie, et touchés parfois personnellement par la perte d’un être aimé ?
Voici donc trois témoignages extraits de ces commentaires, que j'ai mis dans des posts à part.
The ending of the film is, as can be seen, strongly controversial because so many critics did not understand it - and were quick to use it to pan the film. However, the Will Fetters interview by Brad Brevet (see previous post) delineates very clearly what the real intent of the film was. It turns out that such an explanation was apparently necessary, as this interview generated a tremendous amount of comments (currently more than 300, and I commented there too) by viewers who, in their overwhelming majority, wrote that they had loved RM and they had got what the film was about, something most critics did not.
I thought it would be interesting to post regularly some of these comments. And to start with those who are the most rightly entitled to speak about how they felt about the ending: the New Yorkers who saw it all with their own eyes, and who sometimes lost a beloved one in the tragedy.
I have selected three comments by New Yorkers who witnessed the tragedy first-hand and placed them in the next posts.
J’ai pensé qu’il était intéressant de faire découvrir peu à peu les témoignages de ces spectateurs, et pour commencer, qui de mieux placés que des New-Yorkais ayant vécu en direct la tragédie, et touchés parfois personnellement par la perte d’un être aimé ?
Voici donc trois témoignages extraits de ces commentaires, que j'ai mis dans des posts à part.
The ending of the film is, as can be seen, strongly controversial because so many critics did not understand it - and were quick to use it to pan the film. However, the Will Fetters interview by Brad Brevet (see previous post) delineates very clearly what the real intent of the film was. It turns out that such an explanation was apparently necessary, as this interview generated a tremendous amount of comments (currently more than 300, and I commented there too) by viewers who, in their overwhelming majority, wrote that they had loved RM and they had got what the film was about, something most critics did not.
I thought it would be interesting to post regularly some of these comments. And to start with those who are the most rightly entitled to speak about how they felt about the ending: the New Yorkers who saw it all with their own eyes, and who sometimes lost a beloved one in the tragedy.
I have selected three comments by New Yorkers who witnessed the tragedy first-hand and placed them in the next posts.
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lundi 3 mai 2010
INTERVIEW DU SCENARISTE WILL FETTERS PAR BRAD BREVET
-Ouais, et ça s'appelle un GROS SPOILER.
- They're revealing the ending of the film in this post!
- Yeah, and it's called a MAJOR SPOILER.
Où l’on commence par la fin… Let's start with the ending (suite/con'td)
Source en anglais/ENGLISH VERSION HERE: http://www.ropeofsilicon.com/article/reacting-to-remember-me-an-interview-with-screenwriter-will-fetters
La réaction à « Remember Me »: une interview avec le scénariste Will Fetters – Comment recréer un événement venu de nulle part ?
Par : Brad Brevet (http://www.ropeofsilicon.com/)
Publié : Mardi 16 mars 2010
INTRO DE BRAD BREVET : Cette interview contient des détails du scénario qui révèlent la fin de Remember Me. Si vous n’avez pas encore vu le film, non seulement je vous invite vivement à prendre le chemin de votre ciné, mais vous recommande de différer la lecture de cette interview tant que vous n’avez pas vu le film. Tous ceux qui ont lu ma critique de Remember Me savent déjà que j’ai aimé le film, et je suis l’un des rares dans ce cas. En fait, j’ai des opinions tranchées sur ce film. Je ne l’envisage pas sous l’angle de la qualité de jeu des acteurs et ne juge pas si le réalisateur, Allen Coulter, a ou non livré un tour de force en matière de navigation filmique, mais je m’intéresse simplement à l’idée et aux intentions sur lesquelles repose le film. Toutefois, la communauté des critiques semble être largement passée à côté de ces intentions. La grande majorité a décrit Remember Me comme une romance, mais en est-ce bien une? J’ai perçu le film comme quelque chose de totalement différent. Du coup, je me suis mis à lire critique après critique, et à aboutir personnellement à la conclusion on ne peut plus pompeuse et qui fait figure de vrai cliché: « Ils n’ont rien compris ». Mais, au lieu de rédiger un édito global qui exposerait pourquoi je pensais avoir raison et pourquoi tous les autres avaient tort, j’ai décidé de remonter à la source. J’ai contacté Summit Entertainment et ai sollicité des interviews avec Will Fetters, dont c’était le tout premier scénario, et le réalisateur, Allen Coulter. Allen Coulter se trouvait être en vacances pour la semaine, mais Will Fetters était disponible pour une conversation, et notre discussion s’est avérée être plus que suffisante pour m’aider à concrétiser ce que je voulais dire du film. Will Fetters a commencé à travailler sur ce qui était alors pour lui un script très personnel, en 2004, à l’âge de 22 ans. L’histoire lui trottait dans la tête depuis environ deux ans, depuis les attentats terroristes du 11 septembre 2001. Il était alors étudiant en fac de droit. Un malentendu avec la police de l’état du Delaware lui a fourni le point de départ du récit. Cette méprise est retranscrite dans le film sous une forme légèrement modifiée, dans la scène où Tyler (joué par Robert Pattinson) est arrêté par le policier joué par Chris Cooper. En fait, Will décrit le film comme étant très personnel, expliquant que la relation entre Tyler et Caroline (jouée par Ruby Jerins) est tirée de la réalité, car elle est très proche de la relation qu’il a avec ses deux jeunes sœurs. Bien que cette relation, ainsi que la relation de Tyler avec sa famille et sa nouvelle copine (jouée par Emilie de Ravin) et le père de celle-ci jouent un rôle central dans l’histoire, les relations entre les protagonistes ne sont malgré tout pas ce qui forme le cœur du film. Alors, quel est le sujet du film ? Quelles étaient les intentions de Will ? Tel a été le point de départ de notre interview, qui a eu lieu le lundi 15 mars 2010, trois jours après la sortie en salles du film, laquelle s’est accompagnée d’une salve de critiques largement négatives (28% sur le site américain de critiques de cinéma RottenTomatoes) et par des recettes de $8 millions au box-office pour son premier week-end d’exploitation, alors que les prévisions tablaient sur $16 millions. Ci-dessous, j’ai retranscrit notre longue conversation sur le sujet réel du film, sur la réaction critique qu’il a suscité et sur la façon dont Will Fetters fait face à la réception très négative de ce qui était son tout premier scénario.
