lundi 3 mai 2010

INTERVIEW DU SCENARISTE WILL FETTERS PAR BRAD BREVET

I - Ici ils racontent la fin du film!
-Ouais, et ça s'appelle un GROS SPOILER.
- They're revealing the ending of the film in this post!
- Yeah, and it's called a MAJOR SPOILER.

Où l’on commence par la fin… Let's start with the ending (suite/con'td)


Source en anglais/ENGLISH VERSION HERE: http://www.ropeofsilicon.com/article/reacting-to-remember-me-an-interview-with-screenwriter-will-fetters

La réaction à « Remember Me »: une interview avec le scénariste Will Fetters – Comment recréer un événement venu de nulle part ?
Par : Brad Brevet (http://www.ropeofsilicon.com/)
Publié : Mardi 16 mars 2010

INTRO DE BRAD BREVET : Cette interview contient des détails du scénario qui révèlent la fin de Remember Me. Si vous n’avez pas encore vu le film, non seulement je vous invite vivement à prendre le chemin de votre ciné, mais vous recommande de différer la lecture de cette interview tant que vous n’avez pas vu le film. Tous ceux qui ont lu ma critique de Remember Me savent déjà que j’ai aimé le film, et je suis l’un des rares dans ce cas. En fait, j’ai des opinions tranchées sur ce film. Je ne l’envisage pas sous l’angle de la qualité de jeu des acteurs et ne juge pas si le réalisateur, Allen Coulter, a ou non livré un tour de force en matière de navigation filmique, mais je m’intéresse simplement à l’idée et aux intentions sur lesquelles repose le film. Toutefois, la communauté des critiques semble être largement passée à côté de ces intentions. La grande majorité a décrit Remember Me comme une romance, mais en est-ce bien une? J’ai perçu le film comme quelque chose de totalement différent. Du coup, je me suis mis à lire critique après critique, et à aboutir personnellement à la conclusion on ne peut plus pompeuse et qui fait figure de vrai cliché: « Ils n’ont rien compris ». Mais, au lieu de rédiger un édito global qui exposerait pourquoi je pensais avoir raison et pourquoi tous les autres avaient tort, j’ai décidé de remonter à la source. J’ai contacté Summit Entertainment et ai sollicité des interviews avec Will Fetters, dont c’était le tout premier scénario, et le réalisateur, Allen Coulter. Allen Coulter se trouvait être en vacances pour la semaine, mais Will Fetters était disponible pour une conversation, et notre discussion s’est avérée être plus que suffisante pour m’aider à concrétiser ce que je voulais dire du film. Will Fetters a commencé à travailler sur ce qui était alors pour lui un script très personnel, en 2004, à l’âge de 22 ans. L’histoire lui trottait dans la tête depuis environ deux ans, depuis les attentats terroristes du 11 septembre 2001. Il était alors étudiant en fac de droit. Un malentendu avec la police de l’état du Delaware lui a fourni le point de départ du récit. Cette méprise est retranscrite dans le film sous une forme légèrement modifiée, dans la scène où Tyler (joué par Robert Pattinson) est arrêté par le policier joué par Chris Cooper. En fait, Will décrit le film comme étant très personnel, expliquant que la relation entre Tyler et Caroline (jouée par Ruby Jerins) est tirée de la réalité, car elle est très proche de la relation qu’il a avec ses deux jeunes sœurs. Bien que cette relation, ainsi que la relation de Tyler avec sa famille et sa nouvelle copine (jouée par Emilie de Ravin) et le père de celle-ci jouent un rôle central dans l’histoire, les relations entre les protagonistes ne sont malgré tout pas ce qui forme le cœur du film. Alors, quel est le sujet du film ? Quelles étaient les intentions de Will ? Tel a été le point de départ de notre interview, qui a eu lieu le lundi 15 mars 2010, trois jours après la sortie en salles du film, laquelle s’est accompagnée d’une salve de critiques largement négatives (28% sur le site américain de critiques de cinéma RottenTomatoes) et par des recettes de $8 millions au box-office pour son premier week-end d’exploitation, alors que les prévisions tablaient sur $16 millions. Ci-dessous, j’ai retranscrit notre longue conversation sur le sujet réel du film, sur la réaction critique qu’il a suscité et sur la façon dont Will Fetters fait face à la réception très négative de ce qui était son tout premier scénario.