Will Fetters & Allen CoulterBrad : Quel est le sujet du film et quelles étaient vos intentions ?
Will : Apparemment, les gens n’ont pas compris quel était le sujet du film. Et je crois même qu’à un certain niveau, même s’ils comprennent quel est le vrai sujet traité, les gens ne vont pas pour autant forcément aimer le film. Je pense que les préjugés pèsent lourd dans la balance. Ce film, par bien des aspects, était une étude sur le deuil, et sur ces événements qui sont comme « un coup de tonnerre dans un ciel bleu », des événements qui changent tout le cours d’une vie. Pour moi, le script a commencé par jouer le rôle d’une thérapie pour le jeune homme de 22 ans que j’étais.
J’a connu des tragédies personnelles dans ma vie, puis cet événement plus vaste (le 11 septembre) s’est produit, et est venu recouper mon expérience en tant que jeune homme, en provoquant des sentiments de colère et de tristesse similaires. Cette histoire, ce script, était un moyen de gérer ces sentiments.
Je crois que la critique la plus équitable que j’ai lue jusqu'ici concerne surtout les points principaux du scénario, c'est-à-dire que quand on écrit une histoire d’amour, on a tendance à utiliser un peu toujours les mêmes mécanismes ; ça c’est un reproche que je peux comprendre. Certaines parties du dialogue sont un peu trop enjolivées et une partie semble un peu artificielle, je l’admets, mais je pense que beaucoup de gens ne comprennent pas quelles étaient nos intentions. Ils s’imaginent que j’ai écrit un script de 100 pages et que, arrivé à cinq pages de la fin, comme je ne savais pas comment terminer mon récit, j’aurais alors utilisé le 11 septembre. C’est à mille lieues de la vérité. Tout le sujet du film, c’est de gérer ce traumatisme du 11septembre, de gérer cette colère et de voir comment les gens peuvent être unis et divisés par un tel événement.
Brad : J’ai trouvé intéressant que certains critiques aient qualifié la fin de « privation», car dans la réalité, n’est-ce pas exactement ce qu’elle est, cette expérience? Le public se retrouve brutalement privé du lien qu’il a formé avec ce personnage, suite à un accident tragique et imprévu.
Will : Absolument, c’est exactement de ça qu’il s’agit. En définitive, c’est cela le défi, je pense que c’était tout le paradoxe de faire un film traitant du 11 septembre : comment recréer un événement venu de nulle part ?
Je l’envisage un peu comme le film Precious. Precious, qui était issu du circuit des festivals des films indépendants, a eu un gros buzz en raison de son sujet très sombre, mais en ce qui concerne Remember Me, je crois qu’il a été présenté généralement comme une romance à la Nicholas Sparks [auteur ultra-romantique américain], dans le style d’un film romantique comme Dear John. Or, Remember Me se révèle être quelque chose de très différent, ce qui lui a fait du tort auprès des gens qui sont allés le voir. Peut-être qu’un jour quelqu’un fera un film sur cet événement qui sera meilleur que le nôtre, c’est probable, ils l’ont même peut-être déjà fait …mais ce que nous avons essayé de faire avec la fin, c’est de recréer l’émotion réelle de l’événement, tel qu’il a été vécu. En écrivant le script, j’ai essayé de donner des nuances, des tonalités, et d’insuffler des émotions qui permettaient de deviner le sujet du film, mais sans le dire littéralement. Nous avons tenté de semer un nombre suffisant d’indices, de donner au public suffisamment de pistes pour que les gens aient un pressentiment, mais sans lui permettre de savoir réellement de quoi il s’agissait. Parce que, si vous savez réellement ce qui va se passer, comme dans les films United 93 et World Trade Center, alors on est dans une approche totalement différente pour le spectateur. Je pense donc [que ce que vous avez dit] était bien formulé, la fin est une « privation », dont les effets étaient censés être dévastateurs. Chez certaines personnes, cette fin provoque un vrai sentiment de colère. Etre en colère est tout à fait admissible, mais j’aurais aimé que les gens respectent un peu plus les intentions de chacun d’entre nous dans ce film. Je ne crois pas qu’aucun d’entre nous n’ait jamais tenté d’exploiter quoi que ce soit.
Will : Apparemment, les gens n’ont pas compris quel était le sujet du film. Et je crois même qu’à un certain niveau, même s’ils comprennent quel est le vrai sujet traité, les gens ne vont pas pour autant forcément aimer le film. Je pense que les préjugés pèsent lourd dans la balance. Ce film, par bien des aspects, était une étude sur le deuil, et sur ces événements qui sont comme « un coup de tonnerre dans un ciel bleu », des événements qui changent tout le cours d’une vie. Pour moi, le script a commencé par jouer le rôle d’une thérapie pour le jeune homme de 22 ans que j’étais.
J’a connu des tragédies personnelles dans ma vie, puis cet événement plus vaste (le 11 septembre) s’est produit, et est venu recouper mon expérience en tant que jeune homme, en provoquant des sentiments de colère et de tristesse similaires. Cette histoire, ce script, était un moyen de gérer ces sentiments.
Je crois que la critique la plus équitable que j’ai lue jusqu'ici concerne surtout les points principaux du scénario, c'est-à-dire que quand on écrit une histoire d’amour, on a tendance à utiliser un peu toujours les mêmes mécanismes ; ça c’est un reproche que je peux comprendre. Certaines parties du dialogue sont un peu trop enjolivées et une partie semble un peu artificielle, je l’admets, mais je pense que beaucoup de gens ne comprennent pas quelles étaient nos intentions. Ils s’imaginent que j’ai écrit un script de 100 pages et que, arrivé à cinq pages de la fin, comme je ne savais pas comment terminer mon récit, j’aurais alors utilisé le 11 septembre. C’est à mille lieues de la vérité. Tout le sujet du film, c’est de gérer ce traumatisme du 11septembre, de gérer cette colère et de voir comment les gens peuvent être unis et divisés par un tel événement.
Brad : J’ai trouvé intéressant que certains critiques aient qualifié la fin de « privation», car dans la réalité, n’est-ce pas exactement ce qu’elle est, cette expérience? Le public se retrouve brutalement privé du lien qu’il a formé avec ce personnage, suite à un accident tragique et imprévu.
Will : Absolument, c’est exactement de ça qu’il s’agit. En définitive, c’est cela le défi, je pense que c’était tout le paradoxe de faire un film traitant du 11 septembre : comment recréer un événement venu de nulle part ?
Je l’envisage un peu comme le film Precious. Precious, qui était issu du circuit des festivals des films indépendants, a eu un gros buzz en raison de son sujet très sombre, mais en ce qui concerne Remember Me, je crois qu’il a été présenté généralement comme une romance à la Nicholas Sparks [auteur ultra-romantique américain], dans le style d’un film romantique comme Dear John. Or, Remember Me se révèle être quelque chose de très différent, ce qui lui a fait du tort auprès des gens qui sont allés le voir. Peut-être qu’un jour quelqu’un fera un film sur cet événement qui sera meilleur que le nôtre, c’est probable, ils l’ont même peut-être déjà fait …mais ce que nous avons essayé de faire avec la fin, c’est de recréer l’émotion réelle de l’événement, tel qu’il a été vécu. En écrivant le script, j’ai essayé de donner des nuances, des tonalités, et d’insuffler des émotions qui permettaient de deviner le sujet du film, mais sans le dire littéralement. Nous avons tenté de semer un nombre suffisant d’indices, de donner au public suffisamment de pistes pour que les gens aient un pressentiment, mais sans lui permettre de savoir réellement de quoi il s’agissait. Parce que, si vous savez réellement ce qui va se passer, comme dans les films United 93 et World Trade Center, alors on est dans une approche totalement différente pour le spectateur. Je pense donc [que ce que vous avez dit] était bien formulé, la fin est une « privation », dont les effets étaient censés être dévastateurs. Chez certaines personnes, cette fin provoque un vrai sentiment de colère. Etre en colère est tout à fait admissible, mais j’aurais aimé que les gens respectent un peu plus les intentions de chacun d’entre nous dans ce film. Je ne crois pas qu’aucun d’entre nous n’ait jamais tenté d’exploiter quoi que ce soit.