Will Fetters & Allen Coulter



Brad : Quel est le sujet du film et quelles étaient vos intentions ?
Will :
Apparemment, les gens n’ont pas compris quel était le sujet du film. Et je crois même qu’à un certain niveau, même s’ils comprennent quel est le vrai sujet traité, les gens ne vont pas pour autant forcément aimer le film. Je pense que les préjugés pèsent lourd dans la balance. Ce film, par bien des aspects, était une étude sur le deuil, et sur ces événements qui sont comme « un coup de tonnerre dans un ciel bleu », des événements qui changent tout le cours d’une vie. Pour moi, le script a commencé par jouer le rôle d’une thérapie pour le jeune homme de 22 ans que j’étais.
J’a connu des tragédies personnelles dans ma vie, puis cet événement plus vaste (le 11 septembre) s’est produit, et est venu recouper mon expérience en tant que jeune homme, en provoquant des sentiments de colère et de tristesse similaires. Cette histoire, ce script, était un moyen de gérer ces sentiments.
Je crois que la critique la plus équitable que j’ai lue jusqu'ici concerne surtout les points principaux du scénario, c'est-à-dire que quand on écrit une histoire d’amour, on a tendance à utiliser un peu toujours les mêmes mécanismes ; ça c’est un reproche que je peux comprendre. Certaines parties du dialogue sont un peu trop enjolivées et une partie semble un peu artificielle, je l’admets, mais je pense que beaucoup de gens ne comprennent pas quelles étaient nos intentions. Ils s’imaginent que j’ai écrit un script de 100 pages et que, arrivé à cinq pages de la fin, comme je ne savais pas comment terminer mon récit, j’aurais alors utilisé le 11 septembre. C’est à mille lieues de la vérité. Tout le sujet du film, c’est de gérer ce traumatisme du 11septembre, de gérer cette colère et de voir comment les gens peuvent être unis et divisés par un tel événement.

Brad : J’ai trouvé intéressant que certains critiques aient qualifié la fin de « privation», car dans la réalité, n’est-ce pas exactement ce qu’elle est, cette expérience? Le public se retrouve brutalement privé du lien qu’il a formé avec ce personnage, suite à un accident tragique et imprévu.

Will : Absolument, c’est exactement de ça qu’il s’agit. En définitive, c’est cela le défi, je pense que c’était tout le paradoxe de faire un film traitant du 11 septembre : comment recréer un événement venu de nulle part ?
Je l’envisage un peu comme le film Precious. Precious, qui était issu du circuit des festivals des films indépendants, a eu un gros buzz en raison de son sujet très sombre, mais en ce qui concerne Remember Me, je crois qu’il a été présenté généralement comme une romance à la Nicholas Sparks [auteur ultra-romantique américain], dans le style d’un film romantique comme Dear John. Or, Remember Me se révèle être quelque chose de très différent, ce qui lui a fait du tort auprès des gens qui sont allés le voir. Peut-être qu’un jour quelqu’un fera un film sur cet événement qui sera meilleur que le nôtre, c’est probable, ils l’ont même peut-être déjà fait …mais ce que nous avons essayé de faire avec la fin, c’est de recréer l’émotion réelle de l’événement, tel qu’il a été vécu. En écrivant le script, j’ai essayé de donner des nuances, des tonalités, et d’insuffler des émotions qui permettaient de deviner le sujet du film, mais sans le dire littéralement. Nous avons tenté de semer un nombre suffisant d’indices, de donner au public suffisamment de pistes pour que les gens aient un pressentiment, mais sans lui permettre de savoir réellement de quoi il s’agissait. Parce que, si vous savez réellement ce qui va se passer, comme dans les films United 93 et World Trade Center, alors on est dans une approche totalement différente pour le spectateur. Je pense donc [que ce que vous avez dit] était bien formulé, la fin est une « privation », dont les effets étaient censés être dévastateurs. Chez certaines personnes, cette fin provoque un vrai sentiment de colère. Etre en colère est tout à fait admissible, mais j’aurais aimé que les gens respectent un peu plus les intentions de chacun d’entre nous dans ce film. Je ne crois pas qu’aucun d’entre nous n’ait jamais tenté d’exploiter quoi que ce soit.
Brad : C’est cela qui est en quelque sorte insolite. J’ai déjà parlé à des gens qui m’ont dit que la fin les faisait se sentir floués, ou qu’elle les mettait en colère. Je leur ai dit que c’était totalement normal d’éprouver ces sentiments, puis je leur ai alors demandé comment ils s’étaient sentis quand le 11 septembre s’est produit. Réponse : ils ont éprouvé de la colère et de la souffrance, face à la privation que représentait la perte de ces milliers de vies anéanties. Dans son essence même, le film remet donc dans une certaine mesure le public dans la même situation qu’à l’époque.
Du coup, quand la critique Manohla Dargis du The New York Times dit que la «la fin exploite honteusement le 11 septembre», verdict repris par d’autres critiques, je ne vois pas où est cette exploitation, car le film a toujours voulu parler du 11 septembre, simplement il ne l’a pas fait de façon explicite en en informant le public dès le départ. Mais de même, le matin du 11 septembre 2001, lorsque les gens se sont réveillés, ils ne savaient pas ce qui allait se passer ce jour-là. A mon avis, la seule façon de voir la fin comme une exploitation de l’événement, c’est si vous n’avez pas compris pas le vrai sujet du film.