Brad : C’est cela qui est en quelque sorte insolite. J’ai déjà parlé à des gens qui m’ont dit que la fin les faisait se sentir floués, ou qu’elle les mettait en colère. Je leur ai dit que c’était totalement normal d’éprouver ces sentiments, puis je leur ai alors demandé comment ils s’étaient sentis quand le 11 septembre s’est produit. Réponse : ils ont éprouvé de la colère et de la souffrance, face à la privation que représentait la perte de ces milliers de vies anéanties. Dans son essence même, le film remet donc dans une certaine mesure le public dans la même situation qu’à l’époque.
Du coup, quand la critique Manohla Dargis du The New York Times dit que la «la fin exploite honteusement le 11 septembre», verdict repris par d’autres critiques, je ne vois pas où est cette exploitation, car le film a toujours voulu parler du 11 septembre, simplement il ne l’a pas fait de façon explicite en en informant le public dès le départ. Mais de même, le matin du 11 septembre 2001, lorsque les gens se sont réveillés, ils ne savaient pas ce qui allait se passer ce jour-là. A mon avis, la seule façon de voir la fin comme une exploitation de l’événement, c’est si vous n’avez pas compris pas le vrai sujet du film.
Will : Je crois que c’est la clé. Ce sont les gens qui n’arrivent pas à entendre le message plus global du film. Allen Coulter et moi en avons parlé et nous ne pouvions pas nous empêcher de penser à David Chase, le réalisateur de la série TV Les Sopranos [Allen Coulter a participé à 12 épisodes de cette série], pour essayer de décrire notre film. Commentant la fin énigmatique des Sopranos [qui s’achève sur un écran noir, sans description explicite du sort des personnages], David Chase a eu cette réplique célèbre, « tout est là », et tout le monde lui a tiré dessus à boulets rouges, à cause de cette fin. Remember Me est lui cependant lié à un événement réel, ce qui fait que la comparaison est par bien des aspects un peu injuste. Ceci dit, Allen et moi avons passé énormément de temps à réfléchir à chaque décision que nous prenions sur le plan narratif, de manière à tout faire pour que le 11 septembre apparaisse toujours en filigrane.
Par bien des aspects, le film n’est pas exempt de défauts, je ne le nierai en aucun cas. Chaque fois que je le regarde, j’entends certains dialogues et je me dis que nous aurions pu l’écrire différemment. Mais en ce qui concerne le 11 septembre, nous avons intégré le World Trade Center dans la toute première scène. Si vous regardez la façon dont ce premier plan est construit, vous verrez que nous l’avons fait délibérément. Dans ce plan d’ouverture, il y en a en réalité trois personnages. [Ally, sa mère et les tours jumelles]
Quand à la polémique sur l’exploitation de cet événement, j’estime qu’elle est totalement injuste car le 11 septembre a déjà été utilisé dans différentes formes d’expression artistique – des romans, de la fiction – et je ne sais pas à quelle limites exactes il est soumis. Je crois que c’est cela qui me déroute le plus. Je ne comprend pas pourquoi on nous accuse d’exploiter l’événement parce que nous avons fait ce tout petit film, dont le sujet principal est l’émotion engendrée par cette journée du 11 septembre. Je ne comprends pas pourquoi on ne fait pas le même reproche à un film comme World Trade Center qui, tout en étant authentique, se contente de reconstituer un événement et de littéralement vous le refaire revivre de A à Z.
Brad : La fin du film a été divulguée sur Internet avant même sa sortie.
Will : Oui , nous savions que ça allait arriver.
Brad : Pensez-vous que la divulgation de la fin avant la sortie du film a affecté la façon dont les gens ont abordé le film, ou les a même décidés à boycotter le film parce que son sujet a immédiatement été le sujet d’un malentendu ? En effet, il y a eu un énorme buzz disant que la fin du film était « le plus gros retournement de situation des dix dernières années », alors que ce n’est pas vraiment un retournement de situation, mais l’évolution naturelle du scénario.
Will: J’aimerais que les gens cessent d’utiliser l’expression « retournement de situation ». Vraiment. Je crois que ce terme, « retournement de situation », laisse penser que nous avions l’intention délibérée de tromper les gens en leur faisant s’attendre à quelque chose de différent. C’est sûr qu'Internet a gâché la fin en la divulguant avant la sortie… Les critiques ont adopté deux attitudes différentes. D’un côté, et je trouve ça vraiment stupéfiant, il y a tous ces critiques qui disent qu’ils ont su dès la première minute de film de quoi il retournait. Ces critiques nous ont massacrés en nous accusant d’avoir utilisé cette fin qu’ils ont décrite comme un boulet que le film traîne dès le départ. D’un autre côté, il y a ceux qui n’ont pas compris notre intention et qui ont pensé que nous avions collé artificiellement cette fin pour boucler le film.
De nos jours, la diffusion de la fin des films sur Internet avant leur sortie est devenue inévitable. Est-ce qu’il serait aujourd’hui possible de garder secrète la fin d’un film comme The Crying Game ? Je ne le crois pas. Je crois qu’elle serait divulguée – surtout si les acteurs sont célèbres - et qu’elle échapperait au plateau de tournage. Le monde a changé. Les médias modernes ont changé, la politique a changé, tout [a changé] et je crois qu’Internet va être l’éternel obstacle que les cinéastes vont devoir surmonter. En ce qui concerne la fin de Remember Me, nous aurions voulu la garder secrète, et de toute évidence, nous pensons que la découverte du film est plus pure si vous allez le voir sans rien savoir, mais nous avons réalisé que nous ne pourrions pas contrôler ce facteur le jour même où Robert Pattinson a signé pour faire le film. Nous savions que nous allions être dévoilés dès le début.
Brad : Un paradoxe intéressant que j’ai remarqué est que la réaction presque normale est la colère de la part du public, qui se sent privé de ce personnage qu’ils ont appris à connaître et à aimer pendant tout le film. Pourtant, un public en colère, ce n’est pas ce que vous recherchez, parce que vous voulez que les gens retournent revoir le film, et qu’ils le recommandent à leurs amis. Par conséquent, de par son essence même, le film fonctionne, mais il signe quasiment son propre arrêt de mort, sans parler des spectateurs en colère qui sortent du ciné sans avoir même compris que la colère faisait partie intégrante de l’intention du film : l’objectif était de recréer, par l’art, d’aussi près que possible la façon dont le 11 septembre a été vécu.
Will : C’est une bonne évaluation et j’en suis heureux, car pour être honnête, lire les critiques publiées la dernière semaine a été un peu l’équivalent du supplice chinois de la goutte d’eau. Je ne sais pas comment c’est pour les autres, peut-être qu’un jour je m’endurcirai et que je deviendrai comme les George Clooney de ce monde qui ne sont pas obligés de lire les critiques, mais en ce qui me concerne, j’ai envie de savoir ce que les gens ont ressenti, surtout les critiques que je respecte. Il a donc été assez dur de voir ce déferlement de fureur.
Je crois que ce film a toujours été destiné à polariser les spectateurs. Je l’ai toujours su à partir du moment où je me suis lancé dans le projet. Je crois que nous le savions tous. Il était inévitable qu’un certain nombre de personnes n’allaient jamais comprendre le film, qu’elles allaient le classifier comme un film impardonnable, moralement répréhensible, et qu’elles allaient dire que nous n’aurions jamais du essayer de le faire. La solution de facilité pour juger ce film, du point de vue des critiques, consiste [à dire qu’ils] ne peuvent pas croire que Coulter et Fetters aient choisi cette fin. Ce qui nous ramène à ce que j’ai dit plus haut : l’idée que quelqu’un puisse imaginer que j’écrive un script dans lequel le 11 septembre joue un rôle, sans que le film traite dans sa totalité du 11 septembre, sous un aspect ou un autre, est choquante. C’est ce qui m’a le plus désorienté.
Je vous le dis, entendre quelqu’un comme vous et savoir que quelqu’un a compris le film, et de voir que certains critiques l’ont compris, c’est pour moi une bouée de sauvetage à laquelle je m’agrippe. J’ai le sentiment que si on me donnait l’opportunité de discuter 10 minutes avec n’importe quelle personne qui a détesté le film, je crois que je serais capable de les convaincre du contraire. J’avais 22 ans quand j’ai commencé la rédaction de ce script. J’étais un gamin. J’essayais simplement de comprendre le monde, et ce qui est bizarre, comme je l’ai dit, c’est que j’ai abouti à un certain nombre de clichés et d’artifices dans le scénario, justement parce que j’étais si jeune et que c’était là le monde dans lequel je vivais.
Brad : Je suis presque convaincu que ces passages un peu clichés et artificiels sont néanmoins nécessaires dans le film, parce qu’il permettent aux spectateurs de comprendre plus facilement les personnages. Après tout, le film ne dure que 90 minutes et il tente de faire passer vraiment beaucoup de choses dans cet intervalle.
Will : En fait, Allen a toujours eu dans l’idée de faire un film sur l’amour et je pense que quand les gens très jeunes sont amoureux, ils passent par des situations très semblables, éprouvent des émotions semblables. Quand on est très jeune, on est un peu bête et préoccupé de sa petite personne, et c’est vrai que tout ce qui nous arrive peut nous paraître être la fin du monde, et c’est bien sûr pour ça que Tyler pense que chaque idée qu’il a est [importante] et qu’il se croit plus intelligent que tous les adultes. C’est simplement une évolution naturelle, cette espèce de «crise du quart de siècle» par laquelle nous passons, quand nous essayons de comprendre qui nous sommes et quelle est censée être notre relation par rapport à tous ceux que nous connaissons.
Cliché, c’est un mot que j’utilise aujourd’hui uniquement parce que tout le monde me le jette à la figure depuis une semaine, or je crois que c’est un choix qui a été fait délibérément pour ce film.