Will : Je crois que c’est la clé. Ce sont les gens qui n’arrivent pas à entendre le message plus global du film. Allen Coulter et moi en avons parlé et nous ne pouvions pas nous empêcher de penser à David Chase, le réalisateur de la série TV Les Sopranos [Allen Coulter a participé à 12 épisodes de cette série], pour essayer de décrire notre film. Commentant la fin énigmatique des Sopranos [qui s’achève sur un écran noir, sans description explicite du sort des personnages], David Chase a eu cette réplique célèbre, « tout est là », et tout le monde lui a tiré dessus à boulets rouges, à cause de cette fin. Remember Me est lui cependant lié à un événement réel, ce qui fait que la comparaison est par bien des aspects un peu injuste. Ceci dit, Allen et moi avons passé énormément de temps à réfléchir à chaque décision que nous prenions sur le plan narratif, de manière à tout faire pour que le 11 septembre apparaisse toujours en filigrane.
Par bien des aspects, le film n’est pas exempt de défauts, je ne le nierai en aucun cas. Chaque fois que je le regarde, j’entends certains dialogues et je me dis que nous aurions pu l’écrire différemment. Mais en ce qui concerne le 11 septembre, nous avons intégré le World Trade Center dans la toute première scène. Si vous regardez la façon dont ce premier plan est construit, vous verrez que nous l’avons fait délibérément. Dans ce plan d’ouverture, il y en a en réalité trois personnages. [Ally, sa mère et les tours jumelles]
Quand à la polémique sur l’exploitation de cet événement, j’estime qu’elle est totalement injuste car le 11 septembre a déjà été utilisé dans différentes formes d’expression artistique – des romans, de la fiction – et je ne sais pas à quelle limites exactes il est soumis. Je crois que c’est cela qui me déroute le plus. Je ne comprend pas pourquoi on nous accuse d’exploiter l’événement parce que nous avons fait ce tout petit film, dont le sujet principal est l’émotion engendrée par cette journée du 11 septembre. Je ne comprends pas pourquoi on ne fait pas le même reproche à un film comme World Trade Center qui, tout en étant authentique, se contente de reconstituer un événement et de littéralement vous le refaire revivre de A à Z.

Brad : La fin du film a été divulguée sur Internet avant même sa sortie.

Will : Oui , nous savions que ça allait arriver.

Brad : Pensez-vous que la divulgation de la fin avant la sortie du film a affecté la façon dont les gens ont abordé le film, ou les a même décidés à boycotter le film parce que son sujet a immédiatement été le sujet d’un malentendu ? En effet, il y a eu un énorme buzz disant que la fin du film était « le plus gros retournement de situation des dix dernières années », alors que ce n’est pas vraiment un retournement de situation, mais l’évolution naturelle du scénario.