Il y aussi ce sentiment d’innocence que l’Amérique a perdu après le 11 septembre, et je crois pour moi en tant qu’auteur, le fait de montrer des personnages jeunes était un choix juste pour ce film. Je me souviens qu’en ce qui me concerne, ma vie et le monde ont profondément changé après le 11 septembre. Les générations précédentes ont peut-être elles été marquées par d’autres événements, comme l’assassinat de Kennedy, ou, plus près de nous, par la chute du mur de Berlin.
Je ne suis en aucun cas prétentieux ou arrogant, vous pouvez me croire quand je vous dis que j’ai été littéralement anéanti tout au long de la semaine dernière, mon ego a été fracassé en mille morceaux, mais malgré tout je crois encore que ce film va trouver son public parmi les amateurs de cinéma, et qu’il a déjà touché une certaine partie d’entre eux. Un film comme Remember Me, dont l’intention est, comme vous l’avez dit, de « priver » les gens de ce personnage qu’ils en sont venus à aimer, en recréant un événement qui a privé 3000 familles des êtres humains qu’elles aimaient, va faire que les spectateurs vont sortir de la salle avec un sentiment de chagrin et de désolation. Par contrecoup, certains d’entre eux vont immédiatement réagir avec agressivité. Je pense que certains critiques nous ont attaqués sur un plan personnel, en remettant en question nos intentions et notre honnêteté. Une telle accusation concernant un script qui me touche personnellement de si près, a été difficile pour moi.
Du coup, quand la critique Manohla Dargis du The New York Times dit que la «la fin exploite honteusement le 11 septembre», verdict repris par d’autres critiques, je ne vois pas où est cette exploitation, car le film a toujours voulu parler du 11 septembre, simplement il ne l’a pas fait de façon explicite en en informant le public dès le départ. Mais de même, le matin du 11 septembre 2001, lorsque les gens se sont réveillés, ils ne savaient pas ce qui allait se passer ce jour-là. A mon avis, la seule façon de voir la fin comme une exploitation de l’événement, c’est si vous n’avez pas compris pas le vrai sujet du film.
Will : Je crois que c’est la clé. Ce sont les gens qui n’arrivent pas à entendre le message plus global du film. Allen Coulter et moi en avons parlé et nous ne pouvions pas nous empêcher de penser à David Chase, le réalisateur de la série TV Les Sopranos [Allen Coulter a participé à 12 épisodes de cette série], pour essayer de décrire notre film. Commentant la fin énigmatique des Sopranos [qui s’achève sur un écran noir, sans description explicite du sort des personnages], David Chase a eu cette réplique célèbre, « tout est là », et tout le monde lui a tiré dessus à boulets rouges, à cause de cette fin. Remember Me est lui cependant lié à un événement réel, ce qui fait que la comparaison est par bien des aspects un peu injuste. Ceci dit, Allen et moi avons passé énormément de temps à réfléchir à chaque décision que nous prenions sur le plan narratif, de manière à tout faire pour que le 11 septembre apparaisse toujours en filigrane.
Par bien des aspects, le film n’est pas exempt de défauts, je ne le nierai en aucun cas. Chaque fois que je le regarde, j’entends certains dialogues et je me dis que nous aurions pu l’écrire différemment. Mais en ce qui concerne le 11 septembre, nous avons intégré le World Trade Center dans la toute première scène. Si vous regardez la façon dont ce premier plan est construit, vous verrez que nous l’avons fait délibérément. Dans ce plan d’ouverture, il y en a en réalité trois personnages. [Ally, sa mère et les tours jumelles]
Quand à la polémique sur l’exploitation de cet événement, j’estime qu’elle est totalement injuste car le 11 septembre a déjà été utilisé dans différentes formes d’expression artistique – des romans, de la fiction – et je ne sais pas à quelle limites exactes il est soumis. Je crois que c’est cela qui me déroute le plus. Je ne comprend pas pourquoi on nous accuse d’exploiter l’événement parce que nous avons fait ce tout petit film, dont le sujet principal est l’émotion engendrée par cette journée du 11 septembre. Je ne comprends pas pourquoi on ne fait pas le même reproche à un film comme World Trade Center qui, tout en étant authentique, se contente de reconstituer un événement et de littéralement vous le refaire revivre de A à Z.
Brad : La fin du film a été divulguée sur Internet avant même sa sortie.
Will : Oui , nous savions que ça allait arriver.
Brad : Pensez-vous que la divulgation de la fin avant la sortie du film a affecté la façon dont les gens ont abordé le film, ou les a même décidés à boycotter le film parce que son sujet a immédiatement été le sujet d’un malentendu ? En effet, il y a eu un énorme buzz disant que la fin du film était « le plus gros retournement de situation des dix dernières années », alors que ce n’est pas vraiment un retournement de situation, mais l’évolution naturelle du scénario.
Will: J’aimerais que les gens cessent d’utiliser l’expression « retournement de situation ». Vraiment. Je crois que ce terme, « retournement de situation », laisse penser que nous avions l’intention délibérée de tromper les gens en leur faisant s’attendre à quelque chose de différent. C’est sûr qu'Internet a gâché la fin en la divulguant avant la sortie… Les critiques ont adopté deux attitudes différentes. D’un côté, et je trouve ça vraiment stupéfiant, il y a tous ces critiques qui disent qu’ils ont su dès la première minute de film de quoi il retournait. Ces critiques nous ont massacrés en nous accusant d’avoir utilisé cette fin qu’ils ont décrite comme un boulet que le film traîne dès le départ. D’un autre côté, il y a ceux qui n’ont pas compris notre intention et qui ont pensé que nous avions collé artificiellement cette fin pour boucler le film.
De nos jours, la diffusion de la fin des films sur Internet avant leur sortie est devenue inévitable. Est-ce qu’il serait aujourd’hui possible de garder secrète la fin d’un film comme The Crying Game ? Je ne le crois pas. Je crois qu’elle serait divulguée – surtout si les acteurs sont célèbres - et qu’elle échapperait au plateau de tournage. Le monde a changé. Les médias modernes ont changé, la politique a changé, tout [a changé] et je crois qu’Internet va être l’éternel obstacle que les cinéastes vont devoir surmonter. En ce qui concerne la fin de Remember Me, nous aurions voulu la garder secrète, et de toute évidence, nous pensons que la découverte du film est plus pure si vous allez le voir sans rien savoir, mais nous avons réalisé que nous ne pourrions pas contrôler ce facteur le jour même où Robert Pattinson a signé pour faire le film. Nous savions que nous allions être dévoilés dès le début.
Brad : Un paradoxe intéressant que j’ai remarqué est que la réaction presque normale est la colère de la part du public, qui se sent privé de ce personnage qu’ils ont appris à connaître et à aimer pendant tout le film. Pourtant, un public en colère, ce n’est pas ce que vous recherchez, parce que vous voulez que les gens retournent revoir le film, et qu’ils le recommandent à leurs amis. Par conséquent, de par son essence même, le film fonctionne, mais il signe quasiment son propre arrêt de mort, sans parler des spectateurs en colère qui sortent du ciné sans avoir même compris que la colère faisait partie intégrante de l’intention du film : l’objectif était de recréer, par l’art, d’aussi près que possible la façon dont le 11 septembre a été vécu.
Will : C’est une bonne évaluation et j’en suis heureux, car pour être honnête, lire les critiques publiées la dernière semaine a été un peu l’équivalent du supplice chinois de la goutte d’eau. Je ne sais pas comment c’est pour les autres, peut-être qu’un jour je m’endurcirai et que je deviendrai comme les George Clooney de ce monde qui ne sont pas obligés de lire les critiques, mais en ce qui me concerne, j’ai envie de savoir ce que les gens ont ressenti, surtout les critiques que je respecte. Il a donc été assez dur de voir ce déferlement de fureur.
Je crois que ce film a toujours été destiné à polariser les spectateurs. Je l’ai toujours su à partir du moment où je me suis lancé dans le projet. Je crois que nous le savions tous. Il était inévitable qu’un certain nombre de personnes n’allaient jamais comprendre le film, qu’elles allaient le classifier comme un film impardonnable, moralement répréhensible, et qu’elles allaient dire que nous n’aurions jamais du essayer de le faire. La solution de facilité pour juger ce film, du point de vue des critiques, consiste [à dire qu’ils] ne peuvent pas croire que Coulter et Fetters aient choisi cette fin. Ce qui nous ramène à ce que j’ai dit plus haut : l’idée que quelqu’un puisse imaginer que j’écrive un script dans lequel le 11 septembre joue un rôle, sans que le film traite dans sa totalité du 11 septembre, sous un aspect ou un autre, est choquante. C’est ce qui m’a le plus désorienté.
Je vous le dis, entendre quelqu’un comme vous et savoir que quelqu’un a compris le film, et de voir que certains critiques l’ont compris, c’est pour moi une bouée de sauvetage à laquelle je m’agrippe. J’ai le sentiment que si on me donnait l’opportunité de discuter 10 minutes avec n’importe quelle personne qui a détesté le film, je crois que je serais capable de les convaincre du contraire. J’avais 22 ans quand j’ai commencé la rédaction de ce script. J’étais un gamin. J’essayais simplement de comprendre le monde, et ce qui est bizarre, comme je l’ai dit, c’est que j’ai abouti à un certain nombre de clichés et d’artifices dans le scénario, justement parce que j’étais si jeune et que c’était là le monde dans lequel je vivais.
Brad : Je suis presque convaincu que ces passages un peu clichés et artificiels sont néanmoins nécessaires dans le film, parce qu’il permettent aux spectateurs de comprendre plus facilement les personnages. Après tout, le film ne dure que 90 minutes et il tente de faire passer vraiment beaucoup de choses dans cet intervalle.