Will: J’aimerais que les gens cessent d’utiliser l’expression « retournement de situation ». Vraiment. Je crois que ce terme, « retournement de situation », laisse penser que nous avions l’intention délibérée de tromper les gens en leur faisant s’attendre à quelque chose de différent. C’est sûr qu'Internet a gâché la fin en la divulguant avant la sortie… Les critiques ont adopté deux attitudes différentes. D’un côté, et je trouve ça vraiment stupéfiant, il y a tous ces critiques qui disent qu’ils ont su dès la première minute de film de quoi il retournait. Ces critiques nous ont massacrés en nous accusant d’avoir utilisé cette fin qu’ils ont décrite comme un boulet que le film traîne dès le départ. D’un autre côté, il y a ceux qui n’ont pas compris notre intention et qui ont pensé que nous avions collé artificiellement cette fin pour boucler le film.
De nos jours, la diffusion de la fin des films sur Internet avant leur sortie est devenue inévitable. Est-ce qu’il serait aujourd’hui possible de garder secrète la fin d’un film comme The Crying Game ? Je ne le crois pas. Je crois qu’elle serait divulguée – surtout si les acteurs sont célèbres - et qu’elle échapperait au plateau de tournage. Le monde a changé. Les médias modernes ont changé, la politique a changé, tout [a changé] et je crois qu’Internet va être l’éternel obstacle que les cinéastes vont devoir surmonter. En ce qui concerne la fin de Remember Me, nous aurions voulu la garder secrète, et de toute évidence, nous pensons que la découverte du film est plus pure si vous allez le voir sans rien savoir, mais nous avons réalisé que nous ne pourrions pas contrôler ce facteur le jour même où Robert Pattinson a signé pour faire le film. Nous savions que nous allions être dévoilés dès le début.

Brad : Un paradoxe intéressant que j’ai remarqué est que la réaction presque normale est la colère de la part du public, qui se sent privé de ce personnage qu’ils ont appris à connaître et à aimer pendant tout le film. Pourtant, un public en colère, ce n’est pas ce que vous recherchez, parce que vous voulez que les gens retournent revoir le film, et qu’ils le recommandent à leurs amis. Par conséquent, de par son essence même, le film fonctionne, mais il signe quasiment son propre arrêt de mort, sans parler des spectateurs en colère qui sortent du ciné sans avoir même compris que la colère faisait partie intégrante de l’intention du film : l’objectif était de recréer, par l’art, d’aussi près que possible la façon dont le 11 septembre a été vécu.

Will : C’est une bonne évaluation et j’en suis heureux, car pour être honnête, lire les critiques publiées la dernière semaine a été un peu l’équivalent du supplice chinois de la goutte d’eau. Je ne sais pas comment c’est pour les autres, peut-être qu’un jour je m’endurcirai et que je deviendrai comme les George Clooney de ce monde qui ne sont pas obligés de lire les critiques, mais en ce qui me concerne, j’ai envie de savoir ce que les gens ont ressenti, surtout les critiques que je respecte. Il a donc été assez dur de voir ce déferlement de fureur.
Je crois que ce film a toujours été destiné à polariser les spectateurs. Je l’ai toujours su à partir du moment où je me suis lancé dans le projet. Je crois que nous le savions tous. Il était inévitable qu’un certain nombre de personnes n’allaient jamais comprendre le film, qu’elles allaient le classifier comme un film impardonnable, moralement répréhensible, et qu’elles allaient dire que nous n’aurions jamais du essayer de le faire. La solution de facilité pour juger ce film, du point de vue des critiques, consiste [à dire qu’ils] ne peuvent pas croire que Coulter et Fetters aient choisi cette fin. Ce qui nous ramène à ce que j’ai dit plus haut : l’idée que quelqu’un puisse imaginer que j’écrive un script dans lequel le 11 septembre joue un rôle, sans que le film traite dans sa totalité du 11 septembre, sous un aspect ou un autre, est choquante. C’est ce qui m’a le plus désorienté.