Will : En fait, Allen a toujours eu dans l’idée de faire un film sur l’amour et je pense que quand les gens très jeunes sont amoureux, ils passent par des situations très semblables, éprouvent des émotions semblables. Quand on est très jeune, on est un peu bête et préoccupé de sa petite personne, et c’est vrai que tout ce qui nous arrive peut nous paraître être la fin du monde, et c’est bien sûr pour ça que Tyler pense que chaque idée qu’il a est [importante] et qu’il se croit plus intelligent que tous les adultes. C’est simplement une évolution naturelle, cette espèce de «crise du quart de siècle» par laquelle nous passons, quand nous essayons de comprendre qui nous sommes et quelle est censée être notre relation par rapport à tous ceux que nous connaissons.
Cliché, c’est un mot que j’utilise aujourd’hui uniquement parce que tout le monde me le jette à la figure depuis une semaine, or je crois que c’est un choix qui a été fait délibérément pour ce film.
Il y aussi ce sentiment d’innocence que l’Amérique a perdu après le 11 septembre, et je crois pour moi en tant qu’auteur, le fait de montrer des personnages jeunes était un choix juste pour ce film. Je me souviens qu’en ce qui me concerne, ma vie et le monde ont profondément changé après le 11 septembre. Les générations précédentes ont peut-être elles été marquées par d’autres événements, comme l’assassinat de Kennedy, ou, plus près de nous, par la chute du mur de Berlin.
Je ne suis en aucun cas prétentieux ou arrogant, vous pouvez me croire quand je vous dis que j’ai été littéralement anéanti tout au long de la semaine dernière, mon ego a été fracassé en mille morceaux, mais malgré tout je crois encore que ce film va trouver son public parmi les amateurs de cinéma, et qu’il a déjà touché une certaine partie d’entre eux. Un film comme Remember Me, dont l’intention est, comme vous l’avez dit, de « priver » les gens de ce personnage qu’ils en sont venus à aimer, en recréant un événement qui a privé 3000 familles des êtres humains qu’elles aimaient, va faire que les spectateurs vont sortir de la salle avec un sentiment de chagrin et de désolation. Par contrecoup, certains d’entre eux vont immédiatement réagir avec agressivité. Je pense que certains critiques nous ont attaqués sur un plan personnel, en remettant en question nos intentions et notre honnêteté. Une telle accusation concernant un script qui me touche personnellement de si près, a été difficile pour moi.
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OU L'ON COMMENCE PAR LA FIN… LET'S START WITH THE ENDING
Photo de tournage. Au centre, à côté de Robert Pattinson : Will Fetters, le scénariste.
Il n’est pas habituel de commencer de parler d'un film en commençant par sa fin…Pourtant, Remember Me a fait énormément couler d’encre, avant même d’être sorti aux États-Unis, pour de nombreuses raisons, mais avant tout à cause de sa fin controversée. Beaucoup ont attaqué ou jugé le film uniquement sur cette fin, et non sur l’ensemble, l’accusant d’être un retournement de situation, voire un scandale, une exploitation abusive, une manipulation des sentiments des spectateurs, un moyen grossier et
mélodramatique de renforcer un scénario trop faible …et j’en passe et des meilleures. La réalité, quelle que soit la façon dont on a perçu cette fin, c’est qu’on ne peut la saisir que si l’on a compris de quoi le film parle vraiment. Est-ce une romance, une étude psychologique, une histoire touchante sur le deuil, sur les relations familiales, sur la fragilité de la vie et de l’amour ? Peut-être est-ce un peu de tout cela, mais avant tout, n’est-ce pas surtout la re-création d’un événement terrible, qui toucha tout une nation, puis le monde, montré dans le film tel qu’il fut vécu par chaque famille touchée, par chaque témoin individuel – comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu, qui devait couper court à tant de vies et altérer à jamais la trajectoire de tant d’autres ? C’est ce qu’essaie d’expliquer Brad Brevet, critique cinéma américain réputé, qui, ayant apprécié le film, et devant le déferlement de critiques venimeuses de la part de ses confrères, a eu l’idée géniale d’interviewer Will Fetters, le jeune scénariste. Et dans cette interview passionnante, tout devient clair…Je vous laisse lire, dans le post suivant (attention, c'est long !).
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dimanche 2 mai 2010
Spoilers à l’horizon…/ Spoilers galore…
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Spoilers à l’horizon…
Ce blog part du principe que vous avez déjà vu le film. Si vous ne l’avez pas encore vu, courez dans votre ciné… Sinon, mieux vaut arrêter ici votre lecture ! Tous les articles, posts, réactions, témoignages, photos révèlent la fin du film ou des aspects majeurs de l’intrigue.
Spoilers ?
-Yeah, spoilers.
Spoilers galore…
Our blog is for those who have already seen the film. I am however aware that it has not been released in all countries yet. So if you haven’t seen the film yet, get a ticket and run to the nearest theater. If the film isn’t out yet in your country, just stop reading and come back later… All articles, reviews, posts, comments, reactions, and pics reveal either the ending of the film or major plot aspects.
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