Je vous le dis, entendre quelqu’un comme vous et savoir que quelqu’un a compris le film, et de voir que certains critiques l’ont compris, c’est pour moi une bouée de sauvetage à laquelle je m’agrippe. J’ai le sentiment que si on me donnait l’opportunité de discuter 10 minutes avec n’importe quelle personne qui a détesté le film, je crois que je serais capable de les convaincre du contraire. J’avais 22 ans quand j’ai commencé la rédaction de ce script. J’étais un gamin. J’essayais simplement de comprendre le monde, et ce qui est bizarre, comme je l’ai dit, c’est que j’ai abouti à un certain nombre de clichés et d’artifices dans le scénario, justement parce que j’étais si jeune et que c’était là le monde dans lequel je vivais.

Brad : Je suis presque convaincu que ces passages un peu clichés et artificiels sont néanmoins nécessaires dans le film, parce qu’il permettent aux spectateurs de comprendre plus facilement les personnages. Après tout, le film ne dure que 90 minutes et il tente de faire passer vraiment beaucoup de choses dans cet intervalle.

Will : En fait, Allen a toujours eu dans l’idée de faire un film sur l’amour et je pense que quand les gens très jeunes sont amoureux, ils passent par des situations très semblables, éprouvent des émotions semblables. Quand on est très jeune, on est un peu bête et préoccupé de sa petite personne, et c’est vrai que tout ce qui nous arrive peut nous paraître être la fin du monde, et c’est bien sûr pour ça que Tyler pense que chaque idée qu’il a est [importante] et qu’il se croit plus intelligent que tous les adultes. C’est simplement une évolution naturelle, cette espèce de «crise du quart de siècle» par laquelle nous passons, quand nous essayons de comprendre qui nous sommes et quelle est censée être notre relation par rapport à tous ceux que nous connaissons.
Cliché, c’est un mot que j’utilise aujourd’hui uniquement parce que tout le monde me le jette à la figure depuis une semaine, or je crois que c’est un choix qui a été fait délibérément pour ce film.
Il y aussi ce sentiment d’innocence que l’Amérique a perdu après le 11 septembre, et je crois pour moi en tant qu’auteur, le fait de montrer des personnages jeunes était un choix juste pour ce film. Je me souviens qu’en ce qui me concerne, ma vie et le monde ont profondément changé après le 11 septembre. Les générations précédentes ont peut-être elles été marquées par d’autres événements, comme l’assassinat de Kennedy, ou, plus près de nous, par la chute du mur de Berlin.
Je ne suis en aucun cas prétentieux ou arrogant, vous pouvez me croire quand je vous dis que j’ai été littéralement anéanti tout au long de la semaine dernière, mon ego a été fracassé en mille morceaux, mais malgré tout je crois encore que ce film va trouver son public parmi les amateurs de cinéma, et qu’il a déjà touché une certaine partie d’entre eux. Un film comme Remember Me, dont l’intention est, comme vous l’avez dit, de « priver » les gens de ce personnage qu’ils en sont venus à aimer, en recréant un événement qui a privé 3000 familles des êtres humains qu’elles aimaient, va faire que les spectateurs vont sortir de la salle avec un sentiment de chagrin et de désolation. Par contrecoup, certains d’entre eux vont immédiatement réagir avec agressivité. Je pense que certains critiques nous ont attaqués sur un plan personnel, en remettant en question nos intentions et notre honnêteté. Une telle accusation concernant un script qui me touche personnellement de si près, a été difficile pour moi.

2 commentaires:

  1. Excellent article.
    What Does everyone else think?
    I'm very curious about the Parisians, and Other European opinion after reading this article.

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  2. @jessegirl, I will post some of the French bloggers'reactions to the article as soon as I can. They were very excited by the article which in a way confirmed that they had got what the film was about, while most critics had not. One of the girls even reposted the translated article on her own blog. Nothing like this article was ever published in France, so it was really important and exciting to them to have access to this. I also plan to translate and post Brian Reesman's and Monica Bartyzel's excellent articles. Just have to find time to do all this!

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